A Perpignan, un mar­quage ADN contre les vo­leurs

Aujourd'hui en France - - L’ACTUALITÉ DES RÉGIONS - CLAUDE MASSONNET

Py­ré­nées-Orien­tales. Ai­der par­ti­cu­liers et com­mer­çants à se pro­té­ger des cam­brio­leurs ou bra­queurs, c’est ce que vient de dé­ci­der le conseil mu­ni­ci­pal de Perpignan. Pour 25 € (au lieu de 100 € prix pu­blic), les par­ti­cu­liers peuvent se pro­cu­rer une bombe aé­ro­sol de mar­quage ADN de leurs biens. En cas de vol, une lec­ture par ul­tra­vio­lets suf­fit à iden­ti­fier l’ob­jet vo­lé qui de­vient dif­fi­cile à re­vendre sur le ter­ri­toire na­tio­nal. Le mar­quage ré­siste au la­vage et per­dure plus d’un an.

Chez les com­mer­çants, cibles fa­vo­rites de bra­queurs (mar­chands d’or, bi­jou­te­rie, bu­ra­listes…), c’est même di­rec­te­ment le bra­queur qui est mar­qué par une pe­tite pluie im­per­cep­tible qui se dé­pose sur ses vê­te­ments et sa peau lors­qu’il s’en­fuit après son for­fait. « Chaque éta­blis­se­ment va dis­po­ser de son propre ADN de mar­quage, ce qui per- met de confondre l’au­teur des faits au mo­ment de l’en­quête. Car pour des rai­sons de sé­cu­ri­té, les po­li­ciers in­ter­viennent de plus en plus ra­re­ment en fla­grant dé­lit lors d’un bra­quage. C’est pour nous une cou­ver­ture sup­plé­men­taire », ex­plique An­dré La­viose, plus de qua­rante ans de bi­jou­te­rie-joaille­rie en plein centre de Perpignan. Un co­fi­nan­ce­ment par la mai­rie (30 %) et l’Etat (30 %) li­mite à en­vi­ron 1 500 € le coût pour le com­mer­çant.

« C’est in­ef­fi­cace. Ce­la ne va pas em­pê­cher les vo­leurs de pas­ser à l’ac­tion et je ne suis pas sûre que les com­mer­çants aient en­vie d’in­ves­tir dans un tel sys­tème sur­tout des­ti­né à as­su­rer la com­mu­ni­ca­tion du maire », dé­nonce Clo­tilde Ri­poull, conseillère mu­ni­ci­pale d’op­po­si­tion de l’as­so­cia­tion Perpignan équi­libre.

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