Dans la peau d’un as­tro­naute

Aujourd'hui en France - - L’ACTUALITÉ DES RÉGIONS - ARMELLE PARION

LANGUEDOC-ROUS­SILLON - MI­DI-PY­RÉ­NÉES. La cli­nique spa­tiale (Medes), ba­sée au CHU de Tou­louse (Hau­teGa­ronne), re­crute vingt hommes de 20 à 45 ans, en bonne san­té, spor­tifs, non fu­meurs, pour être hos­pi­ta­li­sés pen­dant 88 jours, dont 60 en po­si­tion al­lon­gée, à par­tir de sep­tembre 2016 ou de jan­vier 2017. Une ex­pé­rience réa­li­sée par l’Agence spa­tiale eu­ro­péenne et le Centre na­tio­nal d’études spa­tiales (Cnes), pour étu­dier l’im­pact de la mi­cro­gra­vi­té sur le corps. Les as­tro­nautes sta­giaires se­ront sou­mis aux condi­tions de l’im­pe­san­teur, comme s’ils se trou­vaient dans la Sta­tion spa­tiale in­ter­na­tio­nale, la tête plus basse que les pieds de 6°. Ils tes­te­ront l’as­so­cia­tion de com­plé­ments ali­men­taires an­ti­oxy­dants et an­tiin­flam­ma­toires, des mi­cro­nu­tri­ments cen­sés lut­ter contre l’atro­phie mus­cu­laire et la dé­mi­né­ra­li­sa­tion os­seuse, deux des mé­faits de l’im­pe­san­teur. « Les 14 pre­miers jours sont ré­ser­vés à des tests pré­ali­te­ment et les 14 der­niers à des tests ain­si qu’à une ré­adap­ta­tion douce. L’in­ac­ti­vi­té phy­sique in­duit un condi­tion­ne­ment car­dio­vas­cu­laire par­ti­cu­lier et de l’hy­po­ten­sion au le­ver », ex­plique Ma­rie-Pierre Ba­reille, res­pon­sable du pro­jet. Préa­la­ble­ment à l’ex­pé­rience, des en­tre­tiens psy­cho­lo­giques sont pré­vus, afin de s’as­su­rer que les per­sonnes sont suf­fi­sam­ment équi­li­brées pour sup­por­ter le confi­ne­ment. Ces nou­veaux co­bayes de la science re­ce­vront une in­dem­ni­té de 16 000 € ver­sée en quatre ans. Les per­sonnes in­té­res­sées peuvent contac­ter le 05.62.17.49.65.

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