Xa­vier Veil­han Ar­chi­tec­tones In­grid Lu­quet-Gad

Art Press - - ÉDITO - In­grid Lu­quet-Gad

Di­vers lieux / Ve­nues: VDL Re­search House, Ri­chard Neu­tra, Los An­geles (8 août - 16 sep­tembre 2012) ; Case Stu­dy House n°21, Pierre Koe­nig, Los An­geles (12 août 2012) ; Sheats-Gold­stein Re­si­dence, John Laut­ner, Los An­geles (24-26 avril 2013) ; Uni­té d’ha­bi­ta­tion, Ci­té Ra­dieuse, Le Cor­bu­sier, Mar­seille (12 juin - 30 sep­tembre 2013) ; Église Sainte-Ber­na­dette du Ban­lay, Claude Pa­rent & Paul Vi­ri­lio, Ne­vers (9 oc­tobre - 6 no­vembre 2013) ; Mel­ni­kov House, Ivan Leo­ni­dov, Mos­cou (15 mai 2014) ; Bar­ce­lo­na Pa­vi­lion, Lud­wig Mies Van Der Rohe, Bar­ce­lone (26 juin - 31 août 2014). La der­nière étape de la sé­rie d’ex­po­si­tions de Xa­vier Veil­han, Ar­chi

tec­tones, a ou­vert ses portes à Bar­ce­lone dans le pa­villon (re­cons­truit en 1983-86) de Lud­wig Mies Van Der Rohe conçu pour l’ex­po­si­tion uni­ver­selle de 1929. Nous re­ve­nons sur l’en­semble d’un pro­jet ini­tié en 2012 à Los An­geles, ré­flexion sur le mo­der­nisme à par­tir d’un tra­vail in si­tu de l’ar­tiste fran­çais dans sept lieux phares de l’ar­chi­tec­ture du 20e siècle.

« Quel est l’en­droit ul­time dans le­quel je sou­hai­te­rais mon­trer mon tra­vail ? »(1). En pre­nant la ques­tion au pied de la lettre, on pour­rait être ten­té de ré­pondre que l’ul­time, chez Xa­vier Veil­han, est au nombre de sept. Sept, le nombre de bâ­ti­ments em­blé­ma­tiques du mo­der­nisme in­ves­tis dans le cadre d’Ar­chi­tec­tones (2), une sé­rie d'in­ter­ven­tions in si­tu pro­lon­geant et pré­ci­sant l'in­té­rêt pour l'ar­chi­tec­ture qu’on lui connais­sait de­puis 2009. Cette an­née-là, les Ar­chi­tectes, une sé­rie de por­traits sculp­tés étaient ve­nus scan­der de leurs sil­houettes noires les abords des bas­sins de Ver­sailles. « Plu­tôt qu’avec leur per­sonne, c’est avec leur oeuvre que je veux dé­sor­mais in­ter­agir (3). » À son panthéon per­son­nel fi­gurent cette fois la VDL Re­search House, la Case Stu­dy House n° 21 et la Sheats-Gold­stein Re­si­dence à Los An­geles, la Ci­té Ra­dieuse à Mar­seille, l’église Sain­teBer­na­dette du Ban­lay à Ne­vers, la Mel­ni­kov House à Mos­cou et en­fin le Bar­ce­lo­na Pa­vi­lion, qui clôt le pro­jet. At­ten­tif aux my­tho­lo­gies du pro­grès, Xa­vier Veil­han s’était jus­qu’ici in­té­res­sé au mo­der­nisme. Qu’il re­pré­sente une tour Eif­fel dont la pointe gît en­core à terre ( la Tour Eif­fel, 1999) ou des in­gé­nieurs sur­veillant d'un air an­xieux le vol d’un di­ri­geable ( le Di­ri­geable, 1999) ; qu’il re­joue le geste de Tal­bot ( Un­tit­led (pho­to­grams), 2002) ou ré­ac­tive sur un mode ar­ti­sa­nal la pro­duc­tion en sé­rie for­diste ( la Ford T, 1999), le re­gard en ar­rière avait pour am­bi­tion de don­ner à voir les mo­ments dé­ci­sifs des mu­ta­tions tech­no­lo­giques. Ar­chi­tec­tones re­trace une his­toire sem­blable, celle de la dif­fu­sion de l’ar­chi­tec­ture mo­derne à par­tir d’un pe­tit nombre de foyers – Vienne, Des­sau et, dans une moindre me­sure, Mos­cou– et l’adap­ta­tion du vo­ca­bu­laire for­mel aux pa­ra­mètres lo­caux. À par­tir d’an­crages géo­gra­phiques di­vers, les bâ­ti­ments in­ves­tis ont en com­mun d’avoir été des mai­sons témoin. Élan fi­gé, ces pre­miers jets de construc­tions po­ten­tiel­le­ment dé­cli­nables en sé­rie ont été condam­nés à ne res­ter qu’un éter­nel pro­to­type, bien que par­fai­te­ment fonc­tion­nels. Dans ces édi­fices sou­vent ha­bi­tés par les ar­chi­tectes et leur fa­mille, l’échelle in­fi­nie des pos­sibles s’est, par la force des choses, res­ser­rée sur des un­viers do­mes­tiques ; l’ex­pé­ri­men­ta­tion a été rem­pla­cée par l’usage, et l’es­quisse s’est peu à peu étof­fée de sou­ve­nirs per­son­nels.

