Et Car­diff s’est tu

Aujourd'hui en France - - L’ACTUALITÉ DES RÉGIONS - Mar­tin, un sup­por­teur gal­lois SÉ­BAS­TIEN DU­VAL

avant qu’on ne lui re­proche son amour sou­dain pour la chose ronde. Dé­gui­sés, sur­ex­ci­tés, émé­chés, les conver­tis étaient nom­breux sous le toit fer­mé du Prin­ci­pa­li­ty Sta­dium. La Fé­dé­ra­tion gal­loise de foot­ball avait fait cause com­mune pour l’oc­ca­sion avec son ho­mo­logue ovale, pro­prié­taire de l’en­ceinte, pour y dé­lo­ca­li­ser la fan-zone de Car­diff, ins­tal­lée jus­qu’ici dans un es­pace vert trop res­treint, à cô­té du châ­teau.

Les 20 000 places – gra­tuites – mises à dis­po­si­tion dans un pre­mier temps sont par­ties mar­di ma­tin en moins de 90 mi­nutes. Cer­taines se re­ven­daient dé­jà en ligne lorsque les or­ga­ni­sa­teurs, dé­pas­sés par la de­mande, ont ajou­té en ur­gence 7 500 sièges sup­plé­men­taires, faute de mieux, le stade ac­cueillant ce sa­me­di une course de speed­way, dont la piste avait dé­jà été ins­tal­lée sur le ter­rain.

« On peut être fier de ce par­cours »

L’am­biance en a, du coup, un peu souf­fert. Dé­jà feu­trée tout au long d’une triste pre­mière mi­temps, elle a com­plè­te­ment som­bré, à part quelques sou­bre­sauts sur les coups-francs de Ga­reth Bale, après les deux buts éclairs de Ro­nal­do et Na­ni. « On peut être fier de ce par­cours, j’au­rais si­gné tout de suite avant le tour­noi pour ar­ri­ver jusque-là, re­la­ti­vi­sait Mar­tin, au coup de sif­flet de fi­nal, alors que le stade ap­plau­dis­sait ses hé­ros. Je ne re­grette qu’une chose : avoir po­sé ma jour­née pour rien, lun­di, en pré­vi­sion de la fi­nale. » Re­voyez les deux buts por­tu­gais face au pays de Galles

Prin­ci­pa­li­ty Sta­dium (Car­diff), hier soir. Grosse dés­illu­sion pour les fans gal­lois qui s’étaient dé­pla­cés en masse pour suivre la de­mi-fi­nale.

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