L’ar­ri­vée d’Eme­ry laisse les sup­por­teurs per­plexes

PSG.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Mar­jo­rie, abon­née au Parc des Princes BER­TRAND MÉTAYER ET SYL­VIE DE MACEDO

L’OFFICIALISATION de la no­mi­na­tion d’Unai Eme­ry pour deux sai­sons, plus une en op­tion, a mis fin à un sus­pense éven­té pour les sup­por­teurs du PSG. Mais les ha­bi­tués du Parc des Princes n’en sont pas moins cir­cons­pects et in­ter­ro­ga­tifs à pro­pos du choix du tech­ni­cien es­pa­gnol. « Peut-être qu’il va nous faire ga­gner la Ligue Eu­ro­pa, ri­gole Igor en ré­fé­rence au CV du triple vain­queur de l’épreuve avec le FC Sé­ville. Plus sé­rieu­se­ment, c’est bien qu’il ar­rive car le club était clai­re­ment en fin de cycle. Avec les dé­parts d’Ibra­hi­mo­vic et de Blanc, une page se tourne. De­puis deux sai­sons, tant au ni­veau des ré­sul­tats que du jeu, je trouve que l’équipe ne pro­gres­sait plus. On avait aus­si l’im­pres­sion que les stars fai­saient la loi dans le ves­tiaire. »

« Ce n’est pas un grand nom du foot­ball »

L’image d’un Laurent Blanc dé­pas­sé, no­tam­ment lors du fias­co tac­tique contre Man­ches­ter Ci­ty en quart de fi­nale re­tour de Ligue des cham­pions, est ré­gu­liè­re­ment poin­tée du doigt par des sup­por­teurs mal­gré les 11 titres sur 15 pos­sibles rem­por­tés en trois ans par le Cé­ve­nol. « Pa­ris a tel­le­ment de marge que ga­gner la L 1 ou les coupes na­tio­nales de­vient le mi­ni­mum, grince Ni­co­las, de re­tour dans le virage Au­teuil de­puis quelques sai­sons. On es­pé­rait qu’il nous fasse pas­ser un cap en Eu­rope mais perdre contre Man­ches­ter Ci­ty res­semble à une ré­gres­sion. »

Le chan­ge­ment sur le banc n’est pour­tant pas un gage de réus­site pour l’en­semble des sup­por­teurs. « Je connais à peine cet Eme­ry. Ce n’est pas un grand nom du foot­ball, tacle Mar­jo­rie, une abon­né de 27 ans. Blanc paie l’ad­di­tion de l’échec en Ligue des cham­pions. Mais ce n’est pas lui qui jouait à Ci­ty même s’il a ra­té son coup tac­tique sur ce match. Main­te­nant, c’est le flou com­plet. Il y a le dé­part d’Ibra, ce chan­ge­ment d’en­traî­neur. On ne sait pas qui va res­ter, par­tir, ve­nir. » Le ti­ming choi­si par le pré­sident Nas­ser Al-Khe­laï­fi in­ter­pelle aus­si cer­tains. « Pour­quoi avoir fait re­si­gner deux ans Blanc en fé­vrier pour le vi­rer trois mois après, tout en lui re­fi­lant presque 20 M€ ? Je ne com­prends pas, lâche un peu dé­pi­té Fré­dé­ric, un abon­né de longue date. En­core, si c’était pour faire ve­nir Mou­rin­ho ou Guar­dio­la. Mais non, c’est Eme­ry ! Il a certes ga­gné trois fois la Ligue Eu­ro­pa mais il a peu d’ex­pé­rience en Ligue des cham­pions. On ne sait même pas s’il est ca­pable de gé­rer les gros ego. Je suis du­bi­ta­tif. »

Unai Eme­ry, de­ve­nu hier le 26e en­traî­neur de l’his­toire du PSG, au­ra pour prin­ci­pal ob­jec­tif de faire pas­ser au club un cap en Ligue des cham­pions.

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