A Annecy, ils sont comme chez eux

Aujourd'hui en France - - L’ACTUALITÉ DES RÉGIONS - Annecy (Haute-Sa­voie) De notre cor­res­pon­dant Vé­ro­nique Droux, pa­tronne de l’hô­tel qui hé­berge la sé­lec­tion AN­THO­NY FAURE

IL EST 3 h 30 mar­di. En pleine nuit, les Is­lan­dais re­gagnent leur camp de base d’Annecy. Ils sont ac­cueillis sous les ap­plau­dis­se­ments nour­ris du per­son­nel de l’hô­tel 4 étoiles les Tré­sors, pe­tit pa­ra­dis sur­plom­bant le lac d’Annecy. La dé­lé­ga­tion qui dé­barque vient de si­gner l’ex­ploit le plus re­ten­tis­sant de l’his­toire du pays et pour­tant au­cune ef­fu­sion de joie, point de cham­pagne. L’ex­ploit de ce pe­tit pays tourne en boucle à tra­vers la pla­nète, mais les Vi­kings, eux, pro­fitent, sa­vourent certes, mais sans rien bous­cu­ler à leurs ha­bi­tudes. Ils en­glou­tissent leurs pâtes et la­sagnes dans le calme, comme après leurs trois matchs de groupe. Et res­tent cou­pés du monde dans leur co­con d’Annecy, de­vant le ma­gni­fique pa­no­ra­ma qui se dé­roule sous leurs yeux de­puis trois se­maines. Les Is­lan­dais ne sortent que ra­re­ment, presque ex­clu­si­ve­ment pour les en­traî­ne­ments et les matchs. De­puis son ar­ri­vée le 7 juin, la sé­lec­tion se pré­pare mi­nu­tieu­se­ment et avec ses va­leurs.

« Ils ne sont pas ar­ri­vés en stars. Ce sont des gens simples qui n’ont pas eu de dé­si­rs far­fe­lus, ex­plique la di­rec­trice de l’hô­tel, Vé­ro­nique Droux. Au dé­part, la com­mu­ni­ca­tion n’a pas été simple. Ils sont très fra­ter­nels entre eux, très sou­dés. On n’entre pas dans leur cercle comme ça. Mais on est en train de cas­ser la glace, de créer une re­la­tion forte. Ils se sentent comme chez eux ici. » Après une grasse ma­ti­née bien mé­ri­tée ce mar­di, les hé­ros ont pris du bon temps. « Ils bou­quinent, re­gardent la té­lé, ri­golent, se font mas­ser. Ils écoutent aus­si avec in­té­rêt les com­men­taires de la presse an­glaise après l’éli­mi­na­tion de l’An­gle­terre… », glisse dans un sou­rire Vé­ro­nique Droux. Les voi­là donc prêts pour un nou­vel ex­ploit di­manche contre le pays hôte. Ils se­ront sou­te­nus en masse. Même de­puis… Annecy. « On se­ra is­lan­dais di­manche. Même contre les Bleus. Un lien s’est créé. Ils nous ont choi­sis, c’est nor­mal de les sou­te­nir », conclut la pa­tronne de l’hô­tel.

Quelle est la ca­pi­tale de l’Is­lande ?

A. Reyk­ja­vik B. Rei­kya­vik C. Reyk­j­va­vyk

De quel pays scan­di­nave l’Is­lande dé­pen­dait-elle jus­qu’en 1918 ?

A. La Nor­vège B. Le Da­ne­mark C. La Suède

En 2013, les Is­lan­dais ont in­ven­té une ap­pli­ca­tion mo­bile très mé­dia­ti­sée. A quoi sert-elle ?

« On se­ra is­lan­dais di­manche »

A. Pour pou­voir pré­ve­nir les érup­tions vol­ca­niques B. Pour ap­prendre à conqué­rir l’Eu­rope comme les Vi­kings C. Pour évi­ter les re­la­tions sexuelles entre cou­sins

Qu’ont re­çu en ca­deau les hand­bal­leurs is­lan­dais, fi­na­listes des Jeux olym­piques 2008 ?

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