Il veut bri­ser la ma­lé­dic­tion

Aujourd'hui en France - - ILS FONT DE LA FRANCE L’AUTRE PAYS DU MANGA - É.H.

OUF ! Mut­ti (ma­man, en al­le­mand) Mer­kel ne se­ra pas là… C’est de bonne guerre mais l’ab­sence ce soir d’An­ge­la Mer­kel au Stade-Vé­lo­drome pro­vo­que­rait presque un sou­la­ge­ment à l’Ely­sée. Car, à en croire la presse outre-Rhin, la chan­ce­lière a la ré­pu­ta­tion de por­ter chance à la Mann­schaft. Or, pour Fran­çois Hol­lande, la vic­toire des Bleus vau­drait bien da­van­tage qu’une qua­li­fi­ca­tion pour la fi­nale de l’Eu­ro… Le pré­sident est un grand brû­lé des matchs France - Al­le­magne. A son Pan­théon per­son­nel, le cau­che­mar de Sé­ville oc­cupe la pre­mière place ( lire en­ca­dré). Et de­puis son élec­tion en 2012, il n’a pas vrai­ment eu l’oc­ca­sion d’ef­fa­cer ce trau­ma­tisme, avec dé­jà deux dé­faites au comp­teur, en fé­vrier 2013 et juillet 2014. Quant à la seule vic­toire… elle est tom­bée le 13 no­vembre 2015, soir des at­ten­tats. Fran­çois Hol­lande avait dû quit­ter pré­ci­pi­tam­ment le Stade de France en plein chaos à Saint-De­nis et Pa­ris, meur­tris par les at­taques ter­ro­ristes. Le 2-0 face aux Al­le­mands était pas­sé aux ou­bliettes. Alors oui, il ai­me­rait bien vaincre une bonne fois pour toutes cette ma­lé­dic­tion ! Et pas seule­ment pour chas­ser de mau­vais sou­ve­nirs.

De­puis quelques jours, un lé­ger vent d’op­ti­misme flotte sur cet Eu­ro qui ne s’an­non­çait pas sous les meilleurs aus­pices. « Certes, la me­nace ter­ro­riste est tou­jours là, confie Ma­nuel Valls en pe­tit co­mi­té. Mais ce­la n’em­pêche pas les stades d’être pleins et les fan-zones de connaître un cer­tain suc­cès. » Il n’ap­par­tient qu’aux Bleus de faire mon­ter un peu plus cette mayon­naise. S’ou­vrir la porte de la fi­nale évi­te­rait à la ri­tour­nelle pré­si­den­tielle du « ça va mieux » d’être mise com­plè­te­ment hors-jeu. Même si, pointe Paul Diet­schy, his­to­rien du sport, « l’Eu­ro ar­rive beau­coup trop tard dans le quin­quen­nat pour que Fran­çois Hol­lande puisse en bé­né­fi­cier ». No­tam­ment dans les son­dages. Dis­cret, le chef de l’Etat rôde pour l’heure aux abords de la sur­face de ré­pa­ra­tion des Bleus en se conten­tant, écharpe tri­co­lore en évi­dence, d’as­sis­ter à leurs matchs. Mais on ne le voit pas dans les ves­tiaires.

Il n’em­pêche : la fi­nale au­ra lieu quatre jours avant son in­ter­ven­tion du 14 juillet, la der­nière de son man­dat. Avec un ca­pi­taine Llo­ris sou­le­vant le tro­phée, Hol­lande n’au­rait plus qu’à re­prendre de vo­lée.

En al­lant en fi­nale, Hol­lande évi­te­rait à sa ri­tour­nelle du « ça va mieux » d’être hors-jeu

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.