Con­ta­dor serre les dents

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Le Lio­ran (Can­tal) Al­ber­to Con­ta­dor DA­VID OPOCZYNSKI

LE GROUPE des prin­ci­paux fa­vo­ris a dé­jà fran­chi la ligne d’ar­ri­vée de­puis 33 se­condes quand Al­ber­to Con­ta­dor ar­rive à son tour. L’Es­pag nol g r i mace. Le spea­ker du Tour de­mande au pu­blic de l’ap­plau­dir chal e u r e u s e me n t en rap­pe­lant ses deux chutes des deux pre­miers jours. Une belle cla­meur monte de l’ar­ri­vée. En­tou­ré par une nuée de jour­na­listes, le double vain­queur du Tour (2007-2009) s’im­mo­bi­lise quelques mètres plus loin. Il trans­pire à grosses gouttes. Sou­te­nu par son fi­dèle at­ta­ché de presse Ja­cin­to Vi­darte, Con­ta­dor, dé­sor­mais à 1’21’’ de Froome au gé­né­ral, ne la joue pas dé­fai­tiste. « Je sa­vais que ce se­rait une jour­née très très com­pli­quée, ra­conte-t-il. Au fi­nal, c’est mieux que ce que j’es­pé­rais, je n’ai pas per­du trop de temps. »

Le train me­né par la for­ma­tion Mo­vis­tar de Nai­ro Quin­ta­na ne l’a pas sur­pris. « Je sa­vais qu’ils al­laient faire la course à fond, dit-il. Je m’y étais pré­pa­ré. » Alors que ses ge­noux portent les écor­chures de ses chutes, on sait que ses épaules le font aus­si souf­frir et qu’il peine à se mettre en dan­seuse. « J’étais un peu pé­na­li­sé au­jourd’hui ( hier), avoue-t-il. J’ai en­core mal. En plus, dans le fi­nal, il n’y avait pas une se­conde pour res­pi­rer. » Mal­gré tout, il se dit en­core prêt à se battre. « Je vais es­sayer de ré­cu­pé­rer pour les Py­ré­nées, souffle-t-il. Je n’ai pas per­du le mo­ral. Il faut être fort même si c’est dif­fi­cile. Le pu­blic me sou­tient et c’est in­croyable quand je suis sur la route. Ce­la va me por­ter et je vais don­ner le maxi­mum. »

« J’ai en­core mal. En plus, dans le fi­nal, il n’y avait pas une se­conde pour res­pi­rer »

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