La touche de Gun­nars­son, l’arme fa­tale

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C’EST TOU­JOURS le même ri­tuel, la « spé­ciale » de l’Is­lande. Aron Gun­nars­son, le ca­pi­taine, prend un maxi­mum d’élan et ex­pé­die une longue touche grâce à un sa­voir-faire dé­ve­lop­pé en jouant au hand (son pre­mier sport). Par deux fois, lors de cet Eu­ro, le geste s’est ré­vé­lé dé­ci­sif. Les deux fois, Ka­ri Ar­na­son, le dé­fen­seur cen­tral de 1,91 m, est à la dé­via- tion. Un autre joueur se charge en­suite de conclure. « On sait exac­te­ment où il faut se pla­cer. Ce qui est im­por­tant, après, c’est de mul­ti­plier les mou­ve­ments pour dis­pu­ter ef­fi­ca­ce­ment le se­cond bal­lon », mur­mure Ar­na­son. « Ce n’est pas une ques­tion de force dans le lan­cer mais de tech­nique », confie le mi­lieu droit Bir­kir Bjar­na­son. La touche est plus qu’une re­mise en jeu en Is­lande. C’est une vraie arme. « C’est une tra­di­tion et on aime ça. Gun­nars­son n’est pas un cas iso­lé en Is­lande. Cer­tains font même des sauts pé­rilleux pour prendre de la vi­tesse », sou­ligne le jour­na­liste is­lan­dais Bjorn Si­gurd­sson. « On a pris des dis­po­si­tions pour li­mi­ter cet as­pect de leur jeu », pré­cise

Di­dier Des­champs.

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