Pour Ca­ven­dish, c’est la li­bé­ra­tion

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Sainte-Ma­rie-du-Mont LIO­NEL CHAMI

ON AT­TEN­DAIT PLU­TÔT les Al­le­mands Mar­cel Kit­tel (Etixx) ou An­dré Grei­pel (Lot­to) et voi­là qu’a sur­gi un Bri­tan­nique et non des moindres : Mark Ca­ven­dish (Di­men­sion Da­ta), 31 ans, qui signe sa 27e vic­toire d’étape sur le Tour, mais sur­tout se pare du maillot jaune pour la pre­mière fois. Le contexte n’a pas échap­pé au cou­reur ori­gi­naire de l’île de Man : « Ga­gner ici à Utah Beach, c’est spé­cial. Quand j’étais jeune, je vou­lais m’en­ga­ger dans l’ar­mée au Royaume-Uni. C’est l’op­por­tu­ni­té de mon­trer tout le res­pect que j’ai pour les soldats qui se sont bat­tus pour notre li­ber­té en Eu­rope de l’Ouest et pour tous mes amis militaires. »

Le maillot jaune comble vi­sible- ment le « Cav », in­con­so­lable pour l ’ avoir l ais­sé échap­per dans l e York­shire à la suite d’une chute à la pre­mière ar­ri­vée de Har­ro­gate voi­là deux ans : « C’est le sym­bole du cy­clisme, j’en suis fier, ain­si que pour l’équipe qui court pour une cause, que 5 000 en­fants (NDLR : sud-afri­cains) re­çoivent un vé­lo afin d’al­ler à l’école. »

En at­ten­dant les JO

At­ten­tion­né vis-à-vis d’un jeune ap­pren­ti jour­na­liste, il dit ché­rir cha­cune de ses 27 vic­toires sur le Tour de France : « Je me sou­viens de cha­cune, de chaque ville d’ar­ri­vée, de chaque équipe, des cir­cons­tances. Ce sont des mo­ments qui changent la vie. » D’Utah Beach, il re­tien­dra le tra­vail de ses quatre équi­piers, dont trois, Ei­sel, Boas­son-Ha­gen et Ren­shaw, sont dé­jà d’an­ciens col­lègues de tra­vail — Van Rens­burg com­plète son train. « Le vent ve­nait de face dans les der­niers ki­lo­mètres, j’ai pré­fé­ré at­tendre dans la roue de Mark (Ren­shaw). J’ai eu un peu de chance que Sagan laisse un trou sur la droite et je m’y suis en­gouf­fré et j’y suis al­lé à fond. En fran­chis­sant la ligne, c’était une sen­sa­tion for­mi­dable. »

De toute évi­dence, le tra­vail sur piste a réus­si à Ca­ven­dish, re­te­nu pour les Jeux de Rio — pour­suite par équipe et om­nium. « La piste est bonne pour la force. On ver­ra si c’est com­pa­tible avec l’en­du­rance. Le Tour dure 3 500 km et je se­rai peu­têtre lâ­ché de­main (au­jourd’hui). » En tout cas, Mon­sieur est ser­vi.

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