Ma­tan Mitt­woch

Au­drey Il­louz

Art Press - - NEWS - Au­drey Il­louz

Ma­tan Mitt­woch ex­plore les tech­niques d’en­re­gis­tre­ment et de re­pro­duc­tion pou­vant gé­né­rer une image ou un ob­jet. Il a mis au point des dis­po­si­tifs de prises de vues in­vi­sibles au spec­ta­teur qui per­mettent d’ob­ser­ver le « com­por­te­ment » d’un écran tac­tile et de contrô­ler le pro­ces­sus de créa­tion d’une image, de sa ge­nèse à sa du­pli­ca­tion. Une ex­po­si­tion de son oeuvre s’est te­nue à l’au­tomne 2016 à la ga­le­rie un­til­then, à Saint-Ouen.

Des ma­chines se font face et fonc­tionnent en cir­cuit fer­mé, l’oeil mé­ca­nique et om­ni­scient concur­rence l’oeil hu­main pris dans une ex­pé­rience cog­ni­tive et per­cep­tuelle, par­fois ci­né­tique, gé­né­rée par la ma­chine.

SA­TU­RA­TION

L’ins­tal­la­tion in­ti­tu­lée La­ter­na Ma­gi­ka (2013) met en pré­sence des ou­tils de ca­li­bra­tion d’images d’époques dif­fé­rentes : un agran­dis­seur est ré­ar­ti­cu­lé pour fonc­tion­ner comme un pro­jec­teur dif­fu­sant une dia­po­si­tive. L’image pro­je­tée est en re­vanche réa­li­sée grâce à la tech­no­lo­gie nu­mé­rique : elle est cons­truite de ma­nière ré­cur­sive à par­tir d’une cap­ture d’écran de la page d’ac­cueil de l’ap­pli­ca­tion pho­to­shop, jus­qu’à ob­te­nir une image dense et noire, un ef­fet de tun­nel. La mise en abîme de l’image nu­mé­rique conver­tie sur un sup­port ana­lo­gique et pro­je­tée par un ou­til ana­lo­gique porte sur la gé­né­ra­tion des images. Cette stra­ti­fi­ca­tion de l’image est as­sez em­blé­ma­tique des re­cherches ul­té­rieures de l’ar­tiste, cette fois­ci ap­pli­quées à la sur­face d’un écran tac­tile. En ex­ploi­tant le phé­no­mène de sa­tu­ra­tion vi­suelle, l’ar­tiste ob­serve les pa­ra­mètres phy- siques d’un iPad, et no­tam­ment le « com­por­te­ment » de l’in­for­ma­tion lu­mi­neuse et les va­ria­tions co­lo­ri­mé­triques qui s’opèrent en fonc­tion de l’orien­ta­tion de l’écran en for­mat por­trait ou pay­sage. La sé­rie Blinds (2015) se com­pose d’une sé­quence de neuf im­pres­sions jet d’encre de grand for­mat et re­lève de ce que l’on pour­rait ap­pe­ler un lar­sen vi­suel (1). Le dis­po­si­tif est le sui­vant : un iPad et un ap­pa­reil pho­to par­fai­te­ment pa­ral­lèles sont po­si­tion­nés sur un disque en­traî­né par un sys­tème ro­bo­tique. L’iPad dif­fuse une image blanche que l’ap­pa­reil-pho­to en­re­gistre puis ren­voie à l’iPad pour af­fi­chage au cours de trois ro­ta­tions. À chaque ro­ta­tion, une sé­quence de neuf prises de vues est réa­li­sée, soit au to­tal vingt-sept prises de vues. Cha­cun des neuf ti­rages condense trois prises de vues. Le flux d’in­for­ma­tions in­ces­sant et ex­ces­sif ha­bi­tuel­le­ment vé­hi­cu­lé par l’écran (texte, image) s’ef­face ici au pro­fit d’une sa­tu­ra­tion d’in­for­ma­tion lu­mi­neuse, phy­sique. Blinds met donc en abîme la sur­face d’une image blanche et ré­vèle la struc­ture de la grille co­lo­rée par stra­ti­fi­ca­tion. Dans cette gé­né­ra­tion de l’image par la

