L'Al­le­magne brise la ma­lé­dic­tion

Au terme d’une in­croyable séance de tirs au but, l’Al­le­magne a dé­cro­ché sa place dans le der­nier car­ré. Elle y af­fron­te­ra soit la France, soit l’Is­lande.

Aujourd'hui en France - - SPORT HIPPIQUE - Bor­deaux (Gi­ronde) De notre en­voyé spé­cial CH­RIS­TOPHE BÉ­RARD

LA NEU­VIÈME SYM­PHO­NIE n'a pas été écrite par un Ita­lien mais par un Al­le­mand. Lo­gique donc que la Squa­dra Az­zur­ra fi­nisse en­fin par s'in­cli­ner, au bout du neu­vième match face à l'Al­le­magne dans une phase fi­nale d'Eu­ro ou de Coupe du monde. La Mann­schaft a en­fin bri­sé la ma­lé­dic­tion et s'avance dé­sor­mais en large fa­vo­ri pour s'ad­ju­ger di­manche pro­chain un qua­trième titre de cham­pion d'Eu­rope. Il a fal­lu en pas­ser par la séance de tirs au but, mar­quée par des échecs à ré­pé­ti­tion (4 cô­té ita­lien, 3 cô­té al­le­mand) avant la dé­li­vrance of­ferte par Hec­tor.

L'af­fiche était su­blime et pro­met­teuse avec ces huit étoiles de cham­pions du monde ré­par­ties à éga­li­té sur les deux maillots. Mais il ne fal­lait pas trop re­gar­der le ciel et les étoiles. Prag­ma­tique, Joa­chim Löw avait par­fai­te­ment étu­dié la per­for­mance ita­lienne face à l'Es­pagne au tour pré­cé­dent (2-0).

Les Al­le­mands plus en­tre­pre­nants

Les Tran­sal­pins avaient fait la dif­fé­rence, no­tam­ment par leur ca­pa­ci­té à gê­ner les re­lances ad­verses et en étouf­fant le mi­lieu par un pres­sing constant. Le coach al­le­mand s'est adap­té, avec no­tam­ment un mar­quage in­di­vi­duel de Hum­mels sur Pel­lè, pi­vot in­con­tour­nable du dis­po­si­tif ita­lien. Pres­sing, gêne, mar­quage, pi­vot. Vous trou­vez ce­la bien dé­nué de ro­man­tisme ? C'est vrai mais c'est exac­te­ment la phy­sio­no­mie du match d'hier soir à Bor­deaux. Pas vi­lain à re­gar­der mais sans un soup­çon de charme. Les es­paces étaient aus­si rares qu'un sou­rire sur le vi­sage d'An­to­nio Conte. Le seul fris­son de la pre­mière pé­riode, c'est l'en­trée en jeu de Sch­weins­tei­ger après la ra­pide bles­sure de Khe­di­ra. L’oc­ca­sion pour le Man­cu­nien d’éga­ler ain­si le re­cord de matchs de phase fi­nale d'Eu­ro et de Coupe du monde (37 comme Mi­ro­slav Klose). Ce­la ne trans­cen­dait pas l'Al­le­magne qui s'of­frait juste une tête à co­té de Go­mez (41e) et une frappe trop écra­sée de Mül­ler (42e) pour in­quié­ter Buf­fon. En face, l'Ita­lie avait du mal à se pro­je­ter en contre et seule une frappe non ca­drée de Stu­ra­ro (44e) dé­clen­chait les cris des Ti­fo­sis.

Plus en­tre­pre­nants, les Al­le­mands, à force de pous­ser, al­laient ou­vrir le score sur une re­prise de Go­mez sur un centre d'Hec­tor (1-0, 68e). A cet ins­tant, la Mann­schaft était alors per­sua­dée d'avoir fait le plus dur avec dans les buts Ma­nuel Neuer, seul gar­dien de l'Eu­ro à ne pas avoir en­cais­sé de but à cet ins­tant pré­cis. Lo­gi­que­ment, le match était fi­ni. Mais cette Ita­lie-là, pour­tant hy­per­ra­tion­nelle, n'a rien de lo­gique. Elle al­lait re­fu­ser la fa­ta­li­té et pro­vo­quer sa chance. Après une faute de main de Boa­teng dans la sur­face, Bo­nuc­ci éga­li­sait sur un pe­nal­ty (1-1, 77e) pour em­me­ner les siens en pro­lon­ga­tion. Et en­tre­te­nir le sus­pense jus­qu’au bout...

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