CRÉER DES ES­PACES DE VIDE

Ar­chi­tec­tones, ce­pen­dant, prend le mo­der­nisme en bout de course : à la source du pro­jet, la prise de conscience qu’il ne se­ra bien­tôt plus pos­sible d’in­ter­ve­nir dans ces lieux dont on constate la lente cris­tal­li­sa­tion – mu­séi­fi­ca­tion pour cer­tains, dé­la­bre­ment pour d’autres. Plu­tôt qu’une énième conces­sion à la mé­lan­co­lie des fins de siècle, Xa­vier Veil­han pense le pro­jet comme une ma­nière de « créer des es­paces de vide » (3), afin de res­ti­tuer la vi­sion d’ori­gine de l’ar­chi­tecte dans ce qu’elle a de ma­tri­ciel. D’une grande té­nui­té, cha­cune des in­ter­ven­tions sou­ligne un trait dis­tinc­tif du bâ­ti­ment, et pré­lève cer­tains élé­ments éri­gés en pat­tern. À la Sheats-Gold­stein Re­si­dence, c’est le tri­angle, élé­ment de base du vo­ca­bu­laire de l’ar­chi­tecte John Laut­ner, qui fait l’ob­jet d’une dé­cli­nai­son en sé­rie ; tan­dis qu’à l’église Sainte-Ber­na­dette du Ban­lay, le choix de la cou­leur jaune sou­ligne la qualité presque mys­tique de la lu­mière dans l’édi­fice, qui semble sourdre des pro­fon­deurs de la grotte de bé­ton. D’où, éga­le­ment, afin de plei­ne­ment don­ner à voir l’élé­gance d’ar­chi­tec­tures où il n’y a de cloi­sons que le strict né­ces­saire, le re­cours pri­vi­lé­gié aux Mo­biles et aux Rayons, fais­ceaux de fils ve­nant re­lier les arêtes du bâ­ti. Comme le sou­li­gnait David Per­reau, les oeuvres de Xa­vier Veil­han fonc­tionnent à la ma­nière de « rac­cour­cis vi­suels(4) ». Par la co­hé­rence de gestes simples et im­mé­dia­te­ment li­sibles, le bâ­ti­ment est trans­for­mé, le temps de l’ex­po­si­tion, en image. Avec pour am­bi­tion pre­mière de faire ac­cé­der chaque lieu à une vi­si­bi­li­té nou­velle, toutes les in­ter­ven­tions n’étaient pas, à l’ori­gine, pré­vues pour être ac­ces­sibles. Les ex­po­si­tions de plu­sieurs mois ont ain­si voi­si­né avec des per­for­mances éphé­mères et presque fur­tives, comme lorsque l’in­té­rieur de la Case Stu­dy House n°21 a été rem­pli de brouillard le temps d’une soi­rée ; l’ac­cès ef­fec­tif se dou­blant d'une mise en cir­cu­la­tion dans l’es­pace-temps fluide et im­mé­diat qui est ce­lui de l’image. Ar­chi­tec­tones a été por­té de bout en bout par l’ar­tiste, avec son ate­lier, mar­qué par l’en­vie de revenir à un mode de pro­duc­tion plus di­rect, à l’écart du cir­cuit des ga­le­ries et des ins­ti­tu­tions. Il pour­rait être ten­tant d’y voir un bi­lan et de tra­quer les signes d’un re­vi­re­ment de sa pra­tique. Ponc­tuel­le­ment ap­pa­raissent bien un re­tour de la pein­ture ( Sans titre [Dom’ino], 1993, à la Ci­té Ra­dieuse), du bio­gra­phique ( Veil­han Fa­mi­ly, 2012, à la VDL Re­search House), et même des échos loin­tains à l’es­thé­tique re­la­tion­nelle (la mise à feu d’un bra­sé­ro, mo­dèle ré­duit de la Mel­ni­kov House, qui rap­pelle l’oeuvre em­blé­ma­tique le Feu, 1996). Mais l’in­clu­sion de ces pièces an­té­rieures, qui voi­sinent avec les pro­duc­tions in si­tu, laisse avant tout af­fleu­rer la co­hé­rence de son vo­ca­bu­laire. À la place de la rup­ture se dé­gage une concep­tion cy­clique du temps de la créa­tion, qui dé­montre que le mo­derne, pour être ac­tuel, se passe très bien du « post ».

