Chen Zhen Paul Ar­denne

Ga­le­rie Em­ma­nuel Per­ro­tin 26 avril - 7 juin 2014 104 (avec le concours de Gal­le­ria Con­ti­nua) 26 avril - 10 août 2014

Art Press - - ART PRESS 413 -

Deux ex­po­si­tions ré­ac­tivent notre mé­moire de Chen Zhen (19552000), dix ans après l’ex­po­si­tion au Pa­lais de To­kyo. Ce­lui qui se dé­fi­nis­sait comme étant ni asia­tique ni eu­ro­péen a lais­sé une oeuvre puis­sante – des ins­tal­la­tions le plus sou­vent – à la fois mé­ta­phy­sique et dense, mys­tique et très ma­té­rielle. À dé­cou­vrir... ou re­dé­cou­vrir.

En 2004, quatre ans après la mort, à l’âge de qua­rante-cinq ans, de son au­teur, l’oeuvre de Chen Zhen avait fait, au Pa­lais de To­kyo (Pa­ris), l’ob­jet d’une im­por­tante ré­tros­pec­tive, sous l’im­pul­sion, alors, de son co-di­rec­teur, Jé­rôme Sans, ami in­time de l’ar­tiste : l’oc­ca­sion, dé­jà, de prendre la me­sure d’une créa­tion puis­sante. Chen Zhen, ar­tiste « EstOuest », est re­pré­sen­ta­tif de la Chi- nese Touch qui vi­vi­fia du­rant les an­nées 1990 l’art fran­çais. Comme Yan Pei-Ming, Huang Yong Ping et Wang Du, il ho­nore cette dia­spo­ra chi­noise que son contact avec l’Oc­ci­dent ins­pi­ra au point, en re­tour, d’en faire évo­luer le lan­gage ar­tis­tique. Né en 1955 à Shan­ghai, où il montre ses pre­mières créa­tions, Chen Zhen s’es­saie d’abord à la pein­ture fi­gu­ra­tive, qu’il aban­donne ra­pi­de­ment au pro­fit de l’abs­trac­tion. Ses Qi

flot­tants ( 1985), des huiles abs­traites de grande di­men­sion, ont cette am­bi­tion presque mys­tique : pié­ger, à tra­vers geste pic­tu­ral et ma­tière, l’éner­gie vi­tale. « Je suis à la re­cherche d’une langue par la­quelle je puisse dia­lo­guer avec la source de l’uni­vers et le coeur in­time de l’être hu­main ; avec le “Grand Vide” le “Non-Être” », ex­pli­quait l’ar­tiste. Mais cette op­tion idéa­liste ne ré­siste pas long­temps à la cu­rio­si­té pour le monde réel. Chen Zen y re­nonce bien­tôt, de même qu’à la pein­ture, que va dé­sor­mais sup­plan­ter son art consom­mé de l’ins­tal­la­tion. Si la com­po­sante mé­ta­phy­sique per­dure – voir les nom­breux Au­tels, ou en­core le Trip­tyque tibétain, né d’un sé­jour à des fins thé­ra­peu­tiques dans l’Hi­ma­laya, no­tam­ment –, c’est bien le dé­sir de plon­ger dans son temps qui fait main­te­nant le fond de l’oeuvre. L’heure est aux mé­tis­sages, à l’hy­bri­da­tion, dans la li­gnée des Ma­gi­ciens de la Terre (1989).

