« L’Al­le­magne a tou­jours été notre bête noire. Plus main­te­nant »

Aujourd'hui en France - - LA UNE - Pro­pos re­cueillis par OLI­VIER BER­NARD

TRENTE-QUATRE ANS après la my­thique de­mi-fi­nale de la Coupe du monde per­due face à l’Al­le­magne le 8 juillet 1982 à Sé­ville où il avait été mis KO par Schu­ma­cher, le cham­pion d’Eu­rope 1984 a sui­vi avec beaucoup d’émo­tions la ren­contre : « Le score de 1-0 à la mi-temps était in­es­pé­ré au vu de la phy­sio­no­mie de la pre­mière pé­riode. La faute est in­dis­cu­table. Et Griez­mann n’a pas trem­blé pour mar­quer. C’est vrai­ment le tour­nant du match, car ce but juste avant la mi-temps a fait très mal à l’Al­le­magne. L’équipe de France avait fait dix pre­mières mi­nutes for­mi­dables avec de l’al­lant et de l’en­vie. En­suite l’Al­le­magne a pris pos­ses­sion du ter­rain en dé­ga­geant beaucoup d’as­su­rance. Les Fran­çais at­ten­daient, re­cu­laient et ont lais­sé les Al­le­mands s’ap­pro­cher. C’était stres­sant, car il y a eu des op­por­tu­ni­tés. Et sur les bal­lons de contre, je trouve qu’on a joué pe­tit pied. Il y a eu trop d’hé­si­ta­tions, un manque de jus­tesse tech­nique avant de se re­prendre en­suite. J’ai bien ai­mé la per­cus­sion de Sis­so­ko, c’était très in­té­res­sant. Griez­mann est tou­jours là et Llo­ris a fait les ar­rêts qu’il fal­lait dans les mo­ments chauds. Um­ti­ti m’a beaucoup plu éga­le­ment. Chaque fois qu’il est sor­ti balle au pied, il a trou­vé des dé­ca­lages et il a été très bon dé­fen­si­ve­ment. Les Fran­çais ont été très bons en 2e mi-temps et très ef­fi­caces. Ils ont été très per­for­mants phy­si­que­ment et ont pris les Al­le­mands à leur propre jeu. J’in­siste, mais la dé­fense a été très so­lide avec un très grand gar­dien. Les Bleus mé­ritent leur vic­toire après cette 2e mi-temps ex­cep­tion­nelle.

« L’équipe est ar­mée pour al­ler au bout »

C’est for­mi­dable ! Main­te­nant l’équipe de France est ar­mée pour al­ler au bout. Elle est très ef­fi­cace en at­taque et so­lide en dé­fense. Je trouve d’ailleurs qu’on a été trop durs avec elle. La sé­lec­tion est mon­tée cres­cen­do, car c’est très com­pli­qué de dis­pu­ter un Eu­ro à do­mi­cile. En 1984, l’at­tente était forte, mais la pres­sion n’avait rien à voir avec au­jourd’hui. Cette de­mi-fi­nale contre l’Al­le­magne m’a rap­pe­lé des sou­ve­nirs. Je pense bien sûr à Sé­ville en 1982. Cette ren­contre nous a tous beaucoup mar­qués, moi le pre­mier. Car l’Al­le­magne a tou­jours été notre bête noire. Plus main­te­nant ».

Stade-Vé­lo­drome (Mar­seille), hier soir. Les Bleus cé­lèbrent leur qua­li­fi­ca­tion en fi­nale avec leurs sup­por­teurs.

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