ma­chine et pour la ma­chine, l’ob­ser­va­tion et la prise de vue sont dé­lé­guées à l’oeil mé­ca­nique, ca­pable d’ex­plo­rer la sur­face de l’écran. En choi­sis­sant de per­tur­ber le sys­tème en le sa­tu­rant, l’ar­tiste a néan­moins pré­mé­di­té la si­tua­tion. Cet acte de per­tur­ba­tion vi­suelle (l’ef­fet lar­sen) fait naître une nou­velle forme d’abs­trac­tion dans l’éti­re­ment de l’image nu­mé­rique. « L’oeil ré­cep­tif » (2) est tout au­tant ce­lui du spec­ta­teur que ce­lui de la ma­chine. La sa­tu­ra­tion per­met un sur­croît de vi­si­bi­li­té. À l’in­verse, Un­tit­led – [Shat­te­red Touch Screen] (2014) ex­plore la pro­fon­deur, en l’oc­cur­rence celle de la vitre d’un smart­phone bri­sé. Par le biais d’un dis­po­si­tif mé­ca­nique, l’ar­tiste réa­lise plus d’une cen­taine d’images dont la su­per­po­si­tion pré­sente une net­te­té ab­so­lue sur plu­sieurs plans de pro­fon­deur. L’opé­ra­tion pho­to­gra­phique est à son tour dé­lé­guée à la ma­chine. In fine, cette hy­per-image, qui su­per­pose plu­sieurs plans de net­te­té, ne dé­voile rien de sa pro­fon­deur. L’image s’avère dé­cep­tive : son­der la pro­fon­deur d’une pa­roi de verre ne nous ren­voie qu’à la sur­face. L’oeil ro­bo­tique encore maî­tri­sé par l’ar­tiste ne nous ré­vé­le­rai­til que des vé­ri­tés mys­tiques ? On dis­cerne dans cette pho­to­gra­phie noir et blanc une forme ai­lée qui en­tre­tient une pa­ren­té avec les pho­to­gra­phies de fluides (no­tam­ment celles de Louis Dar­get). Après tout, la pho­to­gra­phie fut aus­si bien consi­dé­rée comme la « ré­tine du sa­vant » que comme le « troi­sième oeil ». EM­PREINTES DI­GI­TALES Si les deux pré­cé­dents pro­jets touchent à la vi­sion, l’ins­tal­la­tion Touch (2015) fait cette fois-ci ap­pel à cet autre sens quo­ti­dien­ne­ment sol­li­ci­té par la fonc­tion tac­tile de l’écran (ab­sent de l’ins­tal­la­tion, mais sous­ja­cent dans la réa­li­sa­tion). Sur un pla­teau d’au­top­sie en in­ox sus­pen­du est dis­po­sée une im­pres­sion 3D li­néaire en plâtre d’une pha­lange dis­tale sur­di­men­sion­née (en­vi­ron 25 cm). Le pro­ces­sus qui conduit à cette im­pres­sion 3D est de nou­veau le fruit d’une tor­sion de la ma­chine, du couple scan­ner et im­pri­mante 3D. L’ar­tiste a ache­té sur in­ter­net un os hu­main, une pha­lange dis­tale. Celle-ci est en­suite scan­née et agran­die jus­qu’à ce que la ma­chine, à force d’agran­dis­se­ments, ne puisse plus re­pro­duire l’ob­jet sans dys­fonc­tion­ner. Sur la forme qui en ré­sulte, des traces lais­sées par la ma­chine (des er­reurs d’im­pres­sion) rap­pellent des em­preintes di­gi­tales. Par une double référence au mou­lage et au clo­nage, la sculp­ture, et ses « re­pli­cants » po­ten­tiels, est ici ra­me­née dans le champ de la science-fic­tion. Le geste déic­tique qui consiste à poin­ter avec l’in­dex (3) est dé­sor­mais ados­sé à la tech­no­lo­gie nu­mé­rique, et ren­voie à l’iden­ti­té et à la re­pro­duc­tion.