ES­PACE IN­TER­MÉ­DIAIRE

En 1986, Chen Zhen quitte la Chine pour Pa­ris, où il étu­die (à l’Ins­ti­tut des hautes études en arts plas­tiques de Pon­tus Hul­ten) et fi­ni­ra ses jours, mi­né par une ma­la­die au­to-im- mune in­cu­rable. Il s’y dé­fi­nit d’of­fice comme un « SDC », un « Sans Do­mi­cile Cultu­rel », mais ajoute aus­si­tôt : « C’est une grande ri­chesse. » Cet exil vo­lon­taire n’est pas éprou­vé comme un trau­ma­tisme. Car il im­plique l’ou­ver­ture : s’adap­ter pour ne pas se cloî­trer. Bien des créa­tions de l’ar­tiste, d’es­prit si­no-oc­ci­den­tal, se nour­rissent de ce sé­jour « entre », un terme qui ac­quiert ici une ver­tu on­to­lo­gique. L’« être » des oeuvres de Chen Zhen n’est ni asia­tique ni eu­ro­péen. Il flotte plu­tôt dans cet es­pace in­ter­mé­diaire, tout de dis­tance et de proxi­mi­té, qui à la fois uni­fie et sépare deux ma­nières dif­fé­rentes de voir le monde et de l’ha­bi­ter.

Bi­blio­thèque, ins­tal­la­tion mu­rale évo­quant le mo­bi­lier oc­ci­den­tal mo­derne, une pièce aux ac­cents de sculp­ture mi­ni­ma­liste, se pare de cendres de jour­naux et de pig­ment

rouge en poudre : comme si elle avait été as­su­jet­tie à un an­ces­tral et ana­chro­nique ri­tuel de pu­ri­fi­ca­tion par le feu. Zen Gar­den, re­cons­ti­tu­tion ap­proxi­ma­tive d’un jar­din de mé­di­ta­tion, se pré­sente sous la forme com­mer­ciale, dé­sa­cra­li­sée et vul­gaire d’une jar­di­nière d’ap­par­te­ment. Ying du sa­cré, Yang du pro­fane et in­ver­se­ment, outre l’in­con­fort men­tal. Chen Zhen crée en se ques­tion­nant. « Comment re­dy­na­mi­ser ma culture d’ori­gine, construire mon ap­par­te­nance à une nou­velle culture dans le contexte de la glo­ba­li­sa­tion ? » « Je vis dans une re-contex­tua­li­sa­tion per­ma­nente… »

ÉTER­NEL MAL­EN­TEN­DU

Le mot-clé au­tour du­quel s’en­roule son chan­tier, à re­bours du mul­ti­cul­tu­ra­lisme, est dès lors l’al­té­ri­té, mais en ten­sion, la re­la­tion à l’autre com­prise moins comme une forme d’ami­tié que comme l’ex­pé­rience de la fric­tion avec l’étran­ger. L’Oc­ci­dent consu­mé­riste, en termes de ci­vi­li­sa­tion, de­meure loin, très loin de la fru­gale Chine maoïste où l’ar­tiste a gran­di et nour­ri sa spi­ri­tua­li­té. Pas d’illu­sion, le mé­tis­sage ne se­ra ja­mais par­fait, il y au­ra tou­jours deux res­sen­tis, chaque culture im­po­sant son em­preinte. Im­mense table cir­cu­laire de bois à la­quelle sont ac­cro­chées des chaises vides, la Table ronde que Chen Zhen pro­jette en 1997 (réa­li­sa­tion post­hume) dit bien l’illu­sion d’une pos­sible fu­sion « glo­bale » des cul­tures, la mon­dia­li­sa­tion se­rait-elle alors en marche, rou­leau com­pres­seur uni­for­mi­sant. Cha­cune des chaises qui en­toure cette table spec­ta­cu­lai­re­ment sus­pen­due en l’air est fixée là pour n’en plus bou­ger d’un mil­li­mètre : une seule fa­çon de voir l es choses, contre l ’ i d é a l de l’échange pré­lu­dant à la conver­gence de vue. « Éter­nel mal­en­ten­du », « im­pos­si­bi­li­té d’un vé­ri­table dé­pas­se­ment des dif­fé­rences entre les cul­tures et les idéo­lo­gies ». Pes­si­misme de ce­lui qui a re­non­cé à croire aux ver­tus po­si­tives et tran­si­tives du lan­gage, quand bien même se­rait-il ar­tis­tique ? L’ab­sence de corps hu­mains ca­rac­té­ris­tique de l’oeuvre de Chen Zhen, à cet égard, per­met de le pen­ser. Il n’y a au sens strict, ici, per­sonne. Bric-àbrac de chaises, mai­sons en bou­gie, ca­ba­nons que tra­versent des fluides, ma­té­riaux cal­ci­nés… L’oeuvre dé­ploie sa ma­tière avec am­pleur, jus­qu’à l’ef­fet de ba­zar et de chaos par­fois, mais pour qui ? Ne se trou­vet-il donc per­sonne pour y pa­raître, y exis­ter, la jus­ti­fier ? L’uni­vers sans hu­mains de Chen Zhen re­joint en mé­ta­phore ce­lui du « dé­peu­pleur » be­cket­tien. Moins pour dire l’ab­surde que pour faire ce vide inau­gu­ral qui seul per­met, chez les mys­tiques, l’ac­cès à l’illu­mi­na­tion, si l’on en croit l’ar­tiste : « Dans mon tra­vail, l’ab­sence du corps est sou­vent un “ou­bli na­tu­rel” qui per­met plus li­bre­ment de ques­tion­ner et de par­ler de l’es­prit hu­main tout en mon­trant une fa­çon spé­ci­fique d’abor­der la no­tion du Vide, de créer une mé­ta­phore ma­gique. »

