William Bon­net, le Tour d’après

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Saint-Lô (Manche) De l’un de nos envoyés spéciaux DA­VID OPOCZYNSKI

IL N’A RIEN OU­BLIÉ. « On n’ou­blie pas fa­ci­le­ment un mo­ment comme ce­lui-là », souffle Matthieu La­da­gnous, pré­sent aux cô­tés de son équi­pier de la FDJ, William Bon­net, quand il a chu­té à pleine vi­tesse l’an der­nier, au coeur de la troi­sième étape du Tour. Bon­net glisse sur le ma­ca­dam chaud, ter­mine au bord de la route avant d’être per­cu­té vio­lem­ment par d’autres cou­reurs. Le bi­lan est lourd. Trau­ma­tisme crâ­nien et ver­tèbre cer­vi­cale frac­tu­rée, il se re­trouve im­mo­bi­li­sé dans un cor­set du­rant de longues se­maines. « Il est pas­sé tout près du drame, donc c’est vrai que le voir ici, un an après, c’est im­pres­sion­nant », ajoute La­da­gnous.

« Ma chute ne me hante pas »

Car c’est un fait : Bon­net, 34 ans, se­ra bien au dé­part du Tour au­jourd’hui. Il l’avoue pour­tant lui-même : « Pen­dant ma conva­les­cence, l’ob­jec­tif prin­ci­pal était dé­jà de pou­voir re­ve­nir sur un vé­lo et après, bien sûr, de re­trou­ver la condi­tion. Le Tour de France 2016 était très loin de mes pen­sées. »

« C’est vrai que c’est plai­sant de re­ve­nir, sou­rit-il. Et le faire aus­si tôt prouve que tout est ren­tré dans l’ordre. Mais c’est un pe­tit re­tour. C’est juste plai­sant de ne pas avoir fi­ni sur une chute mon his­toire avec le Tour. » Le dos­sard 122 as­sure qu’il ne songe « plus du tout » aux images de la chute. « On m’en parle plus que j’y pense, dit-il. C’est nor­mal. Mais, vrai­ment, ma chute ne me hante pas. Et puis, chaque jour de course, on a des tâches à ef­fec­tuer pour nos lea­deurs. Le tra­vail re­prend le pas sur le reste. »

Plus que ja­mais, sa mis­sion se­ra donc d’ai­der Thi­baut Pi­not. « Nous sommes huit cou­reurs au­tour de lui à le pro­té­ger pour qu’il puisse s’ex­pri­mer plei­ne­ment lors­qu’il fau­dra en dé­coudre avec les meilleurs », ra­conte Bon­net. Il s’agi­ra pour ce­la de né­go­cier au mieux les cinq pre­miers jours en veillant à ce que Pi­not « ne perde pas de temps ».

Quant à lui, il af­firme ne pas craindre la ner­vo­si­té des pre­miers jours. « Au fil des courses que j’ai faites de­puis le dé­but de l’an­née, j’ai re­trou­vé les re­pères, je n’ai plus d’ap­pré­hen­sion, dit-il. J’es­père que ça va bien se pas­ser ! » le­pa­ri­sien.fr L’interview de William Bon­net

Saint-Lô (Manche), hier. William Bon­net se­ra bien au dé­part du Tour au­jourd’hui. Le cou­reur de la FDJ, griè­ve­ment bles­sé l’an pas­sé après une chute spec­ta­cu­laire (ver­tèbre cer­vi­cale frac­tu­rée) as­sure ne pas craindre la ner­vo­si­té des pre­miers jours.

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