Une oeuvre plus an­cienne, In­dex (20132014), évoque une em­preinte di­gi­tale. Cette ana­lo­gie for­melle avec la­quelle joue le titre re­pose avant tout sur une illu­sion d’op­tique. Le dis­po­si­tif est plus ru­di­men­taire, plus bri­co­lé : l’ob­jet ob­ser­vé est un car­ton on­du­lé. Une feuille de pa­pier noire trouée laisse pas­ser la lu­mière entre l’ap­pa­reil et l’ob­jet pho­to­gra­phié. Par un ef­fet op­tique, face à l’image, l’oeil ne par­vient pas à ac­com­mo­der. Le cer­veau fait l’ex­pé­rience de la sa­tu­ra­tion. C’est cette ex­pé­rience de la sa­tu­ra­tion qui est re­jouée de ma­nière plus so­phis­ti­quée par la ma­chine dans les oeuvres ul­té­rieures de Ma­tan Mitt­woch.

Ma­tan Mitt­woch ex­plores mo­da­li­ties of re­cor­ding and re­pro­duc­tion that can ge­ne­rate an image or an ob­ject. He has de­ve­lo­ped pic­ture-ta­king ap­pa­ra­tuses that are in­vi­sible to the vie­wer and make it pos­sible to ob­serve the “be­ha­vior” of a touch screen and control the pro­cess of image crea­tion, from its ge­ne­sis to its du­pli­ca­tion. An ex­hi­bi­tion of his work was held in the fall of 2016 at the un­til­then gal­le­ry in the Pa­ris sub­urb of Saint Ouen. Ma­chines fa­cing one ano­ther are hoo­ked to­ge­ther in a clo­sed cir­cuit. A me­cha­ni­cal, om­ni­scient eye com­petes with the hu­man eye in a ma­chine-ge­ne­ra­ted cog­ni­tive and per­cep­tual —and so­me­times ki­ne­tic—ex­pe­riment. The ins­tal­la­tion La­ter­na Ma­gi­ka (2013) brought to­ge­ther image-pro­ces­sing tech­no­lo­gies from dif­ferent eras. A dar­kroom en­lar­ger was re­con­fi­gu­red to serve as a slide pro­jec­tor. The pro­jec­ted image, ho­we­ver, was di­gi­tal, pro­du­ced through the re­cur­sive use of a screen grab of the Pho­to­shop home page du­pli­ca­ted over and over un­til the image is as dense and black as if we were loo­king in­to a tun­nel. What is ad­dres­sed by the mise-en-abyme of the di­gi­tal image conver­ted in­to an ana­logue for­mat and pro­jec­ted by an ana­logue de­vice is the pro­cess of the ge­ne­ra­tion of images it­self. This image stra­ti­fi­ca­tion was em­ble­ma­tic of this ar­tist’s la­ter ex­pe­ri­ments using the sur­face of a touch screen.