Pu­ri­fi­ca­tion Room, consi­dé­rable ins­tal­la­tion pré­sen­tée au 104, prend, dans cette lu­mière spi­ri­tuelle, tout son sens. La boue y re­couvre un ca­phar­naüm d’ob­jets comme après un ca­ta­clysme géo­lo­gique, une ma­tière à la fois pro­tec­trice et des­truc­trice, te­nant le monde en sus­pens. La pu­ni­tion des hommes ? Un pro­ces­sus de pu­ri­fi­ca­tion ré­demp­trice ? Au choix, se­lon l’hu­meur, l’es­pé­rance et la foi.

Paul Ar­denne Two recent ex­hi­bi­tions reac­ti­va­ted our me­mo­ry of Chen Zhen (1955-2000), ten years af­ter the ma­jor show of his work at the Pa­lais de To­kyo. De­fi­ning him­self as nei­ther Asian nor Eu­ro­pean, he left a po­wer­ful bo­dy of work, most­ly ins­tal­la­tions, si­mul­ta­neous­ly me­ta­phy­si­cal and dense, mys­ti­cal and ve­ry ma­te­ria­list. This is the time to dis­co­ver—or re­dis­co­ver—his work. In 2004, four years af­ter Chen Zen’s death, Pa­ri­sians had a chance to ap­pre­ciate his po­wer­ful work with a ma­jor re­tros­pec­tive at the Pa­lais de To­kyo at the ini­tia­tive of its then co-di­rec­tor Jé­rôme Sans, a close friend of the ar­tist. An “East-West” ar­tist, Chen was a mem­ber of the Chi­nese dia­spo­ra that en­li­ve­ned the French art scene during the 1990s, along- side Yan Pei-Ming, Huang Yong Ping, Wang Du. Their contact with the West ins­pi­red them, in re­turn, to ex­pand the lan­guage of art. Born in 1955 in Shan­ghai, where he first ex­hi­bi­ted, Chen be­gan as a fi­gu­ra­tive pain­ter, but soon aban­do­ned it for abs­trac­tion. His Qi

flot­tants (1985), large abs­tract oil pain­tings, were made with an al­most mys­ti­cal am­bi­tion: to cap­ture vi­tal ener­gy ( qi). “I’m loo­king for a lan­guage in which I can dia­logue with the source of the uni­verse and the deep heart of hu­man beings, with the ‘Great Void’ and

