Les va­cances à ral­longe des fans is­lan­dais

Aujourd'hui en France - - L’ACTUALITÉ DES RÉGIONS - Björn, 46 ans, chef d’en­tre­prise ALEXANDRE MÉ­TI­VIER ET YVES LE­ROY

ILS ÉTAIENT LÀ pour deux se­maines, ils sont dé­sor­mais en France à du­rée in­dé­ter­mi­née. Les f a ns i s l a ndais pr é s e nt s pour l’Eu­ro, qui re­pré­sentent près de 10 % de la po­pu­la­tion lo­cale, doivent s’adap­ter au fa­bu­leux par­cours de leur équipe. Et pour ce­la, à cha­cun sa mé­thode.

Peter et son col­lègue et ami Kris­tinnh, croisés mer­cre­di à l’aé­ro­port de Nice, ont cha­cun adop­té une stra­té­gie dif­fé­rente. « Je suis ve­nu pour le deuxième match de poules, puis je suis ren­tré, ra­conte l e pre­mier, un j eune homme blond aux che­veux courts. J’ai re­pris un billet quand j’ai vu qu’on af­fron­tait l’An­gle­terre. J’avais un vol pour ren­trer mar­di, après le match, mais après la qua­li­fi­ca­tion, j’ai choi­si de res­ter. De toute fa­çon, mon pa­tron m’a in­ter­dit de ren­trer tant que notre équipe est en­core ici ! » Son ami Kris­tinnh, dra­pé dans un éten­dard bleu à croix rouge, est ar­ri­vé le 4 juin : « C’est une aven­ture de fou, je ne sais pas quand je vais ren­trer. Je n’ai pris qu’un vol al­ler. Au­jourd’hui, mon ban­quier est mon en­ne­mi. Mais on fe­ra les comptes à la fin. L’avan­tage, c’est qu’une fois qu’on est ici, on peut al­ler par­tout. » Par­tant de ce constat, les deux amis sont ac­tuel­le­ment à Rome, avant de re­ga­gner Pa­ris d e mai n p o u r être au Stade de France di­manche. Comme ils ont dé­jà as­sis­té aux ren­contres pré­cé­dentes, ils sont prio­ri­taires pour dé­cro­cher l’un des 6 000 billets al­loués à la Fé­dé­ra­tion is­lan­daise.

Cer­tains in­su­laires, as­sez rares hier, ont dé­jà re­joint la ca­pi­tale. Pé­tur, 32 ans, garde du corps pour des per­son­na­li­tés po­li­tiques is­lan­daises, a choi­si la coû­teuse op­tion long sé­jour : « Je suis ar­ri­vé il y a trois se­maines et j’ai dé­pen­sé en­vi­ron 3 500 € de­puis. Je me suis ins­tal­lé ce mer­cre­di dans un hô­tel à cô­té du Mou­lin-Rouge avec un ami. A par­tir d’au­jourd’hui, les Is­lan­dais vont ar­ri­ver en masse. » Le quar­tier de Pi­galle se­ra leur point de ral­lie­ment. Björn, 46 ans, et sa femme sont res­tés en go­guette sur la Côte d’ Azur . Le c he f d’ e nt r e pr i s e avoue avoir dû ral­lon­ger son bud­get : « Nous avons dé­jà dé­bour­sé 4 240 € pour le vol al­ler, l’hé­ber­ge­ment, les lo­ca­tions de voi­ture et les billets de matchs, sans comp­ter la nour­ri­ture. Et le plus gros pro­blème, main­te­nant, c’est de trou­ver des vols pour ren­trer. Pour l’ins­tant, ils sont af­fi­chés à 1 200 €. » En­core une bonne rai­son pour la co­lo­nie de Vi­kings d’es­pé­rer pro­lon­ger le sé­jour au-de­là de di­manche.

« Le plus gros pro­blème, c’est de trou­ver des vols pour ren­trer »

VI­DÉO le­pa­ri­sien.fr L’en­thou­siasme des sup­por­teurs fran­çais et is­lan­dais

Nice (Alpes-Ma­ri­times), le 27 juin. Les fans is­lan­dais pré­sents en France pour l’Eu­ro re­pré­sentent en­vi­ron 10 % de la po­pu­la­tion de leur île, soit près de 30 000 sup­por­teurs.

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