Le bou­clier en vi­site à Saint-Ouen

Top 14.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Hen­ry Cha­van­cy, trois-quarts ciel et blanc DA­VID OPOCZYNSKI (AVEC O.F.)

« ON EST dans quel ar­ron­dis­se­ment ici ? » A sa des­cente de mo­to­taxi, Ted­dy Tho­mas se ren­seigne sur la si­tua­tion géo­gra­phique de sa nou­velle étape. De­puis le titre de cham­pion de France, ac­quis ven­dre­di, au Camp Nou de Bar­ce­lone, contre Tou­lon, les Ciel et Blanc ont un peu per­du la no­tion du temps et de l’es­pace.

L’ai­lier fran­ci­lien est à SaintOuen, en Seine-Saint-De­nis, où il vient de re­joindre l’Ar­gen­tin Ma­nuel Ca­riz­za, « le meilleur deuxième ligne du Top 14 », d’après Gon­za­lo Que­sa­da, l ’ en­traî­neur du Stade Fran­çais. De­vant le siège de notre jour­nal, les deux hommes at­tendent Hen­ry Cha­van­cy. Le trois-quarts centre a eu du mal à se le­ver du ca­na­pé du Ples­sisRo­bin­son, le centre d’en­traî­ne­ment du Ra­cing, où il a pas­sé une par­tie de la nuit avec Wen­ces­las Lau­ret avant d’être ré­veillé par… le pré­sident Lo­ren­zet­ti.

Cha­van­cy ar­rive en­fin. « On lui par­donne tout, c’est l’en­fant du Ra­cing ! » chambre Tho­mas en pous­sant les portes du « Pa­ri­sien » - « Au­jourd’hui en France ». En mar­chant, Ma­nuel Ca­riz­za confie qu’il a tou­jours les images du Camp Nou en tête. Sur­tout celles du ves­tiaire du FC Bar­ce­lone. Ori­gi­naire de Ro­sa­rio, comme son équi­pier Juan Im­hoff, il confie avoir re­çu une vi­déo d’en­cou­ra­ge­ment de… Lio­nel Mes­si.

Le bou­clier de Bren­nus pro­gresse dans les étages de notre ré­dac­tion. Un es­ca­lier n’ef­fraie pas Ca­riz­za qui porte les 20 kg du mor­ceau de bois sans trem­bler. « J’ai de­man­dé à la Ligue si, pour la pro­chaine sai­son, ils pou­vaient en faire un en po­ly­sty­rène, r i gole Ted­dy Tho­mas. Ça n’a pas ét é ac­cep­té mal­heu­reu­se­ment. » Puis il ajoute : « Je ne pen­sais pas qu’il était aus­si lourd. Mais, même s’il pe­sait en­core plus lourd, ce ne se­rait pas grave. On est tel­le­ment fiers de l’avoir au­près de nous qu’on passe au-de­là de ça. »

La fier­té et la joie se lisent sur les vi­sages pour­tant fa­ti­gués. « On est très heu­reux, oui, glisse Cha­van­cy. C’est la der­nière jour­née où on est tous en­semble, donc on es­saie de ne pas trop se quit­ter et de ne pas trop quit­ter le bou­clier. » Dès ce ma­tin, cha­cun s’en­vo­le­ra vers ses va­cances. Tho­mas a peur d’ou­blier ses palmes pour al­ler na­ger à l’île Mau­rice avec Maxime Ma­che­naud.

« On est très heu­reux. C’est la der­nière jour­née où on est tous en­semble »

A qui la garde du bou­clier du­rant ces se­maines ? « Cer­tains joueurs ont des ma­riages en France, donc ils fe­ront le plai­sir d’of­frir ça à leurs amis, car c’est aus­si eux qui doivent en pro­fi­ter. Il va faire le tour de la France cet été et on le rap­por­te­ra le 30 juillet. » Mais, hier, les joueurs du Ra­cing étaient loin, très loin, de pen­ser à cette date de re­prise.

Ch­ris Ma­soe, 37 ans, le n° 8 du Ra­cing, a pro­lon­gé pour une sai­son son con­trat. L’ex-All Black in­té­gre­ra en­suite l’en­ca­dre­ment où il au­ra e n c harge l ’ e nt r a î ne­ment des avants avec Laurent Tra­vers. Le centre néo-zé­lan­dais de Mont­pel­lier An­tho­ny Tui­ta­vake s’est en­ga­gé pour deux sai­sons, Oli­vier Mis­soup, le 3e ligne d’Oyon­nax, pour un an.

Pour l a pro­chaine Coupe d’Eu­rope, le Ra­cing a été pla­cé dans une poule dif­fi­cile avec Glas­gow, Lei­ces­ter et le Muns­ter. Tou­lon af­fron­te­ra les Sa­ra­cens (cham­pions en titre), Lla­nel­li et Sale. « Une grande fier­té d’of­frir ce titre aux sup­por­teurs »

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