Conte, l’agi­té du banc

Ita­lie - Al­le­magne

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Dino Zoff, an­cien sé­lec­tion­neur de l’Ita­lie CH­RIS­TOPHE BÉRARD

daient bi­zar­re­ment, mais pas lui. C’est un bon mec. Il ai­mait dia­lo­guer et te mettre à l’aise. Il aime les autres. Et je suis sûr qu’il adore ses joueurs au­jourd’hui. »

Conte n’a pas seule­ment sué sous la tu­nique des Bian­co­ne­ri. Il a aus­si trem­pé le maillot de la Squa­dra Az­zur­ra a vingt re­prises. Il au­rait dû d’ailleurs être sur le terrain lors de la fi­nale de l’Eu­ro 2000, mais, vic­time d’un mé­chant tacle du Rou­main Ha­gi en quarts de fi­nale, il avait dû re­non­cer. Il re­fu­se­ra les ex­cuses d’Ha­gi et sur­tout de quit­ter la com­pé­ti­tion. « On ne lâche ja­mais un groupe », sou­li­gne­ra-t-il. Son sé­lec­tion­neur de l’époque, Dino Zoff, se sou­vient au­jourd’hui d'« un homme très im­por­tant pour l’équipe ». Et d’ex­pli­ci­ter. « An­to­nio fai­sait tout bien et avec le plus grand sé­rieux. Il avait des tâches pré­cises et il les exé­cu­tait à la per­fec­tion. Il n’est pas là pour ri­go­ler. Son sou­rire, c’est la vic­toire. »

Il com­mence sa car­rière d’en­traî­neur comme il a joué : en ré­pé­tant ses gammes et en aug­men­tant le rythme. Il en­traîne d’abord Arez­zo, puis Ba­ri en Se­rie B qu’il fait re­mon­ter dans l’Elite. Trois mois à Ber­game et une sai­son à Sienne plus tard, il dé­barque à Vi­no­vo, le centre d’en­traî­ne­ment de la Juve à l’été 2011. En trois ans, il rem­porte trois titres de cham­pion. Seule ombre au ta­bleau de la re­nais­sance tu­ri­noise, les quatre mois de sus­pen­sion, ré­col­tés en oc­tobre 2012, pour ne pas avoir dé­non­cé un match tru­qué quand il di­ri­geait Sienne.

En 2014, il prend les rênes de l’Ita­lie, qu’il va gé­rer comme un club. Il ne sé­lec­tionne pas for­cé­ment les meilleurs, mais les plus vo­lon­taires. Ré­pé­tant à l’en­vi les mots « tra­vail » « or­gueil » et « hu­mi­li­té ». Cette re­cette fonc­tionne au-de­là de tous les es­poirs. « J’aime son équipe, sou­rit Zoff. Elle prouve qu’un en­traî­neur peut trans­for­mer des hommes qui doutent. »

« Son sou­rire, c’est la vic­toire »

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