« Ça nous fait ga­gner un temps pré­cieux »

Jo­na­than Gi­rar­dot,

Aujourd'hui en France - - ÉCONOMIE - D.R.

IL EST 13 HEURES et c’est l’af­fluence dans le res­tau­rant Co­jean si­tué en plein quar­tier d’af­faires, à la li­sière de Saint-Ouen (Sei­neSaint-De­nis) et de Clichy-la-Ga­renne (Hauts-de-Seine). Der­rière le comp­toir de cette sand­wi­che­rie haut de gamme, vê­tu du tee-shirt bleu ciel mai­son, Jo­na­than Gi­rar­dot prend la carte ban­caire d’un ha­bi­tué avec la­quelle il ef­fleure le lec­teur de cartes. Sans avoir eu be­soin d’en­trer le moindre code, le client ré­cu­père sa carte ban­caire, sa fac­tu­rette, et s’en va.

« Ici, en­vi­ron 30 % des paie­ments se font dé­jà ain­si, c’est-à-dire sans contact, ex­plique Jo­na­than, di­rec­teur du res­tau­rant. Ça nous fait ga­gner un temps pré­cieux au mo­ment du rush, au moins dix se­condes par client. Ça p e r met d e flui­di­fier la file d’at­tente. » Dans cet éta­blis­se­ment de­si­gn, on ac­cepte de­puis un an dé­jà le paie­ment sans contact et à par­tir de 1 € d’achat. « Beau­coup de gens paient ain­si leur ca­fé, 1,90 €, parce qu’ils n’ont pas la mon­naie et que ça va vite », pour­suit Jo­na­than. Il ai­me­rait dé­ve­lop­per ce mode de paie­ment, « mais toutes les cartes ne sont pas en­core com­pa­tibles et, par­mi ceux qui en ont une, beau­coup l’ignorent. On le voit à leur tête, ra­conte le res­pon­sable. Car, à la caisse, main­te­nant, quand on prend une carte af­fi­chant l e lo­go du sans-contact, on ne ré­flé­chit plus : on la passe juste sur le lec­teur ». Cer­tains qui ne connaissent pas ce ser­vice de­mandent d’an­nu­ler la tran­sac­tion mais, la plu­part du temps, ça fait sou­rire les gens. »

« Beau­coup de gens paient ain­si leur ca­fé parce qu’ils n’ont pas la mon­naie »

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