Le Mu­sée d’une nuit

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Fon­da­tion Hip­po­crène/ 3 oc­tobre - 20 décembre 2014 L’an­cienne agence de l’ar­chi­tecte Mallet-Stevens, où la Fon­da­tion Hip­po­crène a pour ha­bi­tude de mon­trer la jeune créa­tion eu­ro­péenne, se trouve cet hiver trans­for­mée en nuit, titre qui est aus­si ce­lui d’un ta­bleau de Ma­gritte. L’ex­po­si­tion montre une tren­taine d’oeuvres de la col­lec­tion Da­vid Ro­berts, ins­tal­lée dans le Nord de Londres. Son di­rec­teur artistique, Vincent Ho­no­ré, s’est trans­for­mé en nar­ra­teur d’une ex­po­si­tion qui est aus­si un ré­cit. Il s’ap­puie pour ce­la sur une nouvelle de l’écri­vain Ja­ku­ta Ali­ka­va­zo­vic, turne, qu’il uti­lise comme un « scé­na­rio la­tent » que les oeuvres animent. Se­lon ses propres termes, une col­lec­tion est un or­ga­nisme vi­vant, constam­ment mis à l’épreuve de la dis­pa­ri­tion (du sens) ; il en ex­pé­ri­mente ici une forme d’« ac­ti­va­tion » dans un dia­logue par­ti­cu­liè­re­ment adroit avec le lieu – le bâ­ti­ment est même consi­dé­ré comme une oeuvre à part en­tière dans le ca­ta­logue de l’ex­po­si­tion.

Vue de l’ex­po­si­tion Pro­pos d'Eu­rope 13, « Le mu­sée d'une nuit (script for lea­ving traces) ». 2014. (Ph. A. Cen­no)

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