Des pré­cé­dents durs à exor­ci­ser

Aujourd'hui en France - - LOISIRS ET SPECTACLES - T.D.

Per­tur­ber des séances semble être de­ve­nu un sport pour cer­tains. Plu­sieurs films — pas seule­ment d’hor­reur — ont su­bi ces der­nières an­nées l’in­tru­sion de spec­ta­teurs dé­mo­niaques.

« Pat­taya » en 2016. Les aven­tures co­mi­co-thaï­lan­daises de Franck Gas­tam­bide n’ont rien d’un film d’hor­reur, mais elles ont dé­chaî­né les ar­deurs de cer­tains ado­les­cents à sa sor­tie en mars der­nier. A Ros­ny, à Ver­sailles, à Ver­non des séances ont été in­ter­rom­pues ou an­nu­lées.

« An­na­belle » en 2014. Agres­sions, ba­garres, sièges ar­ra­chés : l’his­toire de cette pou­pée ma­lé­fique, réa­li­sée par John R. Leo­net­ti, dé­clenche une vague d’in­ci­dents en France en oc­tobre 2014, au point d’être dé­pro­gram­mée de quatre salles à Mar­seille et à Stras­bourg. A Mont­pel­lier, la po­lice in­ter­vient pour ar­rê­ter des jeunes qui cra­chaient sur leurs voi­sins et… uri­naient sur leurs s sièges.

« Pa­ra­nor­mal Ac­ti­vi­ty 4 » et « Si­nis­ter » en 2012. Chauf­fés à blanc par les ré­seaux so­ciaux et par le dis­tri­bu­teur du film, qui en­cou­rage les spec­ta­teurs à fil­mer leurs ré­ac­tions en salle, des ados sèment la pagaille dans des mul­ti­plexes de Mantes-la-Jo­lie, de Ros­ny et de Mon­ta­taire. Cer­taines salles doivent être éva­cuées par des vi­giles et des po po­li­ciers. Sor­ti dans la fou­lée, l’hor­ri­fique « Si­nis­ter » est dé­pro­gram mé par une qua­ran­tain e de salles, par peur d’éven­tuels troubles.

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