Un an pour re­lire sa co­pie

BAC. 4 mil­lions de feuillets ont été pro­duits par les can­di­dats au bac­ca­lau­réat, qui dé­couvrent les ré­sul­tats ce ma­tin à 10 heures. Les dé­çus pour­ront consul­ter leur prose.

Aujourd'hui en France - - SOCIÉTÉ - CH­RIS­TEL BRIGAUDEAU

ILS SONT 695 682 can­di­dats cette an­née sur la ligne d’ar­ri­vée du bac­ca­lau­réat… Quelque 4 mil­lions de co­pies ont été pro­duites en une se­maine, avant d’être mé­lan­gées, puis triées, em­pa­que­tées, dé­ca­che­tées au do­mi­cile d’un des 170 000 cor­rec­teurs mo­bi­li­sés pour l’examen. Puis pas­sées au sty­lo rouge, éven­tuel­le­ment re­lues, re­cor­ri­gées, re­triées… Où sont-elles au­jourd’hui, alors que les can­di­dats dé­couvrent à 10 heures leurs ré­sul­tats ? La ques­tion in­té­resse sur­tout les élèves qui, sur­pris par leur score, vou­draient re­lire leur prose et en vé­ri­fier la cor­rec­tion.

C’est tech­ni­que­ment pos­sible : « Les co­pies sont conser­vées pen­dant une se­maine au centre d’examen du ju­ry, et les élèves dis­posent de trois jours pour al­ler les consul­ter », ex­plique-t-on au mi­nis­tère de l’Edu­ca­tion na­tio­nale. Mais il n’est pas ques­tion de gar­der en sou­ve­nir son oeuvre de phi­lo ou de maths. Les élèves sont seule­ment au­to­ri­sés à lire leurs feuillets, des­ti­nés à re­joindre, mer­cre­di pro­chain, les rayon­nages du rec­to­rat ou, en Ilede-France, ceux de la Mai­son des exa­mens ba­sée à Ar­cueil (Val-deMarne). ar­moires, au cours du­quel les élèves pour­ront en­core de­man­der à re­ce­voir une pho­to­co­pie de leurs pro­duc­tions, à par­tir du mois de sep­tembre. « Nous re­ce­vons chaque an­née des mil­liers de de­mandes, le plus sou­vent parce que les gens en­vi­sagent de contes­ter », ex­plique Vincent Gou­det, le di­rec­teur de la Mai­son des exa­mens d’Ar­cueil. Dans les aca­dé­mies de Pa­ris, de Cré­teil et de Ver­sailles, le co­lis ar­rive en­vi­ron un à deux mois après la de­mande, rem­plie sur Internet. Et le ser­vice est payant : 2,50 € par co­pie de­man­dée.

En juin, c’est le grand mé­nage dans les rec­to­rats : les co­pies de l’an­née pré­cé­dente sont vi­dées des ar­moires et pas­sées au pi­lon, ma­nière de faire de la place pour le cru sui­vant du bac. Toutes ? Pas tout à fait. « Tous les cinq ans, on pré­lève de ma­nière aléa­toire un échan­tillon de 40 000 à 200 000 co­pies re­pré­sen­ta­tives de chaque fi­lière : elles ser­vi­ront à étu­dier le ni­veau des can­di­dats au fil des ans », dé­taille le mi- nis­tère de l’Edu­ca­tion. Ces ar­chives, exis­tant de­puis la créa­tion du bac en 1808, sont conser­vées aux ar­chives dé­par­te­men­tales. Les de­voirs, ano­nymes, sont ac­ces­sibles au bout de cin­quante ans, sur de­mande mo­ti­vée de cher­cheurs ou d’his­to­riens qui tra­vaille­raient sur le su­jet. le­pa­ri­sien.fr VI­DÉO. 5 conseils pour bien se rat­tra­per

Pa­ris (Ve), ly­cée La­voi­sier. Après les ré­sul­tats, les co­pies sont conser­vées pen­dant une se­maine au centre d’examen. Les can­di­dats dis­posent de trois jours pour al­ler les consul­ter, mais ne peuvent pas conser­ver leur co­pie en sou­ve­nir.

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