The last in Xa­vier Veil­han’s Ar­chi

tec­tones se­ries of ex­hi­bi­tions is hou­sed in the pa­vi­lion built by Mies Van Der Rohe for the 1929 World’s Fair in Bar­ce­lo­na (re­cons­truc­ted in 1983-86). Here is a short sur­vey of this pro­ject which be­gan in 2012 in Los An­geles, and re­pre­sents a re­flec­tion on mo­der­nism ar­ti­cu­la­ted around Veil­han’s si­tes­pe­ci­fic work in se­ven em­ble­ma­tic sites from the his­to­ry of 20th-cen­tu­ry ar­chi­tec­ture. “What is the place where I would like to show my work?”(1) Ta­king this ques­tion li­te­ral­ly, it is temp­ting to ans­wer that in Veil­han’s case there are se­ven ul­ti­mate places. The se­ven em­ble­ma­tic mo­der­nist buil­dings oc­cu­pied in the context of his Ar­chi­tec­tones (2) se­ries of site-spe­ci­fic in­ter­ven­tions ex­ten­ding and ho­ning the in­ter­est in ar­chi­tec­ture that has been evident in his art since 2009, when he made his Ar­chi­tectes, a se­ries of more or less sty­li­zed sculp­ted por­traits whose black sil­houettes stood around the ba­sins at Ver­sailles. “Ra­ther than with their per­son, it is with their work that I now want to in­ter­act.”(3) His per­so­nal pan­theon in­cludes the VDL Re­search House, the Case Stu­dy House no. 21 and the Sheats-Gold­stein Re­si­dence in Los An­geles, the Ci­té Ra­dieuse in Mar­seille, the church of Sainte-Ber­na­dette du Ban­lay in Ne­vers, the Mel­ni­kov House in Mos­cow, and the Bar­ce­lo­na Pa­vi­lion.

MO­DER­NISM

Cons­cious of the my­tho­lo­gies of pro­gress, up to now Veil­han had been in­ter­es­ted in mo­der­nism. Whe­ther re­pre­sen­ting the Eif­fel To­wer with its tip still lying on the ground ( La Tour Eif­fel, 1999) or en- gi­neers an­xious­ly sur­veying the flight of a di­ri­gible ( Le Di­ri­geable, 1999), whe­ther re­playing For­dian mass pro­duc­tion in ar­ti­sa­nal mode ( La Ford T, 1999), he fo­cu­sed on de­ci­sive tech­no­lo­gi­cal mu­ta­tions.

