Un Tours en Amé­rique

RAS­SEM­BLE­MENT. Jus­qu’à ce soir, l’Ame­ri­can Fes­ti­val de Tours ac­cueille les pas­sion­nés de la culture amé­ri­caine. Un mé­lange de tri­bus, des In­diens aux fans de coun­try. Wel­come !

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55 000 vi­si­teurs an­non­cés sur les trois jours.

Tous les goûts — et ils ne sont pas tou­jours les meilleurs — de l’Amé­rique sont là. Une Amé­rique rêvée, re­com­po­sée, fan­tas­mée et un rien ré­tro. Au­tant de « tri­bus » qui parlent des USA avec des étoiles dans les yeux.

Les afi­cio­na­dos de la coun­try Cow-boys et In­diens

Pas très loin du cor­ral pour le ro­déo, la grande tente est pleine à cra­quer dès les pre­mières notes d’har­mo­ni­ca. Bottes de cow-boy de ri­gueur et cha­peau sur la tête, c’est par­ti pour une séance de « line dance », la danse en ligne. Ro­dolphe et Clau­dine, ve­nus spé­cia­le­ment de Pé­ri­gueux (Dor­dogne), pra­tiquent de­puis près de dix ans. « J’aime cette mu­sique, le style ves­ti­men­taire, mais aus­si l’attitude un peu cow-boy. Et ce­la nous change de notre quo­ti­dien. L’Amé­rique reste un rêve pour moi », ex­plique Ro­dolphe. Ici, les ti­pis cô­toient les tentes su­distes sans sou­ci. Le village wes­tern at­tire les cu­rieux et fait la joie des ga­mins. Femme-Arbre, alias Va­lé­rie, en cos­tume de la tri­bu des Nez-Per­cés, ra­conte qu’elle s’est tou­jours sen­tie un peu In­dienne. « Quand j’étais pe­tite, je les pré­fé­rais aux cow-boys. J’ai tou­jours mon­té à che­val à cru. Mais, mal­heu­reu­se­ment, je ne suis ja­mais al­lée là-bas. » Un peu plus loin, dans les al­lées, Sté­phane as­sume son cô­té so­sie de Lu­cky Luke. « J’adore le per­son­nage de­puis que je suis pe­tit et j’aime aus­si la coun­try. J’avais peur d’être ri­di­cule la pre­mière fois que je suis al­lé comme ça dans un fes­ti­val. Mais tout le monde a trou­vé ça su­per… » Barbe à la ZZ Top, cuirs noirs et ta­touages, ils sont ve­nus en nombre de toute l’Eu­rope dans ce fes­ti­val spon­so­ri­sé par Har­ley-Da­vid­son. Près de 14 000 en­gins oc­cu­pe­raient les par­kings ! « Nous sommes ve­nus l’an der­nier et ça nous a plu. » Alain et sa femme, Dan, sont ar­ri­vés de Bel­gique, avec treize autres membres de leur club, le Mons Chap­ter. Si Dan avoue vou­loir faire quelques achats dans le mar­ché du hall B, Alain vient pour re­trou­ver des co­pains. « Je suis fou de Har­ley et fas­ci­né par l’Amé­rique. Al­ler là-bas, c’est comme de tra­ver­ser l’écran de sa té­lé. » Mi­chel, un Nan­tais de 66 ans, émet, lui, quelques ré­serves sur le mé­lange des genres. « Je com­mence à avoir une pe­tite over­dose de cha­peaux de cow-boy… »

Les bi­keurs Les ro­cka­billy

Un peu coin­cées entre stet­sons et gui­dons chro­més, les robes vi­chy et les coif­fures go­mi­nées se font dis­crètes. Il faut al­ler du cô­té hall « rock vin­tage », qui pro­pose une ex­po ré­tro-cam­ping et des stands pour chi­ner an­nées 1950-1960, pour en croi­ser quelques-unes. Hauts ta­lons, robe rouge et lu­nettes pa­pillon, So­phie, 44 ans, ve­nue de Bourges (Cher), as­sume. « Je m’ha­bille an­nées 1960 tout le temps, y com­pris pour al­ler au tra­vail. J’adore Ma­ry­lin et Pres­ley. » Pour­quoi cette fas­ci­na­tion ? « C’était une époque in­sou­ciante, joyeuse. Il y avait du bou­lot à cette époque-là », ex­plique son com­pa­gnon, Laurent. Grand « mel­ting-pot », l’Ame­ri­can Tours Fes­ti­val mé­lange aus­si les genres cô­té mu­sique. Après John Kay et Step­pen­wolf (les créa­teurs de l ’ h y mne « B o r n t o b e Wild ») et les Blues Bro­thers, John­ny Hal­ly­day as­sure ce soir la clô­ture, avec son Amé­rique à lui.

au parc des ex­po­si­tions, au­jourd’hui de 10 heures à mi­nuit. Ta­rif : 35 € (adulte), 10 € (en­fants - 10 ans), www.ame­ri­can­tours­fes­ti­val.com.

Des mil­liers de pas­sion­nés viennent vivre, le temps d’un week-end, leur rêve amé­ri­cain, entre danse ro­cka­billy des fif­ties et ro­déo.

Tours (Indre-et-Loire), hier.

Tours, hier. Franck Mar­ge­rin, amou­reux des Etats-Unis, a une pré­fé­rence pour les grands es­paces du Grand Ouest.

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