Elle porte bon­heur à la Mann­schaft

Aujourd'hui en France - - ILS FONT DE LA FRANCE L’AUTRE PAYS DU MANGA - De notre cor­res­pon­dant CH­RIS­TOPHE BOURDOISEAU

AN­GE­LA MER­KEL a en­fin en­fi­lé le maillot de la Mann­schaft ! Avis aux ama­teurs, ils peuvent se faire pho­to­gra­phier avec elle en te­nue de foot… au mu­sée de cire Ma­dame Tus­sauds à Ber­lin. La chan­ce­lière, fan de foot­ball au point de pro­di­guer des conseils tac­tiques au mi­lieu de ter­rain Bas­tian Sch­weins­tei­ger, comme l’af­firme le quo­ti­dien « Bild » ? « Elle ne connaît pas grand-chose au foot, tranche Phi­lipp Kös­ter, ré­dac­teur en chef du men­suel spor­tif 11-Freunde. Mais le pou­voir émo­tion­nel qui s’en dé­gage l’in­téres- se. » La chan­ce­lière a dé­cou­vert l’in­fluence du bal­lon rond en po­li­tique lors du Mon­dial 2006 outre-Rhin. « Ça mo­bi­lise les foules. Elle n’a ces­sé de­puis de per­fec­tion­ner ce nu­mé­ro de re­la­tions pu­bliques », ex­plique Kös­ter. Au dé­but de son pre­mier man­dat en 2005, près des deux tiers des Al­le­mands pen­saient que sa pré­sence dans les stades por­tait la poisse à la Mann­schaft. Au­jourd’hui, c’est l’in­verse. Dans les fan-zones, on ne la siffle pas. On crie « An­gie ! An­gie ! » lors­qu’elle ap­pa­raît à l’écran. Les fans en sont de­ve­nus su­pers­ti­tieux : de­puis 2008, l’équipe al­le­mande n’a ja­mais per­du un match en sa pré­sence !

Pour soi­gner son image, Mer­kel fait le for­cing dans les ves­tiaires pour voir les joueurs après les vic­toires. « Ils n’aiment pas ça. Mais ils doivent se plier à l’exer­cice », sou­rit Kös­ter. De­puis sa poi­gnée de main en 2010 avec le mi­lieu de ter­rain Me­sut Ozil, torse nu (la pho­to a fait ja­ser), il y a des consignes : pas d’images avec des joueurs sans maillot ! Se­lon la presse people, la chan­ce­lière en­tre­tien­drait une re­la­tion d’ami­tié avec l’en­traî­neur Joa­chim Löw. « Ils se ver­raient une ou deux fois par an. Mais ils ne sont pas amis. Cette pré­ten­due com­pli­ci­té il­lus­trée par de belles pho­tos, ça les ar­range », dé­crypte Kös­ter.

Pour­quoi ne vient-elle pas en France pour la de­mi-fi­nale, alors ? Elle n’a pas as­sis­té à un seul match de la Mann­schaft. « Pas as­sez d’am­biance, lâche le jour­na­liste spor­tif. La chan­ce­lière a bien sen­ti que l’Eu­ro 2016 n’em­bal­lait pas les Al­le­mands émo­tion­nel­le­ment. Mais elle vien­dra sans faute pour la fi­nale ! Si l’Al­le­magne gagne, évi­dem­ment. »

Pour soi­gner son image, Mer­kel pousse les portes des ves­tiaires

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