Eme­ry re­lance la guerre des goals

Ligue 1.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - RONAN FOLGOAS ET FRÉ­DÉ­RIC GOUAILLARD

LA RÉ­VO­LU­TION est en marche à Pa­ris. Der­rière son masque de di­plo­mate et de très bon com­mu­ni­cant, Unai Eme­ry, le nou­vel en­traî­neur du PSG, a ain­si dif­fu­sé hier, à l’oc­ca­sion de sa pre­mière prise de pa­role pu­blique, quelques mes­sages qui ont fait mouche.

« Tous les joueurs pré­sents ont leur chance et on part de zé­ro avec moi », a d’abord an­non­cé, en es­pa­gnol, le suc­ces­seur de Laurent Blanc. Plus concrè­te­ment, le Basque a d’abord re­bat­tu les cartes au poste sen­sible de gar­dien de but. Ke­vin Trapp, ti­tu­laire la sai­son pas­sée, de­vra ain­si faire face à la concur­rence d’Al­phonse Areo­la, 23 ans, for­mé au PSG et prê­té lors des trois der­nières sai­sons. Quant à Sal­va­tore Si­ri­gu, son nom a à peine été évo­qué. « Trapp, on sait d’où il vient, et Areo­la sort d’une grande sai­son avec Villar­real, ex­pose l’ex-en­traî­neur du FC Sé­ville. On a plu­sieurs com­pé­ti­tions à jouer, le ni­veau d’exi­gence est maxi­mum. Je veux les jau­ger. En fonc­tion de mes ob­ser­va­tions, je choi­si­rai et le stage de pré­sai­son se­ra très im­por­tant. »

Un ren­fort es­pé­ré en at­taque

Une ma­nière pour Coach Unai, comme l’a sur­nom­mé hier le pré­sident Nas­ser Al-Khe­laï­fi, de mettre la pres­sion à court terme sur Ke­vin Trapp. En pri­vé, Eme­ry avoue même sa pré­fé­rence pour Areo­la, en dé­pit de son in­ex­pé­rience de la Ligue des cham­pions. Un han­di­cap ? Pas du tout. Comme il l’a rap­pe­lé hier, Eme­ry est là « pour dé­ve­lop­per le po­ten­tiel in­di­vi­duel de chaque joueur ». Cette nou­velle donne au poste de gar­dien de but risque en tout cas de pro­vo­quer quelques tur­bu­lences. Com­ment Trapp va-t-il ré­agir face à ce pos­sible dé­clas­se­ment ? Quant à Si­ri­gu, sous contrat jus­qu’en 2018, trou­ve­ra-t-il en­fin une porte de sor­tie ? Rien n’est moins sûr. En at­ten­dant le dé­noue­ment de cette nou­velle guerre des goals, le PSG se re­trouve avec quatre gar­diens sous contrat (en comp­tant le jeune Des­camps) dont trois as­pirent à être le nu­mé­ro 1.

En at­taque, l’autre grand chan­tier d’Unai Eme­ry, Edin­son Ca­va­ni est bien en pole po­si­tion pour oc­cu­per le poste d’avant-centre. Le graal après le­quel l’Uru­guayen court de­puis trois ans. Mais, là en­core, rien n’est ac­quis. « Ca­va­ni a une grande op­por­tu­ni­té de de­ve­nir la ré­fé­rence of­fen­sive de l’équipe après le dé­part de Zla­tan, a re­con­nu Eme­ry. On a un grand at­ta­quant, il a en­core la pos­si­bi­li­té de pro­gres­ser, et c’est là le dé­fi du club. Mon dé­fi à moi, et ce­lui que nous al­lons lan­cer à Ca­va­ni. »

Dans le même mou­ve­ment, Unai Eme­ry, l’oeil et le verbe clairs, a aus­si re­con­nu que le club était en­core à la re­cherche d’un ren­fort of­fen­sif. Une simple dou­blure ou un concur­rent sé­rieux pour Ca­va­ni ? « Il faut trou­ver le pro­fil par­fait », a-t-il sim­ple­ment in­di­qué. A prio­ri, il ne s’agi­ra pas de James Ro­dri­guez. Le nom du Co­lom­bien, en dif­fi­cul­té au Real Ma­drid, a été évo­qué ces der­niers jours par la presse es­pa­gnole. Une ru­meur ca­té­go­ri­que­ment dé­men­tie hier par Nas­ser Al-Khe­laï­fi.

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