« Ça fait du bien de rompre avec le quo­ti­dien »

Del­phine Jul­lien

Aujourd'hui en France - - LE FAIT DU JOUR - Lau­rie Lau­noy, fu­ture va­can­cière ÉLO­DIE CHER­MANN

J - 2 AVANT LE GRAND dé­part. Hy­per or­ga­ni­sée, Del­phine Jul­lien, 36 ans, a dé­jà dé­ca­pé la gla­cière, pré­pa­ré le linge de mai­son et ras­sem­blé seaux, pelles et bras­sards. « Il ne me reste plus qu’à ter­mi­ner ma va­lise et celle de mes deux bam­bins de 3 et 6 ans, et nous pour­rons le­ver les voiles ! » s’en­thou­siasme cette ma­man so­lo, ins­tal­lée à Bas-en-Bas­set (Haute-Loire). Les en­fants piaffent d’im­pa­tience. « Bien sûr, ici, nous ne su­bis­sons pas le stress de ceux qui vivent en ville, confie-t-elle. Mais ça fait tou­jours du bien, de rompre avec le quo­ti­dien. »

Pour chan­ger d’air, Del­phine a choi­si de mettre le cap sur Lar­nas, dans le sud de l’Ar­dèche. « J’ai loué un cha­let dans un ter­rain de cam­ping pour une se­maine », confie-t-elle. « Sans em­ploi de­puis no­vembre, je viens de dé­mar­rer une ac­ti­vi­té de vente à do­mi­cile dans une so­cié­té spé­cia­li­sée dans la lo­ca­tion et la vente de ma­té­riel de pué­ri­cul­ture. Mais pour l’ins­tant, ça ne me rap­porte que 150 € par mois. Même avec les in­dem­ni­tés chô­mage, je n’ai pas les moyens de m’of­frir un gros break. » C’est d’ailleurs avant tout pour ce­la qu’elle a op­té pour le dé­but du mois de juillet. « Les ta­rifs sont moins éle­vés qu’en août », as­sure-telle. Tant pis donc pour les deux der­niers jours de classe ! « En ma­ter­nelle, l’en­jeu n’est pas très im­por­tant », sou­ligne-t-elle.

Ad­mi­nis­tra­trice in­for­ma­tique à Villeur­banne (Rhône), Lau­rie Lau­noy par­ti­ra, elle aus­si, avant le coup d’en­voi of­fi­ciel des va­cances sco­laires. Pas pour une ques­tion d’ar­gent. « Nous avons la chance de ne pas avoir de lo­ca­tion à payer », ex­plique la jeune femme, ma­man de deux pe­tites prin­cesses de 3 ans et 9 mois. « Mes beaux­pa­rents nous laissent à dis­po­si­tion, pen­dant trois se­maines, leur bun­ga­low à Saint-Hi­laire-de-Riez (Ven­dée). » Ce qui la mo­tive, elle, c’est la tran­quilli­té. « On es­père qu’à cette date il y au­ra un peu moins de monde sur les plages », in­dique-t-elle. « Comme nous ha­bi­tons à Lyon, nous avons pas mal d’ac­ti­vi­tés du­rant l’an­née. Nous comp­tons donc pro­fi­ter de l’été pour par­ta­ger un maxi­mum de mo­ments en famille et vivre à la co­ol. » Et ça com­men­ce­ra dès ce soir sur la route. Pour s’évi­ter le stress in­utile des bou­chons, sa pe­tite famille pré­voit de rou­ler de nuit. « Ça per­met­tra aux filles de dor­mir pen­dant les sept heures de tra­jet. Nor­ma­le­ment quand elles se ré­veille­ront, nous se­rons ar­ri­vés ! »

A la tête d’une tri­bu de 5 en­fants âgés de 7 à 22 ans, Véronique Blin, elle, ne crai­gnait pas tel­le­ment la ren­gaine « Dis ma­man, c’est quand qu’on ar­rive » . D’au­tant moins qu’elle a pris la route pour la Bre­tagne dans la nuit de mer­cre­di à jeu­di. « Mais nous ha­bi­tons à deux pas de la fan-zone du Champ-de-Mars, à Pa­ris, té­moigne cette an­cienne in­fir­mière. Nous avions donc hâte de re­trou­ver le calme. Plus rien ne nous re­te­nait à Pa­ris. Mon fils Hen­ri, qui est en pre­mière, avait fi­ni ses épreuves du bac et mon der­nier, sco­la­ri­sé dans une école hors contrat, ter­mi­né ses cours. Nous au­rions donc été bêtes d’at­tendre. »

« A cette date il y au­ra un peu moins de monde sur les plages »

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