Ça ne peut pas s’ar­rê­ter là

FOOT­BALL. Pour s’in­vi­ter dans le der­nier car­ré de leur Eu­ro et y dé­fier l’Al­le­magne, les Bleus doivent évi­ter le piège ten­du par le Pe­tit Pou­cet vi­king.

Aujourd'hui en France - - LA UNE - DO­MI­NIQUE SÉVÉRAC

M 6, BEIN SPORTS 1, 21 HEURES

ON VEUT NOTRE DOSE d’émo­tions ! Ce ne se­ra peut-être pas pour ce soir avec ce France - Is­lande, juste un match pour se qua­li­fier. Mais après, oui, quel feu d’ar­ti­fice ! Vaincre l’Is­lande et vivre cette de­mi-fi­nale contre l’Al­le­magne, à Mar­seille, « chez » Di­dier Des­champs, ex­cite dé­jà ! C’est un rêve et il flotte au bout de cette nuit, si les Bleus s’ar­rachent à leur condi­tion de quart-de-fi­na­listes, es­toquent les Is­lan­dais, aus­si dan­ge­reux avec leurs pieds qu’avec leurs mains sur ces longues touches vin­tages, et se convient à la table du der­nier car­ré, leur ob­jec­tif ini­tial.

La se­maine der­nière, en évi­tant le trou d’Eire, les Tri­co­lores ont en­ter­ré l’idée de faillite dans cet Eu­ro, abais­sant le cur­seur au ni­veau de l’échec en cas d’éli­mi­na­tion en quart. Mais on ne connais­sait pas en­core leur ad­ver­saire, cette Is­lande qui a gla­cé les An­glais, les « brexi­tant » ma­nu mi­li­ta­ri de la com­pé­ti­tion. Main­te­nant qu’on sait, il en va de l’Is­lande comme de l’Eire. Sor­tir ce soir au­rait le goût de la faute et du fias­co, re- met­trait en cause les sta­tuts de cer­tains et plon­ge­rait les Bleus de France dans le chaos d’une ré­vo­lu­tion qui, ailleurs, a cou­pé les têtes de Del Bosque (Es­pagne) et de Hodg­son (An­gle­terre), dont cette der­nière à cause de nos amis Vi­kings.

Les Is­lan­dais surfent sur un élan po­pu­laire qui dé­passe leur pays, sur l’ef­fet Lei­ces­ter, conta­gieux jus­qu’à la vic­toire sans ba­vure avec bra­voure du Pays de Galles sur la Bel­gique ven­dre­di (3-1), mais toutes les belles his­toires ont une fin et c’est main­te­nant aux Bleus de pas­ser pour ce qu’on leur de­mande de­puis le dé­but : des vain­queurs, nets et car­rés.

Celle de Sa­muel Um­ti­ti com­mence, de belle his­toire, et elle de­vra s’éti­rer au moins jus­qu’au dé­but de la nuit pour le de­meu­rer. Puis­qu’il aime les som­mets, c’est la lo­gique de sa se­maine, qui l’a vu pas­ser de la Ligue 1 à la Li­ga, du grand Lyon au lé­gen­daire FC Bar­ce­lone, il ne faut sur­tout pas qu’il s’ar­rête là parce que, de la hau­teur et des com­bats en al­ti­tude, les Is­lan­dais vont lui en don­ner pen­dant de longues mi­nutes.

« C’est vrai qu’ils ont beau­coup de pré­sence en zone of­fen­sive, avec deux at­ta­quants de grande taille, ex­pose Di­dier Des­champs. Ils mettent de la pres­sion. Mais je ne peux pas gran­dir mes joueurs et leur ajou­ter des cen­ti­mètres. Cer­tains sont ca­pables de lut­ter dans les duels. Il fau­dra aus­si être at­ten­tifs au­tour sur toutes les dé­via­tions. » Sa­chant que la meilleure dé­via­tion, c’est celle qui mè­ne­ra à la de­mi-fi­nale. Pour rê­ver plus grand, les Bleus ne doivent pas se trom­per de che­min.

Se com­por­ter en­fin en pa­trons

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