Erró

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Mu­sée d’art contem­po­rain / 3 oc­tobre 2014 - 22 fé­vrier 2015 « Il a fal­lu at­tendre la ré­vo­lu­tion In­ter­net pour “voir” en­fin l’oeuvre d’Erró dans sa nou­veau­té », écrit Thier­ry Ras­pail dans le ca­ta­logue de la ré­tros­pec­tive consa­crée à l’ar­tiste is­lan­dais (com­mis­saire in­vi­tée : Da­nielle Kva­ran). De fait, l’an­ti­chambre qui in­tro­duit le par­cours voit ses murs re­cou­verts de ta­bleaux de toutes époques et de styles di­vers, qui se su­per­posent et se che­vauchent, à la ma­nière de fe­nêtres ou­vertes sur un écran d’or­di­na­teur. Comme si le peintre dé­te­nait le pou­voir d’en­tendre et res­ti­tuer tous les bruits du monde, à l’exemple de la fa­meuse noo­sphère de Vla­di­mir Ver­nad­sky, ar­chi­vant l’en­semble des sa­voirs gé­né­rés par l’in­tel­li­gence hu­maine. L’oeuvre d’Erró a tou­jours été à l’écoute du monde. Né en 1932 en Is­lande, l’ar­tiste s’en échappe vite pour par­cou­rir la pla­nète. En 1958, ses pre­miers des­sins-col­lages ré­agissent au dan­ger d’un conflit nu­cléaire. Ses pre­miers ta­bleaux (les Car­casses, 1954), ins­pi­rés de cires ana­to­miques et d’ar­mures mé­dié­vales, as­so­cient la froi­deur du mé­tal et l’in­té­rieur des corps pour dé­non­cer toutes sortes de tor­tures. Le contraste entre ma­chi­nisme et ex­pres­sion­nisme or­ga­nique se­ra long­temps la marque de ce jeune ar­tiste qui se fait alors ap­pe­ler Ferró (1). C’est l’époque des Mé­ca-col­lages et des Mé­ca-Make-Up qui greffent des images de ma­chines-ou­tils sur des pho­tos de man­ne­quins dé­cou­pées

Pain­tings,

« Sil­ver Sur­fer Sa­ga ». 1999. Sé­rie « Sa­ga of Ame­ri­can Co­mics ». Pein­ture gly­cé­roph­ta­lique sur toile. 300 x 500 cm (Coll. de l’ar­tiste, Pa­ris © Ar­chives Erró). Gly­ce­roph­that­lic paint on can­vas

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