Et Car­los, ami d’en­fance de Na­ni, a exul­té !

Aujourd'hui en France - - L’ACTUALITÉ DES RÉGIONS - Car­los Cou­tin­ho de Car­val­ho, ami de Na­ni CH­RIS­TOPHE LA­CAZE-ESLOUS

« IL EST TRÈS SOL­LI­CI­TÉ, mais c’est tou­jours la vraie ami­tié qu’il cherche. Grâce à Dieu, je suis content d’en faire par­tie. Na­ni peut comp­ter sur moi. » De­vant son écran, avec sa fa­mille et ses amis, Car­los Cou­tin­ho de Car­val­ho (30 ans) es­père la qua­li­fi­ca­tion de son pays na­tal, le Por­tu­gal, avec bien en­ten­du un but de son ami de tou­jours.

Mo­deste joueur de CFA 2 à Sen­lis, Car­los a com­men­cé sa car­rière de foot­bal­leur avec l’in­ter­na­tio­nal por­tu­gais à l’âge de 9 ans au Real Sport Club, à Que­luz, dans la banl i e ue de Lis­bonne. « Na­ni avait dé­jà un ta­lent fou, ex­plique cet af­fré­teur dans le trans­port in­ter­na­tio­nal. Il a ra­pi­de­ment été sui­vi par les meilleurs clubs du pays. Il a ce que j’ap­pelle la TTC : tra­vail, ta­lent, chance. Ce der­nier point est très im­por­tant dans le monde du foot. Cer­tains ont un ta­lent fou mais ne réus­sissent pas. »

Par­ti en An­gle­terre avec son père à 15 ans, Car­los a ten­té sa chance à Charl­ton. Sans suc­cès. Quelques an­nées plus tard, Na­ni a fait les beaux jours de Man­ches­ter Uni­ted…

Les deux ados ne se sont pour­tant ja­mais per­dus de vue : « Ma mère, mal­heu­reu­se­ment au­jourd’hui dé­cé­dée, était très amie avec la sienne. Nous pas­sions nos va­cances en­semble à Al­ver­ca, dans la ban­lieue pauvre de Lis­bonne. J’ai des sou­ve­nirs in­ou­bliables. On s’amu­sait à se faire peur dans la fo­rêt. Il est ve­nu à l’en­ter­re­ment de ma ma­man, avant de se lan­cer dans une car­rière pro­fes­sion­nelle. »

De­puis, l es deux hommes se suivent moins ré­gu­liè­re­ment, mais ne se sont pas quit­tés. Car­los est al­lé dans la ban­lieue de Man­ches­ter à plu­sieurs re­prises. Le nou­veau joueur du FC Va­lence lui a of­fert une di­zaine de maillots, dont ce­lui du 18 juin contre l’Au­triche (0-0), ré­cu­pé­ré au Parc des Princes (Pa­ris).

Na­ni est même ve­nu lui rendre vi­site il y a deux se­maines, pen­dant son jour de re­pos, pour un bar­be­cue chez lui, à Silly-le-Long.

« Ma mère était très amie avec la sienne. Nous pas­sions nos va­cances en­semble à Al­ver­ca »

« Pha­rell, mon fils de 3 ans, est dingue de lui, sou­rit Car­los. Il adore dé­jà le foot. Avec Na­ni, qu’il ap­pelle « ton­ton », ils ont ta­pé le bal­lon dans le jar­din. Pha­rell était comme un fou. Mal­gré sa car­rière, Na­ni est res­té simple, humble. Quand on le connaît, il n’a pas la grosse tête Il ne se la ra­conte pas. » Hier, du­rant la pre­mière mi-temps de la de­mi-fi­nale face au Pays de Galles, Car­los est res­té calme. Jus­qu’à l’ou­ver­ture du score par CR7. Il a évi­dem­ment exul­té lorsque Na­ni a dou­blé la mise à la 53e mi­nute. « Mon « frère » s’est ar­ra­ché, car il a faim de vic­toires. A nous la fi­nale ! »

Et si ce soir les Bleus se qua­li­fient face à l’Al­le­magne ? « San­dra, mon épouse est fran­çaise. Mes deux en­fants aus­si. Mais mon coeur est por­tu­gais. Je vais main­te­nant es­sayer d’al­ler au Stade de France. »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.