Pi­cas­so et moi

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Fon­da­tion Maeght / 29 no­vembre 2014 - 15 mars 2015 À l’oc­ca­sion du cin­quan­tième an­ni­ver­saire de la Fon­da­tion Maeght, Olivier Kaep­pe­lin a ima­gi­né un cycle d’ex­po­si­tions re­nouant avec l’es­prit d’Ai­mé Maeght dans les an­nées 1960. L’ex­po­si­tion col­lec­tive un mu­sée ma­ni­feste une vo­lon­té de ren­contre et d’in­ter­dis­ci­pli­na­ri­té : arts vi­suels, théâtre, danse, mu­sique et poé­sie s’y en­tre­croisent. Elle met éga­le­ment en avant le dia­logue entre art mo­derne et art contem­po­rain. Le vi­si­teur évo­lue ain­si par­mi les des­sins de Jörg Im­men­dorff, les pein­tures de Gé­rard Fro­man­ger, la mu­sique de Sun Ra ou en­core les pein­tures jazz de La­dis­las Ki­j­no. Sous le titre moi, un dia­logue entre Pi­cas­so et Da­mien De­rou­baix re­tient par­ti­cu­liè­re­ment l’at­ten­tion, et re­trace la ge­nèse d’une ren­contre dé­ci­sive. À 19 ans, Da­mien De­rou­baix découvre la ver­sion tis­sée de Guer­ni­ca. Stu­pé­fait par l’ef­fi­ca­ci­té du trait, la dra­ma­tur­gie et la dé­cons­truc­tion des formes et des fi­gures, il dé­cide de de­ve­nir ar­tiste. Une ving­taine d’an­nées plus tard, il réa­lise à son tour une ta­pis­se­rie à par­tir d’une pein­ture sur pa­pier in­ti­tu­lée World Down­fall. Dans cette re­lec­ture de Guer­ni­ca, la guerre d’Es­pagne laisse place à l’évo­ca­tion de la Shoah avec une vue du camp

Da­mien De­rou­baix. « In­di­vi­dual Thought, Pat­terns ». 2014. Aqua­tinte, eau-forte, grat­toir et pointe sèche. 28 x 38 cm. (Items éditions). Aqua­tint, et­ching

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