Un tiers des abat­toirs sont non conformes

Aujourd'hui en France - - SOCIÉTÉ -

LES VI­DÉOS de mal­trai­tance ani­male dé­voi­lées par l’as­so­cia­tion L214 de­puis le prin­temps avaient pous­sé le mi­nis­tère de l’Agri­cul­ture à im­po­ser un contrôle de tous les abat­toirs fran­çais. Après plus de deux mois d’ins­pec­tion et 259 éta­blis­se­ments vi­si­tés, trois d’entre eux ont dû sus­pendre ou ar­rê­ter dé­fi­ni­ti­ve­ment leur ac­ti­vi­té, a dé­taillé le mi­nis­tère hier. Les vi­déos de l’as­so­cia­tion de dé­fense des ani­maux avaient en­traî­né en mars la fer­me­ture tem­po­raire des abat­toirs d’Alès et du Vi­gan (Gard), puis de ce­lui de Mau­léon (Py­ré­nées-At­lan­tiques). A la suite de ces ins­pec­tions, près de 70 % des abat­toirs ont été ju­gés sa­tis­fai­sants ou ac­cep­tables dans leur ges­tion des risques. En re­vanche, un sur trois a un ni­veau de ges­tion de la pro­tec­tion des ani­maux « in­suf­fi­sant ». Pour la plu­part, il s’agit sur­tout d’un manque de do­cu­men­ta­tion afin de prou­ver la maî­trise de l’ex­ploi­ta­tion. Dans d’autres abat­toirs, des dé­fauts d’étour­dis­se­ment des ani­maux ain­si que des équi­pe­ments ob­so­lètes ou in­adap­tés à l’es­pèce abat­tue ont été consta­tés. « Les non-confor­mi­tés les plus graves ont ain­si don­né lieu à des suites im­mé­diates, pou­vant al­ler jus­qu’à l’ar­rêt de l’ac­ti­vi­té, pré­cise la syn­thèse du mi­nis­tère, sans com­mu­ni­quer le nom des éta­blis­se­ments. Elles concer­naient moins de 5 % des chaînes ins­pec­tées (19 chaînes). »

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