‘Non-Being,’” he once ex­plai­ned. But that idea­list op­tion did not long re­sist his cu­rio­si­ty about the real world. Soon he was to aban­don first that ap­proach and then pain­ting it­self, re­pla­cing it with a consum­mate mas­te­ry of ins­tal­la­tion art. While its me­ta­phy­si­cal di­men­sion en­du­red (as evident in his ma­ny al­tars and a Ti­be­tan trip­tych ins­pi­red by a the­ra­peu­tic vi­sit to the Hi­ma­layas), his work was dri­ven by a de­sire to dive dee­ply in­to his times. He ex­pe­ri­men­ted with cul­tu­ral hy­bri­di­za­tion and sy­ner­gy in the man­ner of the 1989 land­mark Pa­ris show Les Ma­gi­ciens de la Terre (1989) that set much of the tone for that per­iod. Chen Zhen left Chi­na for Pa­ris in 1986. He stu­died at the Ins­ti­tut des Hautes Études en Arts Plas­tiques un­der Pon­tus Hul­ten and then be­gan to suf­fer from an in­cu­rable au­toim­mune di­sease. He de­fi­ned him­self as “cultu­ral­ly ho­me­less per­son” but qui­ck­ly ad­ded, “That’s a great pri­vi­lege.” For him, vo­lun­ta­ry exile was not trau­ma­tic. It meant ope­ning, adap­ting so as to avoid be­co­ming lo­cked in­to him­self. Much of the work of this Si­no-Wes­tern ar­tist draws upon the rich­ness of li­ving “in bet­ween,” a term that for him des­cri­bed an on­to­lo­gi­cal vir­tue. The “being” of Chen’s work is nei­ther Asian nor Eu­ro­pean. Ra­ther it floats in the in­ter­stice, the si­mul­ta­neous­ly near and far, that both joins and se­pa­rates two dif­ferent ways to see and live in the world. His piece Bi­blio­thèque, a wall ins­tal­la­tion re­sem­bling a mo­dern Wes­tern book­case, is de­co­ra­ted with the ashes of news­pa­per and pow­de­red red paint, as if it had been sub­jec­ted to an an­ces­tral and ana­chro­nis­tic ri­tual in­vol­ving pu­ri­fi­ca­tion by fire. Zen Gar­den, a free re­cons­ti­tu­tion of a me­di­ta­tion gar­den, looks store-bought, a de­sa­cra­li­zed and vul­gar win­dow box. The Ying of the sa­cred and the Yang of the pro­fane and vice ver­sa, apart from the men­tal dis­com­fort. In concei­ving his work he as­ked him­self, “How can I re­vi­ta­lize the culture I was born in­to and cons­truct my be­lon­ging to a new culture in the context of glo­ba­li­za­tion?” “I live in a per­ma­nent state of de­con­tex­tua­li­za­tion.” The key concept un­der­lying his work was not mul­ti­cul­tu­ra­lism but al­te­ri­ty, the re­la­tion­ship to the Other un­ders­tood not so much as a kind of friend­ship as the ex­pe­rience of fric­tion with the fo­rei­gn. As a ci­vi­li­za­tion, the consu­me­rist West was ve­ry far in­deed from fru­gal Maoist Chi­na where Chen grew up and in which his spi­ri­tua­li­ty was roo­ted. He had no illu­sions; the mix would ne­ver be per­fect. There would al­ways be op­po­sing ex­pe­riences, each culture see­king to im­pose its im­print. The im­mense woo­den round table sur­roun­ded by emp­ty chairs ( La Table ronde) that Chen de­si­gned in 1997 (made post­hu­mous­ly) is about the illu­so­ri­ness of any pos­sible glo­bal cul­tu­ral “fu­sion.” The bull­do­zer of glo­ba­li­za­tion was al­rea­dy star­ting to make eve­ry place the same. Each of the sur­roun­ding chairs mi­ra­cu­lous­ly sus­pen­ded in the air is at­ta­ched so that it can no lon­ger move even a single cen­ti­me­ter. In op­po­si­tion to the idea­li­zed concep­tion of an ex­change lea­ding to a conver­gence of views, each view­point i s per­ma­nent­ly fixed. “Eter­nal mi­sun­ders­tan­ding,” “the im­pos­si­bi­li­ty of ever real­ly get­ting beyond the dif­fe­rences bet­ween cul­tures and ideo­lo­gies.” Was this sim­ply the pes­si­mism of a man who had cea­sed to be­lieve in the po­si­tive and tran­si­tive vir­tues of lan­guage, even the lan­guage of art? The ab­sence of hu­man beings so cha­rac­te­ris­tic of Chen’s work leaves room for that in­ter­pre­ta­tion. There is li­te­ral­ly no one in it. Just the bric-abrac of chairs, houses made of candles, huts with fluids flo­wing through them, bur­ned re­mains… The ma­te­rials used in this work are so di­verse that the ove­rall im­pres­sion is so­me­times that of chaos, a junk shop. But who is all this stuff for? Will no one ap­pear in it, exist in it, ex­plain it? Chen’s pla­net wi­thout hu­man beings is me­ta­pho­ri­cal­ly si­mi­lar to Be­ckett’s al­most de­peo­pled earth, ex­cept that the point is not the ab­sur­di­ty of the world but the need to re­create the ori­gi­nal void, an act that al­lows mys­tics to achieve illu­mi­na­tion, ac­cor­ding to Chen. “In my work the ab­sence of the bo­dy is of­ten a ‘na­tu­ral over­sight’ that makes it pos­sible to more free­ly ques­tion and speak of the hu­man spi­rit, while at the same time de­mons­tra­ting a spe­ci­fic way to contem­plate the no­tion of the Void, to create a ma­gi­cal me­ta­phor.” Seen in this spi­ri­tual light, Pu­ri­fi­ca­tion Room, a large-scale ins­tal­la­tion pre­sen­ted at the Cent­quatre art space in Pa­ris, be­comes full of mea­ning. The mud that co­vers a pile of ob­jects as if af­ter a geo­lo­gi­cal ca­tas­trophe, a ma­te­rial that is si­mul­ta­neous­ly pro­tec­tive and des­truc­tive, holds the whole world sus­pen­ded in air. Is hu­ma­ni­ty being pu­ni­shed? Is this a re­dee­ming pro­cess of pu­ri­fi­ca­tion? Vi­si­tors have to de­cide them­selves, de­pen­ding on their mood, hopes and faith.

