Ils pro­fitent dé­jà des va­cances !

PLAGE. C’est le week-end des pre­miers dé­parts. Nous avons ren­con­tré d’heu­reux tou­ristes.

Aujourd'hui en France - - ACTUALITÉ - Mont­pel­lier (Hé­rault) De notre cor­res­pon­dant Thier­ry, 60 ans, chauf­feur rou­tier CLAUDE MASSONNET

AL­BAN, FLORENT et leurs com­pagnes Sa­mia et Rim ont at­teint leur pe­tit coin de pa­ra­dis es­ti­val hier vers 15 heures sur la plage des Ares­quiers à Fron­ti­gnan (Hé­rault). Tem­pé­ra­ture ex­té­rieure 27-28 °C, Mé­di­ter­ra­née à 20 °C, et pra­ti­que­ment au­cun nuage dans le ciel bleu. Ces vei­nards ont fait une pause dans leurs fa­milles res­pec­tives à Va­lence (Drôme), ce qui leur a per­mis d’évi­ter le tra­fic dense hier lors des pre­miers dé­parts en va­cances et ils s’offrent quelques jours de mer et de so­leil pour ou­blier dé­fi­ni­ti­ve­ment le prin­temps pour­ri.

« On vient se res­sour­cer. Ici, on a le sen­ti­ment de re­vivre après des se­maines et des se­maines de pluie à Pa­ris, s’ex­clame Al­ban, 28 ans. On se lève, et il pleut ; on rentre le soir, et il pleut en­core. C’est dé­pri­mant. On a l’im­pres­sion que la vie se ré­sume au tra­vail et au paie­ment des fac­tures », s’ex­clame cet agent de sé­cu­ri­té in­cen­die à Vin­cennes (Valde-Marne). « Là, on va pro­fi­ter en­fin de bons mo­ments, des soi­rées de­hors, en ter­rasse, à prendre l’apé­ri­tif et de la plage la jour­née », ajoute Florent, 28 ans, qui vit à Villeur­banne (Rhône). Les deux couples ont loué un stu­dio dans le village de Vic-la-Gar­diole, près de Mont- pel­lier, entre étang et mer, où ils ont bien l’in­ten­tion d’aban­don­ner tous leurs sou­cis quo­ti­diens.

La fa­mille Hecq u e t n ’ a même pas at­ten­du la fin de l’école pour ve­nir souf­fler au cam­ping To­ha­pi la Fa­laise, à Nar­bonne Plage (Aude) où elle est ar­ri­vée hier ma­tin, après un pé­riple en voi­ture de­puis la Haute-Marne. Le couple et quatre jeunes en­fants viennent de s’ins­tal­ler pour deux se­maines dans un mo­bile home. Ils bé­né­fi­cient de prix at­trac­tifs, en plein été, sans la foule qui s’ins­talle après le 14 juillet. « Ce qu’on veut, c’est pas de prise de tête. On laisse tous les en­nuis der­rière nous. On coupe In­ter­net », ex­plique Thier­ry, 60 ans, chauf­feur rou­tier qui vient de vé­ri­fier qu’il n’y avait pas de té­lé­vi­sion dans le lo­ge­ment de va­cances. L’ob­jec­tif, c’est des va­cances au grand air, avec au pro­gramme, « plage, vi­site de la ré­serve afri­caine de Si­gean et es­ca­pade en Es­pagne », pré­cise le pa­pa, qui com­mence sa « cure de re­laxa­tion ».

« En gé­né­ral, il faut deux jours à nos clients pour se dé­tendre, éva­cuer le stress et prendre à nou­veau le temps de vivre », constate Yoann Wo­zins­ki, di­rec­teur du cam­ping. Un peu plus loin, Lu­cie en­tame trois se­maines de congé avec ses en­fants. « On s’ap­prête à vivre au jour le jour. On est là pour une nuit, peut-être plus. Et on ira plan­ter la tente ailleurs en­core. On veut de la tran­quilli­té », ex­plique cette va­can­cière ve­nue du Tarn. Mais aus­si « de la convi­via­li­té et de la cha­leur », constate Jacques Mestre, pa­tron de l’Union des hô­te­liers de l’Hé­rault. Bien plus en­core que les autres an­nées.

« On laisse tous les en­nuis der­rière nous »

Fron­ti­gnan (Hé­rault), hier. Al­ban, Sa­mia, Rim et Florent viennent tout juste de dé­plier leurs ser­viettes au pa­ra­dis éphé­mère des Ares­quiers pour quelques jours de dé­tente au so­leil.

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