FO­CUS SON

Art Press - - CONTENTS - Do­mi­nique Pe­tit­gand

Do­mi­nique Pe­tit­gand Col­lec­tif Sound­walk La­wrence Wei­ner

INS­TAL­LA­TION SO­NORE POUR 5 HAUT-PAR­LEURS, 2015 PRO­GRAM­MA­TION « SOUNDS BY THE RI­VER » Berges de Seine L’oeuvre de Do­mi­nique Pe­tit­gand se­ra créée à l’oc­ca­sion de la FIAC. Ce n’est pas une oeuvre ra­dio­pho­nique, même si son ma­té­riau de voix et de bruits pour­rait le lais­ser pen­ser, c’est une ins­tal­la­tion so­nore. Elle a été conçue pour le site pro­po­sé à l’ar­tiste : un conte­neur amé­na­gé (un plan­cher et deux baies vi­trées) et pla­cé en bord de Seine. Deux types de sons sont dif­fu­sés, l’un par quatre haut-par­leurs dis­po­sés à vue à l’in­té­rieur du con­tai­ner, l’autre par un haut-par­leur dis­si­mu­lé à l’ex­té­rieur. Deux plans so­nores qui sont tour à tour « fi­gure » ou « fond », se­lon la po­si­tion que choi­sit de prendre l’au­di­teur. C’est à lui qu’il re­vient d’opé­rer le mixage spa­tial des pistes, de jouer de la po­ro­si­té du de­dans et du de­hors, car il est au prin­cipe de cette ins­tal­la­tion qu’au­cun son ne puisse être com­plè­te­ment iso­lé des autres. À l’in­té­rieur, des bruits, au sens où rien en eux n’est clai­re­ment iden­ti­fiable : moins des ob­jets so­nores que des im­pacts, des vi­bra­tions, toute une trau­ma­tique au­di­tive à la fois mas­sive et ha­chée, pleine de trous et de si­lences, blocs ef­fran­gés mon­tant du sol, se­couant les corps. À l’ex­té­rieur, des voix d’avant – ou aux bords de – la pa­role, qui crient, chantent, ap­pellent. Voix re­cueillies ou au contraire vio­lem­ment adres­sées, que l’au­di­teur ne peut s’em­pê­cher d’en­tendre sur le fond des bruits qui viennent d’un in­té­rieur qui, de là, fait plu­tôt l’ef­fet d’un de­hors ra­di­cal. Voix, qui, l’au­di­teur une fois de­dans, fil­trées par les pa­rois du con­tai­ner, de­vien­dront éton­nam­ment feu­trées, comme s’il fal­lait s’en sé­pa­rer pour qu’elles ac­ceptent de vous par­ler à l’oreille.

Bas­tien Gal­let This work by Do­mi­nique Pe­tit­gand will be pre­mie­red at FIAC. It is not a ra­dio­pho­nic work, even if its ma­te­rial—voices and noises— might sug­gest as much; it is a sound ins­tal­la­tion. It was concei­ved for the site pro­po­sed to the ar­tist: a con­tai­ner fit­ted with a floor and two bay win­dows pla­ced be­side the Seine. Two types of sound are emit­ted, one by four spea­kers vi­sible in­side the con­tai­ner, the other by a spea­ker hid­den out­side. These two le­vels of sound are by turns fi­gure and ground, de­pen­ding on the po­si­tion ta­ken by the lis­te­ner, whose role it is to spa­tial­ly mix the tracks, to play on the po­ro­si­ty of the in­side and the out­side, for by its na­ture this is an ins­tal­la­tion in which no sound can be com­ple­te­ly iso­la­ted from the others. In­side, noises, in the sense that no­thing in them is clear­ly iden­ti­fiable: not so much sound ob­jects as im­pact, vi­bra­tions, a whole au­di­to­ry trau­ma that is at once mas­sive and stac­ca­to, full of holes and si­lences, rag­ged blocks ri­sing from the ground, sha­king bo­dies. Out­side, voices from be­fore—or from the edges of— speech cry out, sing and call. Me­di­ta­tive or violent, the lis­te­ner can­not avoid hea­ring these voices against the back­ground of the noises co­ming from the in­te­rior which, from here, has the ef­fect of a ra­di­cal out­side. Voices that, once the lis­te­ner is in­side, and they are fil­te­red by the sides of the con­tai­ner, be­come sur­pri­sin­gly mu­ted, as if we had to be away from them in or­der for them to agree to speak in our ear.

Trans­la­tion, C. Pen­war­den

Do­mi­nique Pe­tit­gand. « De l’élec­tri­ci­té

dans l’air ». 2015. Ins­tal­la­tion so­nore pour 18 haut-par­leurs. Ex­po­si­tion « Il y a les nuages qui avancent ». Centre in­ter­na­tio­nal d’Art et du Pay­sage, Vas­si­vière. (Ph. DR).

Sound ins­tal­la­tion for 18 spea­kers

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