PIERRE GRAN­GÉ-PRA­DE­RAS

IN­TRO­DU­CING

Art Press - - CLIMATE CONFERENCE - Ra­phael Cuir

Pierre Gran­gé-Pra­de­ras, ar­tiste et api­cul­teur, ins­crit son oeuvre dans la pra­tique du hack que l’on doit com­prendre dans un sens plus vaste que ce­lui de pi­ra­tage. Le hack est pour l’ar­tiste, qui adhère au ma­ni­feste de Ken­neth McKen­zie Wark, une méthode de tra­vail, et ses ou­tils, une at­ti­tude à l’égard du monde. Pierre Gran­gé-Pra­de­ras « tient à la fois du sa­vant et du bri­co­leur », se­lon la dé­fi­ni­tion de l’ar­tiste pro­po­sée par Claude Lé­vi-Strauss dans la Pen­sée sau­vage. Un bri­co­leur qui uti­lise aus­si bien l’in­for­ma­tique que les abeilles. Tel un pro­fes­seur en pa­ta­phy­sique, science de l’ima­gi­naire se­lon Al­fred Jar­ry, l’ar­tiste s’amuse, dans ses per­for­mances, des dé­mons­tra­tions doctes, au ta­bleau noir, qui ne sont sou­vent que des contes. Pierre Gran­gé-Pra­de­ras aborde le monde avec éton­ne­ment, il ques­tionne l’en­rou­le­ment des choses les unes sur les autres ou sur elles-mêmes – le tou­chant tou­ché de Mer­leau-Pon­ty. C’est pour­quoi les oeuvres s’in- ti­tulent toutes Noeud. « C’est le noeud au sens du lien, c’est cette ren­contre de plu­sieurs choses qui s’em­mêlent », dit l’ar­tiste. Il est éga­le­ment pas­sion­né par la ren­contre du lan­gage et des choses, et la ma­nière dont les phé­no­mènes de­viennent vi­sibles ou, au contraire, ré­sistent à la vi­si­bi­li­té. Il ne se sa­tis­fait pas des ap­pa­rences, et se de­mande com­ment tra­duire au­tre­ment ce qu’il consi­dère. C’est pour­quoi il s’in­té­resse

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