SA­TU­RA­TION

In his ex­plo­ra­tions of the phe­no­me­non of vi­sual sa­tu­ra­tion, Mitt­woch ob­ser­ved the phy­si­cal pa­ra­me­ters of an iPad, and es­pe­cial­ly the “be­ha­vior” of in­for­ma­tion-bea­ring light and the co­lo­ri­me­tric va­ria­tions that take place de­pen­ding on whe­ther the screen is set for por­trait or land­scape mode. The se­ries Blinds (2015) com­prises a se­quence of nine large-for­mat ink­jet prints pro­du­cing what could be cal­led vi­sual feed­back.(1) An iPad and a ca­me­ra were po­si­tio­ned per­fect­ly pa­ral­lel to one ano­ther on a disk dri­ven by a ro­bo­tic sys­tem. The iPad sent out a white image that the ca­me­ra re­cor­ded and then sent back to the iPad for dis­play over the course of three ro­ta­tions. There is a se­quence of eight shots for each ro­ta­tion, for a to­tal of twen­ty-se­ven. Each of the nine prints concen­trates three shots. Sa­tu­ra­ted light-borne, phy­si­cal in­for­ma­tion re­pla­ced the in­ces­sant and ex­ces­sive flow of in­for­ma­tion (text and images) usual­ly dis­played on the screen. Thus this se­quence crea­ted an end­less back and forth re­flec­tion of a white image re­vea­ling the struc­ture of the grid co­lo­red by stra­ti­fi­ca­tion. Ob­ser­va­tion and pic­ture-ta­king were re­le­ga­ted to a me­cha­ni­cal eye that can ex­plore the sur­face of the screen. But his choice of using sa­tu­ra­tion to dis­rupt the ve­ry sys­tem that pro­duces it was a pre­me­di­ta­ted act. This vi­sual in­ter­fe­rence (the equi­va­lent of feed­back in a sound sys­tem) gives rise to a new form of abs­trac­tion through the stret­ching of the di­gi­tal image. The “re­cep­tive eye” (2) is both that of the vie­wer and that of the ma­chine. Sa­tu­ra­tion makes it pos­sible to pro­duce a sur­feit of vi­si­bi­li­ty Con­ver­se­ly, Un­tit­led – [Shat­te­red Touch Screen] (2014) ex­plores the ques­tion of depth, in this case that of a smart phone’s bro­ken glass. Using a me­cha­ni­cal pro­cess this ar­tist made more than a hun­dred images whose su­per­im­po­si­tion creates an ab­so­lute sharp­ness on se­ve­ral le­vels of depth. The act of pic­ture-ta­king is de­le­ga­ted to the ma­chine, and the re­sul­ting hy­per-image, com­pri­sing se­ve­ral layers of sharp­ness, be­trays none of its depth. Pro­bing the depth of a sheet of glass brings out no­thing but its sur­face. Does the ar­tist’s mas­te­ry of the ro­bo­tic eye re­veal no­thing but mys­ti­cal truths? In this black and white pho­to we can make out a win­ged shape re­sem­bling photos of fluids (no­ta­bly those of Louis Dar­get). Af­ter all, pho­to­gra­phy was once consi­de­red the “scien­tist’s re­ti­na” as well as “the third eye.”

FINGERPRINTS

While his two pre­ce­ding pro­jects concer­ned vi­sion, the ins­tal­la­tion Touch (2015) re­lies on ano­ther of the senses or­di­na­ri­ly used by a touch screen (ab­sent from this ins­tal­la­tion but un­der­lying its rea­li­za­tion). On a sus­pen­ded stain­less steel au­top­sy tray is a li­near 3D plas­ter print of an over­si­zed (about 25 cen­ti- me­ter) fin­ger. The pro­cess used to make this 3D print was, once again, the fruit of the sub­ver­sion of ma­chi­ne­ry, in this case the scan­ner and 3D prin­ter. Mitt­woch went on the Net to buy a hu­man bone, a dis­tal pha­lange, which he scan­ned and then en­lar­ged un­til the ma­chine, be­cause of the re­pea­ted en­lar­ge­ments, could no lon­ger re­pro­duce the ob­ject wi­thout brea­king down. Traces left on the re­sul­ting print (prin­ter er­rors) look like fingerprints. This two­fold re­fe­rence to plas­ter casts and clones im­parts a science fic­tion qua­li­ty to the sculp­ture and its po­ten­tial “re­pli­cants.” Here the deic­tic act of poin­ting with one’s in­dex fin­ger (3) is per­for­med by di­gi­tal tech­no­lo­gy, now spea­king to us about iden­ti­ty and re­pro­duc­tion. An ol­der piece, In­dex (2013-2014), al­so calls fingerprints to mind. The for­mal ana­lo­gy evo­ked by the title de­pends on an op­ti­cal illu­sion. The pro­cess is as ru­di­men­ta­ry and ho­me­made as pos­sible: the ob­ser­ved ob­ject is cor­ru­ga­ted card­board. A piece of black pa­per with a pin­hole in it al­lows light to pass bet­ween the ca­me­ra and the pho­to­gra­phed ob­ject. Due to the op­ti­cal ef­fect this ge­ne­rates, the eye can no lon­ger pro­cess the image. The brain is sa­tu­ra­ted. Mitt­woch has used more so­phis­ti­ca­ted ma­chines to re­hearse the ex­pe­rience of sa­tu­ra­tion in his la­ter work.

