Al­le­magne - France aus­si dans le pe­lo­ton

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Le Lio­ran (Can­tal) De l’un de nos en­voyés spé­ciaux To­ny Gal­lo­pin, cou­reur chez Lot­to-Su­dal DA­VID OPOCZYNSKI

« MAIS POUR­QUOI vous vou­lez par­ler de foot­ball ? On est au Tour quand même ! On parle tout le temps de foot­ball. Oh là là, les re­lous… » War­ren Bar­guil a le mé­rite de la fran­chise. Quand on a évo­qué avec lui, hier, la pers­pec­tive de la de­mi-fi­nale de l’équipe de France contre l’Al­le­magne, le cou­reur de la for­ma­tion Giant, qui compte deux Al­le­mands (De­gen­kolb et Ges­chke), n’a pas ca­ché une pointe d’aga­ce­ment. Mais très vite, sou­rire es­piègle aux lèvres, sa pas­sion pour le foot a re­pris le des­sus. Seule­ment, avant de son­ger à la de­mi-fi­nale des Bleus, il a fait ré­fé­rence à celle du Por­tu­gal, hier soir, en rai­son de la pré­sence de son co­pain Ra­phaël Guer­rei­ro qu’il a connu à Lo­rient.

Ce soir, il re­gar­de­ra tou­te­fois bien avec ses équi­piers la ren­contre des Fran­çais en es­pé­rant évi­dem­ment un suc­cès. Né en 1991, il a sui­vi mar­di soir une re­dif­fu­sion de la de­mi-fi­nale de 1982 à Sé­ville. « C’est l’his­toire du foot, glisse-t-il. Il ne fau­dra pas re­faire la même er­reur. Il faut qu’on gagne ce coup-ci ! »

Un autre cou­reur tri­co­lore at­tend un suc­cès des hommes de Di­dier Des­champs. C’est To­ny Gal­lo­pin. Dans sa for­ma­tion Lot­to Sou­dal, deux Al­le­mands aus­si (Grei­pel et Sie­berg). « J’ai­me­rais vrai­ment que les Bleus l’em­portent si­non je vais en en­tendre par­ler pen­dant une se­maine et je vais me faire char­rier », sou­ligne-t-il. Il n’était tou­te­fois pas en­core cer­tain de pou­voir suivre le match. « On va faire le maxi­mum, dit-il, mais les étapes sont tel­le­ment longues sur le Tour et les jour­nées tel­le­ment dures qu’on n’a pas for­cé­ment le temps de re­gar­der. Pour le quart de fi­nale contre l’Is­lande, quand je suis ar­ri­vé de­vant la té­lé, il y avait dé­jà une mi-temps de pas­sée et j’avais lou­pé quatre buts… »

A l’ar­ri­vée au Lio­ran hier après­mi­di, Ju­lian Ala­phi­lippe sem­blait se ré­jouir de suivre cette soi­rée de l’Eu­ro aux cô­tés de Mar­cel Kit­tel ou To­ny Mar­tin. « C’est sûr que ça met une bonne am­biance, avance le cou­reur de la for­ma­tion Etixx. On va re­gar­der dans la chambre ou avec le staff, ça per­met de se ras­sem­bler. C’est co­ol. »

Le por­teur du maillot blanc de meilleur jeune a tou­te­fois un aveu à faire : « Je ne vais pas dire que je n’aime pas le foot, parce que j’aime bien re­gar­der les g r a nds matchs, mais j e ne suis pas un pur spé­cia­liste. Je ne peux pas vous dire de noms de joueurs ou des choses comme ça. » Y au­ra-t-il du cham­brage dans l’air au coup de sif­flet fi­nal. « Peut-être mais ce n’est pas for­cé­ment le but du jeu, re­marque-t-il. On s’en­tend su­per bien et on n’a pas be­soin d’un match de foot pour se cham­brer ! »

« Que les Bleus l’em­portent si­non je vais en en­tendre par­ler »

Le Fran­çais Ju­lian Ala­phi­lippe (à droite) et son co­équi­pier l’Al­le­mand Mar­cel Kit­tel vont re­gar­der en­semble le match ce soir, en ca­res­sant l’es­poir de pou­voir cham­brer l’autre le len­de­main dans le pe­lo­ton.

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