Vive le ci­tron, les herbes et les épices

Aujourd'hui en France - - SOCIÉTÉ - C.P

Sauf à souf­frir d’in­suf­fi­sance car­diaque grave, pas ques­tion de faire pé­ni­tence en s’as­trei­gnant au goût trop fade d’une bis­cotte ou d’une ba­guette sans sel, ras­sure le Dr De­la­haye. Mais pour pré­ser­ver ses ar­tères, une fois ac­quis qu’on ne re­sale pas son plat sys­té­ma­ti­que­ment, on peut suivre ces quelques conseils :

Dans l’eau du riz et des pâtes, on ré­duit la pin­cée de sel d’un chouïa. Mal­gré notre goût al­té­ré de­puis des gé­né­ra­tions, on ne sent pas for­cé­ment une telle dif­fé­rence. La preuve : quand, entre 2003 et 2008, les bou­lan­gers ont été priés par les au­to­ri­tés sa­ni­taires de ré­duire les 24 g de sel par ki­lo de fa­rine de 15 % « on ne s’en est pas ren­du compte », pour­suit le car­dio­logue.

On se calme sur les plats pré­pa­rés, truf­fés de sel ca­ché par une in­dus­trie ali­men­taire qui y a in­té­rêt, sou­ligne le mé­de­cin. Nor­mal, c’est non seule­ment un conser­va­teur mais aus­si un ex­haus­teur de goût. « Si l’on n’a pas de temps de pré­pa­rer son re­pas, pré­fé­rer des lé­gumes bruts sur­ge­lés aux boîtes de conserve. » Pour don­ner du goût à ses sa­lades, rien de mieux qu’un jus de ci­tron. En plus, la sai­son s’y prête. Pour re­le­ver la cuis­son des viandes et lé­gumes, on se lâche sur les herbes et aro­mates et, pour re­haus­ser la sa­veur des plats, rien de mieux que les épices comme le cu­min, le pa­pri­ka, la mus­cade, le poivre ou les baies roses. Dé­cryp­ter les éti­quettes, sur les­quelles les in­dus­triels doivent men­tion­ner la com­po­si­tion des ali­ments, n’est pas fa­cile. Sa­chez sim­ple­ment, de­vant la men­tion « so­dium », que pour un gramme vous de­vez mul­ti­plier par 2,5 pour avoir la te­neur en sel.

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