Oui, il y avait pé­nal­ty

Aujourd'hui en France - - LA UNE - FRÉDÉRIC GOUAILLARD

Y avait-il pe­nal­ty ?

Oui. La dé­ci­sion de l'ar­bitre ita­lien Ni­co­la Riz­zo­li de sif­fler pé­nal­ty a en­gen­dré un cer­tain flot­te­ment, même dans les rangs fran­çais. Pour­tant, il est très net sur les dif­fé­rents ra­len­tis que Bas­tian Sch­weins­tei­ger, à la lutte avec Pa­trice Evra sur un cor­ner ti­ré par An­toine Griez­mann, a bien tou­ché le bal­lon de la main. En vou­lant at­ta­quer la balle, le mi­lieu de ter­rain al­le­mand tente de pas­ser son bras de­vant le Fran­çais et heurte le cuir avec la tranche de sa main droite. Ce fai­sant, il an­ni­hile la pos­si­bi­li­té pour le dé­fen­seur tri­co­lore de jouer le bal­lon.

Le 4-4-2 était-il le bon sys­tème ?

Pas vrai­ment. En re­con­dui­sant le sys­tème en 4-4-2 uti­li­sé face à l'Is­lande en quart et en se­conde pé­riode contre l'Eire en 8e, le sé­lect i on­neur des Bleus a mis s es joueurs dans une po­si­tion dé­li­cate sur­tout en pre­mière pé­riode. Les po­si­tions très hautes des la­té­raux al­le­mands ont contraint Payet et Sis­so­ko, les deux joueurs de cou­loir, à de gros ef­forts dé­fen­sifs. Dès lors, Gi­roud et Griez­mann ont été sou­vent iso­lés. Plus glo­ba­le­ment, le bloc dé­fen­sif fran­çais a sou­vent été mis à mal par la ca­pa­ci­té des mi­lieux al­le­mands (Can, Drax­ler, Ozil ) à évo­luer entre les lignes et à s'oc­troyer des es­paces.

Des­champs va-t-il re­con­duire la même équipe en fi­nale ?

C'est pro­bable. Sauf pé­pins phy­siques, le sé­lec­tion­neur des Bleus n'a pas de rai­sons ob­jec­tives de chan­ger de joueurs. Sa­muel Um­ti­ti et Mous­sa Sis­so­ko, qui avaient sus­ci­té des hé­si­ta­tions chez lui avant la ren­contre, ont li­vré des pres­ta­tions sa­tis­fai­santes avec une men­tion très bien pour le jeune dé­fen­seur. On pour­rait donc voir le même onze pour la troi­sième fois consé­cu­tive dans cette com­pé­ti- tion. A moins que DD dé­cide de mo­di­fier son sys­tème pour re­ve­nir à un 4-3-3 et alors N'Go­lo Kan­té re­vien­drait dans la course.

La France est-elle fa­vo­rite en fi­nale face au Por­tu­gal ?

Oui mais. Oui parce que les Bleus évo­lue­ront face à leur pu­blic, dans un stade qu'ils connaissent par coeur et qu'ils ont l'oc­ca­sion d'écrire leur propre his­toire après celle des gé­né­ra­tions Pla­ti­ni et Zi­dane. Mais les Por­tu­gais au­ront bé­né­fi­cié d'une jour­née de ré­cu­pé­ra­tion sup­plé­men­taire, et ça compte, sur­tout en fin de tour­noi. En­fin, les par­te­naires de Cris­tia­no Ro­nal­do dis­posent d'atouts of­fen­sifs que les Al­le­mands n'avaient pas hier au Vé­lo­drome. La bles­sure de Go­mez et la mé­forme de Mül­ler lors de cet Eu­ro ont conduit les joueurs de la Mann­schaft à ne ca­drer que six tirs, mais seule­ment deux très dan­ge­reux. Re­vi­vez le match Al­le­magne - France et ses à-cô­tés L’ana­lyse de la de­mi-fi­nale

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