Bonne chance, Meg­gy !

MISS ÎLE-DE-FRANCE. Elle a 22 ans, étu­die à Sciences-po et vit en Seine-Saint-De­nis. Elue mer­cre­di soir, Meg­gy Pya­neean­dee re­pré­sen­te­ra sa ré­gion à Miss France en 2017.

Aujourd'hui en France - - TÉLÉVISION ET MÉDIAS - CA­THE­RINE BALLE

EN IN­TÉ­GRANT Sciences-po Pa­ris, elle avait dé­jà réa­li­sé le rêve de son père. Mer­cre­di soir, Meg­gy Pya­neean­dee a don­né vie à ce­lui de sa mère en dé­cro­chant la pré­cieuse écharpe de Miss Ile-de-France 2016. Plé­bis­ci­tée par le pu­blic de la salle Ga­veau (Pa­ris VIIIe), puis par un ju­ry d’une di­zaine de per­sonnes, elle re­pré­sen­te­ra la ré­gion pa­ri­sienne lors de l’élec­tion de Miss France 2017, en décembre. Et la jeune femme de 22 ans y croit : « L’Ile-de-France n’a pas rem­por­té la cou­ronne de­puis 1997. Je veux faire ga­gner ma ré­gion, sur­tout après l’an­née qu’on a vé­cue. »

Meg­gy ne s’est pas ins­crite toute seule au concours de beau­té, elle a été « re­cru­tée » sur les bancs de Sciences-po. « C’est Fran­çois Dur­paire (NDLR : spé­cia­liste des EtatsU­nis, consul­tant pour BFMTV) qui, après une confé­rence, m’a conseillé de can­di­da­ter », ra­conte la liane brune de 1,72 m. « Je ne pen­sais pas avoir le phy­sique adé­quat, je me trou­vais trop fine », confie-t-elle. Sa min­ceur, qui lui a va­lu « des sur­noms mé­chants », « a tou­jours été un com­plexe ». « D’ailleurs, j’ai com­men­cé un pro­gramme pour prendre du poids en me mu s c l a n t e t e n man­geant plus de pro­téines. »

« Le fait d’être sé­lec­tion­née pour l’élec­tion m’a ai­dée à com­prendre que la beau­té, c’était un état d’es­prit, du charme, un sou­rire », ra­conte la jeune ha­bi­tante du Blanc- Mes­nil (Seine-Saint-De­nis). Quand Meg­gy a par­lé de l’élec­tion de Miss France à ses pa­rents, « ils ont tout de suite été em­bal­lés ». « A par­tir de ce mo­ment-là, j’y ai cru. Car, au-de­là du phy­sique, je sais que mon par­cours peut ap­por­ter beau­coup d’es­poir. » Après une sco­la­ri­té dans une zone d’édu­ca­tion prio­ri­taire, la jeune fille a été re­çue à Sciences-po Pa­ris grâce à la conven­tion ZEP.

« J’ai des pa­rents rê­veurs, qui m’ont ap­pris que, quand on tra­vaille dur, on peut avoir ce qu’on veut. » Les Pya­neean­dee ont émi­gré de l’île Mau­rice vers la France à 20 ans. « Mon père est ma­çon et ma mère ne tra­vaille pas. Elle n’est pas al­lée à l’école, elle ne sa­vait ni lire ni écrire à son ar­ri­vée ici. Dé­jà, de­ve­nir pro­prié­taire de leur mai­son en France, c’est in­croyable à l’échelle de la vie de mes pa­rents. » Deuxième de sa fra­trie entre un grand et un pe­tit frère, Meg­gy a « tou­jours été l’in­tel­lo » de la famille.

Si elle en­vi­sa­geait jus­qu’à l’an der­nier, après un stage à New York, de faire car­rière dans le mar­ke­ting de luxe, Meg­gy sou­haite dé­sor­mais don­ner une di­men­sion plus « hu­ma­ni­taire » à sa vie. En at­ten­dant, d’ici à décembre, elle met­tra ses études entre pa­ren­thèses pour at­teindre son nou­vel ob­jec­tif : la cou­ronne de Miss France.

« J’ai des pa­rents rê­veurs, qui m’ont ap­pris que, quand on tra­vaille dur, on peut avoir ce qu’on veut »

le­pa­ri­sien.fr Miss Ile-de-France vient du Blanc-Mes­nil

Pa­ris (VIIIe), mer­cre­di. Née de pa­rents mau­ri­ciens ar­ri­vés en France quand ils avaient 20 ans, Meg­gy Pya­neean­dee a été plé­bis­ci­tée par le pu­blic de la salle Ga­veau et par un ju­ry d’une di­zaine de per­sonnes.

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