Le match des tri­bunes est lan­cé

Aujourd'hui en France - - SPORTS - BER­TRAND MÉ­TAYER

CE SE­RA l’autre confron­ta­tion de France - Is­lande, une sorte de match au­tour du match. Un duel en tri­bunes an­non­cé bouillant. Les Vi­kings is­lan­dais et leurs barbes de hips­ters bé­né­fi­cient d’une cote d’amour ahu­ris­sante. Voir dé­bar­quer près de 10 000 res­sor­tis­sants d’un si pe­tit pays (340 000 ha­bi­tants) fas­cine en France, où la sé­lec­tion na­tio­nale peine à ex­por­ter ses in­con­di­tion­nels. De quoi faire des sup­por­teurs scan­di­naves les chou­chous de l’Hexa­gone. « C’est vrai qu’on nous ac­cueille bien, sou­rit Ra­gnar, dé­bar­qué jeu­di à Pa­ris après avoir as­sis­té à Nice au suc­cès contre l’An­gle­terre (2-1). On ne pen­sait pas en­core être là dé­but juillet. Main­te­nant, on veut conti­nuer la fête. Contre la France, on va faire du bruit. Beau­coup de bruit ! »

Plus de 8 000 Is­lan­dais at­ten­dus di­manche

Pour le quart de fi­nale, 6 000 billets ont été al­loués à des Is­lan­dais lan­cés dé­sor­mais dans une chasse aux ti­ckets où les sé­sames s’échangent contre plu­sieurs cen­taines d’eu­ros.

Au to­tal, ils pour­raient être un peu plus de 8 000 de­main soir au Stade de France. De quoi ri­va­li­ser avec un pu­blic fran­çais su­pé­rieur quan­ti­ta­ti­ve­ment. « Il y au­ra match, pro­met Fa­bien Bon­nel, le ca­po des Ir­ré­sis­tibles Fran­çais, qui am­biance les matchs des Tri­co­lores avec son mé­ga­phone de­puis le dé­but de l’Eu­ro. Il faut qu’on soit tous der­rière le maillot bleu. On n’a pas en­core le meilleur pu­blic, mais face à l’Is­lande, on au­ra la force du nombre, il faut en pro­fi­ter. »

Et peut-être com­mu­nier avec les Bleus, comme les Is­lan­dais l’ont fait lun­di avec leurs sup­por­teurs à l’Al­lianz Are­na. Une scène à faire rê­ver un fan tri­co­lore. « S’ils veulent qu’on se rap­proche en­core plus d’eux, on le fe­ra, as­sure Pa­trice Evra. Au­jourd’hui, on a un vrai kop, on sent qu’ils sont der­rière nous. Lors du match France - Ukraine au Stade de France en 2013, je sa­vais en ren­trant sur le terrain qu’on ga­gne­rait le match. Il ré­gnait une éner­gie très po­si­tive. Si on re­trouve cette am­biance, on pas­se­ra. »

Un mes­sage en­ten­du. « Les spec­ta­teurs doivent de­ve­nir des sup­por­teurs pour avoir un im­pact sur le ré­sul­tat, pour­suit Fa­bien Bon­nel. On en au­ra be­soin pour ga­gner, puis al­ler conqué­rir le titre. »

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