Ger­ma­no­philes, ils roulent pour les Bleus

Aujourd'hui en France - - ILS FONT DE LA FRANCE L’AUTRE PAYS DU MANGA - Jean-Marc Ay­rault, mi­nistre des Af­faires étran­gères, an­cien pro­fes­seur d’al­le­mand AVA DJAMSHIDI

ILS SONT ger­ma­no­philes ou fran­coal­le­mands, comment font donc ces té­nors de la po­li­tique fran­çaise pour choi­sir leur camp entre les Bleus et la Mann­schaft ? C’est le cas du mi­nistre des Af­faires étran­gères Jean-Marc Ay­rault. Il y a un mois, au dé­but de l’Eu­ro, son ho­mo­logue al­le­mand Frank-Wal­ter Stein­meier l’avait dé­fié sur Twit­ter : « On se re­trouve en fi­nale ! » Bra­vache, Ay­rault avait re­le­vé le gant : « Le ren­dez-vous est pris. » Il au­ra lieu ce soir en de­mi-fi­nale, char­gé de la sa­veur des grands soirs. Pour le pa­tron de la di­plo­ma­tie fran­çaise, an­cien pro­fes­seur d’al­le­mand, cette ren­contre se­ra « pleine de sym­boles et d’émo­tions » pour le couple fran­co-al­le­mand. Mor­du de foot, membre du club des sup­por- teurs du FC Nantes, Jean-Marc Ay­rault rêve « de tout coeur » d’une vic­toire tri­co­lore. « La der­nière fois que la France a réus­si à at­teindre une fi­nale d’un tour­noi ma­jeur, c’était en 2006… pen­dant le Mon­dial en Al­le­magne. J’y vois un signe ! Il faut y croire ! » confie à notre journal le pa­tron du Quai d’Or­say, qui est l’un des rares élus fran­çais à maî­tri­ser la langue de Goethe.

Pour son se­cré­taire d’Etat au Com­merce ex­té­rieur, Mat­thias Fekl, l’af­fiche au­ra aus­si une sa­veur par­ti­cu­lière. Né outre-Rhin, à Franc­fort-sur-leMain, il a la par­ti­cu­la­ri­té d’être le seul mi­nistre fran­co-al­le­mand à avoir été en poste sous la Ve Ré­pu­blique ! Mais en ma­tière de bal­lon rond, son coeur bat pour la France. « J’es­père que les Bleus fe­ront men­tir l’adage qui dit que le foot est un sport qui se pra­tique à onze et où l’Al­le­magne l’em­porte à la fin », lance-t-il.

Pour l’an­cien dé­pu­té eu­ro­péen Da­niel Cohn-Ben­dit, bi­na­tio­nal lui aus­si, pas de di­lemme de sup­por­teur non plus : il sou­tien­dra les Bleus ! « Je n’ai pas le moindre pin­ce­ment au coeur. J’ai ap­pris le foot en France. J’ai pleu­ré en 1982 (NDLR : lors de la vio­lente tam­pon­nade du gar­dien al­le­mand Schu­ma­cher sur le Fran­çais Bat­tis­ton) ! Ça me fait beau­coup plus bi­zarre quand la France af­fronte le Bré­sil. Je n’ai ja­mais été fan du foot al­le­mand. » D’ailleurs, « Da­ny » pro­nos­tique une vic­toire des Bleus « 2-0 ». Net et sans ba­vures.

« Il faut y croire ! »

@AvaD­jam­shi­di

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