Ar­chi­tec­tones re­fe­rences a si­mi­lar sto­ry, that of the dis­se­mi­na­tion of mo­dern ar­chi­tec­ture from a small num­ber of cen­ters: Vien­na, Des­sau and, to a les­ser extent, Mos­cow, and the adap­ta­tion of this for­mal vo­ca­bu­la­ry to lo­cal pa­ra­me­ters. While their geo­gra­phi­cal roots are di­verse, what these buil­dings have in com­mon is their role as pro­to­types that were po­ten­tial­ly re­pro­du­cible and va­riable, but that re­mai­ned one-offs, func­tio­nal but so­li­ta­ry. In these buil­dings of­ten in­ha­bi­ted by the ar­chi­tect and his fa­mi­ly, the in­fi­nite scale of pos­si­bi­li­ties has, of ne­ces­si­ty, clo­sed in on the do­mes­tic uni­verse: ex­pe­ri­men­ta­tion has been re­pla­ced by use, and the sketch was gra­dual­ly filled out with per­so­nal me­mo­ries. Ar­chi­tec­tones, ho­we­ver, takes mo­der­nism at the end of its tra­jec­to­ry. At the source of the pro­ject was the awa­re­ness that soon it will no lon­ger be pos­sible to in­ter­vene in these buil­dings which have slow­ly crys­tal­li­zed or, as some would say, be­co­me­mu­seu­mi­fied. Ra­ther than yet ano­ther conces­sion to fin-de­siècle melancholy, Veil­han con­ceives his pro­ject as a way to “create spaces of emp­ti­ness”(3) in or­der to res­tore the ar­chi­tect’s ori­gi­nal, ge­ne­ra­tive vi­sion.

CREA­TING SPACES OF EMP­TI­NESS

Each ve­ry subtle in­ter­ven­tion un­ders­cores a dis­tinc­tive fea­ture of the buil­ding and samples some of the ele­ments, which are tur­ned in­to a pat­tern. At the Sheats-Gold­stein Re­si­dence, he takes the tri­angle, the ba­sic ele­ment of ar­chi­tect John Laut­ner’s vo­ca­bu­la­ry, which is wor­ked through in se­ries. At the church of Sainte-Ber­na­dette du Ban­lay, the co­lor yel­low is used to un­ders­core the al­most mys­tic qua­li­ty of the light in the buil­ding, which seems to well up from the depths of a con­crete grot­to. Hence, al­so, in or­der to ful­ly show the ele­gance of ar­chi­tec­ture in which par­ti­tions are re­du­ced to the bare es­sen­tial, the do­mi­nant use of Mo

biles and Rayons, bundles lin­king the edges of the buil­ding. As David Per­reau em­pha­si­zed, Veil­han’s works func­tion like “visual short­cuts.”(4) By the co­he­rence of simple and im­me­dia­te­ly le­gible ac­tions, the buil­ding is trans­for­med, for the du­ra­tion of the ex­hi­bi­tion, in­to an image, with the chief aim of gi­ving it a new vi­si­bi­li­ty— not all the in­ter­ven­tions were ori­gi­nal­ly meant to be ac­ces­sible. Ex­hi­bi­tions lasting se­ve­ral months were thus fol­lo­wed by ephe­me­ral, al­most fur­tive per­for­mances, as when the in­ter­ior of the Case Stu­dy House no. 21 was filled with mist just for an eve­ning. Ef­fec­tive access was pa­ral­le­led by cir­cu­la­tion wi­thin the fluid and im­me­diate space-time of the image.