Trans­la­tion, L-S Tor­goff

(1) Feed­back is ge­ne­ra­ted when the out­put si­gnal is rein­jec­ted in­to the in­put. (2) The ex­pres­sion “the re­cep­tive eye” is ta­ken from an epo­ny­mous 1965 ex­hi­bi­tion of ki­ne­tic art at the MoMA in New York. (3) A deic­tic ges­ture is both a vi­sual re­fe­rence and a si­gn crea­ted by a phy­si­cal connec­tion. This concept has made it pos­sible to ana­lyze the me­dium of pho­to­gra­phy. On this point see Ro­sa­lind Krauss, “Notes on the In­dex,” The Ori­gi­na­li­ty of the Avant-garde and Other Mo­der­nist Myths, MIT press, 1986.

Au­drey Il­louz is an art cri­tic and in­de­pendent cu­ra­tor. She re­gu­lar­ly contri­butes to art­press, Flash Art

In­ter­na­tio­nal and 02.

Ma­tan Mitt­woch Né en/ born 1980 Vit à/ lives in Tel-Aviv Ex­po­si­tions per­son­nelles/ So­lo shows: 2013 Fresh Paint art fair, Tel-Aviv Wi­zo Aca­de­my of De­si­gn and Edu­ca­tion, Haï­fa 2015 Dvir Gal­le­ry, Tel-Aviv 2016 Ga­le­rie un­til­then, Saint-Ouen Ex­po­si­tions de groupe/ Group ex­hi­bi­tions 2014 Mel­ting Walls, The Ge­nia Schrei­ber Uni­ver­si­ty Art Gal­le­ry, Tel-Aviv ; Cham­ber/Ante-Cham­ber, Be­za­lel M.F.A The­sis, Tel-Aviv ; Scar­let, Contem­po­ra­ry by Gol­con­da, Tel-Aviv ; Mea­sure For Mea­sure, Pe­tach-Tik­va Mu­seum of Art 2015 The Mu­seum Pre­sents It­self 2, Tel-Aviv Mu­seum of Art, Tel-Aviv

« Blinds [I-IX] », « X’s Y’s and in bet­ween ». Vue de l’ex­po­si­tion à la ga­le­rie un­til­then. 2016.

Ex­hi­bi­tion view

« Un­tit­led - [shat­te­red touch-screen] ». 2014. Épreuve jet d’encre sur pa­pier mé­tal­lique. 96 x 72cm. (Court. ga­le­rie un­til­then). Ink­jet print on me­tal­lic pa­per (1) L’ef­fet lar­sen ap­pa­raît lorsque le si­gnal de sor­tie d’un sys­tème est ré­in­jec­té à l’en­trée. (2) L’ex­pres­sion « l’oeil ré­cep­tif » re­prend le titre de l’ex­po­si­tion dé­diée à l’art ci­né­tique The Res­pon­sive Eye, qui s’est te­nue au MoMA, New York, en 1965. (3) Le geste déic­tique est tout au­tant un geste pic­tu­ral ré­fé­ren­cé qu’un signe par connexion phy­sique qui a per­mis d’ana­ly­ser le mé­dium pho­to­gra­phique. Je ren­voie sur ce point au texte Ro­sa­lind Krauss, l’Ori­gi­na­li­té de l’avant-garde et autres mythes mo­der­nistes, Notes sur l’In­dex, Ma­cu­la, 2007. Au­drey Il­louz est cri­tique d’art et com­mis­saire d’ex­po­si­tion in­dé­pen­dante. Elle col­la­bore ré­gu­liè­re­ment aux re­vues art­press, Flash Art in­ter­na­tio­nal, 02.

« Tuch ». 2015. Acier, époxy, épreuve en plâtre 3D. (Court. Dvir Gal­le­ry, Bruxelles). In­ox steel, epoxy, dis­tal-pha­langes li­near 3D plas­ter-print

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