Paul Ar­denne Trans­la­tion, L-S Tor­goff

À gauche/ left: « Pu­ri­fi­ca­tion Room ». Ins­tal­la­tion au 104, Pa­ris. (Court. Gal­le­ria Con­ti­nua, San Gi­mi­gna­no, Be­jing, Les Mou­lins ; © S. Pel­lion di Per­sa­no) À droite/ right: « Le Bureau de change ». 1996-2004. Bois, mé­tal, eau, pièces, verre, lu­mière. 290 x 367 x 423 cm. (Court. ADAC - As­so­cia­tion des Amis de Chen Zhen ; Ph. M. A. Se­re­ni). Wood, me­tal, wa­ter, coins, glass, light

« Beyond the Vul­ne­ra­bi­li­ty » (dé­tail). 1999.Ma­quettes en bou­gies, des­sins, col­lages, Plexi­glas, fer, bois, verre Lon­gueur to­tale : 10 m. (Court. ADAC - As­so­cia­tion des Amis de Chen Zhen ; Ph. E. Bial­kows­ka). Mo­del houses made of candles, dra­wings, col­lages, Plexi­glas, iron, wood, glass

« Round Table - Side by Side ». Bois, mé­tal, chaises. 180 x 630 x 450 cm Ga­le­rie Per­ro­tin, Pa­ris. (Ph. Dorn). Wood, me­tal, chairs Ci-des­sous/ be­low: « Les Textes de la lu­mière / La Lu­mière des textes ». 1992. Mé­tal, verre, néon, pig­ment rouge en poudre, terre, ob­jets, lettres adhé­sives rouges. 190 x 140 x 31 cm (Court. ADAC – As­so­cia­tion des Amis de Chen Zhen ; Ph. Ela Bial­kows­ka) Me­tal, glass, neon, red pow­der pig­ment, soil, ob­jects, red self-adhe­sive, let­ters

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.