Ar­chi­tec­tones is a pro­ject that has been dri­ven throu­ghout by the ar­tist, who wan­ted to get back to a more di­rect mode of pro­duc­tion, away from the cir­cuit of gal­le­ries and ins­ti­tu­tions. Now it has come to an end, it is temp­ting to reach conclu­sions and look for signs of a change in Veil­han’s prac­tice. For example, there are oc­ca­sio­nal signs of a re­turn to pain­ting ( Sans

titre [Dom'ino], 1993, at the Ci­té Ra­dieuse), of bio­gra­phy ( Veil­han Fa

mi­ly, 2012, at the VDL Re­search House), and even dis­tant echoes of re­la­tio­nal aes­the­tics (the bur­ning of a bra­zier, a scale mo­del of the Mel­ni­kov House, re­cal­ling the em­ble­ma­tic work Le Feu, 1996). But the in­clu­sion of these ear­lier pieces, jux­ta­po­sed with site-spe­ci­fic pro­duc­tions, de­mons­trates, more than any­thing else, the co­he­rence of the ar­tist’s vo­ca­bu­la­ry. Ins­tead of rup­ture. What emerges is a cy­cli­cal concep­tion of the time of crea­tion, sho­wing that, to be con­tem­po­ra­ry, the mo­dern can ma­nage ve­ry well wi­thout the “post.”

In­grid Lu­quet-Gad Trans­la­tion, C. Pen­war­den (1) Xa­vier Veil­han, text pre­sen­ting the pro­ject, Ju­ly 29, 2011. (2) The title re­fers to Ma­le­vich’s uto­pian ar­chi­tec­tu­ral mo­dels made in plas­ter in the 1920s, the “ar­chi­tec­tons.” (3) “If you’re not an aca­de­mic or spe­cia­list, one of the best ways of shed­ding light on this per­iod is to create spaces of emp­tines that let in the air, ra­ther than try to fill the void with wri­ting or theo­ry.” In­ter­view with the ar­tist, June 2014. (4) David Per­reau, “La fa­brique du re­gard,» in Xa­vier Veil­han, Ha­zan, 2004.

Ac­tua­li­tés de Xa­vier Veil­han

Mu­sée Eu­gène De­la­croix, Pa­ris, les 13, 14, 15 et 16 sep­tembre: pré­sen­ta­tion de SYSTEMA OC­CAM, spec­tacle pour OCCAMI, une pièce pour harpe d’Eliane Ra­digue, in­ter­pré­tée par Rho­dri Da­vies.

Ca­nal+: à l’oc­ca­sion des 30 ans, créa­tion d’une oeuvre cons­ti­tuée d’une im­mense fresque et d’un es­pace scé­nique, mê­lant por­traits, images is­sues des pro­grammes et des cou­lisses, et pro­po­sant une ré­flexion sur le hors-champ et la tech­nique.

Châ­teau de Ren­tilly (Seine et Marne). Pro­jet conçu par Xa­vier Veil­han, Bo­na/Lemercier, Alexis Ber­trand. Inau­gu­ra­tion les 20 et 21 sep­tembre.

(1) Xa­vier Veil­han, texte de pré­sen­ta­tion du pro­jet, 29 juillet 2011. (2) Le titre fait ré­fé­rence aux « ar­chi­tec­tones » de Ma­lé­vitch, des ma­quettes ar­chi­tec­tu­rales en plâtre des an­nées 1920 à ca­rac­tère uto­pique. (3) « Lorsque l’on n’est pas uni­ver­si­taire ou spé­cia­liste, l’une des ma­nières d’éclai­rer cette pé­riode est de créer des es­paces de vide, des sortes d’ap­pel d’air, plu­tôt que de com­bler ces vides avec de l’écrit ou de la théo­rie. » En­tre­tien avec l’ar­tiste, juin 2014. (4) David Per­reau, « La fa­brique du re­gard » in Xa­vier Veil­han, Ha­zan, 2004.

De haut en bas / from top: « Le Bra­se­ro ». 2014. Mel­ni­kov House, Mos­cou. (Ph. diane arques ; © Rao, Mos­cou) Ar­chi­tec­tones, Sheats-Gold­stein Re­si­dence, Los An­geles. « Les Rayons (Laut­ner) ». 2013 (Court. ga­le­rie Per­ro­tin, Hong Kong & Pa­ris ; Ph. White/jw­pic­tures.com)

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.