San­tos, un sé­lec­tion­neur ter­ri­ble­ment ef­fi­cace

Aujourd'hui en France - - LA UNE - SYL­VIE DE MACEDO

LE POR­TU­GAL, ce n’est pas seule­ment Cris­tia­no Ro­nal­do. C’est aus­si son sé­lec­tion­neur, Fer­nan­do San­tos. A sa tête de­puis sep­tembre 2014, le tech­ni­cien de 61 ans, in­gé­nieur de for­ma­tion, a mo­de­lé cette équipe à son image, peu sexy mais ru­gueuse, prag­ma­tique et do­tée d’un fort men­tal. Son mot d’ordre ? « D’abord la tac­tique, en­suite la ca­pa­ci­té tech­nique. » Un style que ce coach, pas­sé par les trois grands clubs por­tu­gais (Por­to, Spor­ting, Ben­fi­ca), a rap­por­té de ses onze ans de car­rière en Grèce dont quatre au­près de la sé­lec­tion na­tio­nale.

« C’est un homme ex­pé­ri­men­té qui connaît très bien le bal­lon, pré­cise Gil Rui Bar­ros, an­cien in­ter­na­tio­nal por­tu­gais au­jourd’hui en­traî­neur ad­joint à Por­to. Il a sur­tout tout com­pris au foot mo­derne. Pour ga­gner une com­pé­ti­tion comme celle-ci, concen­trée sur un laps de temps aus­si court, il faut avoir une bonne connais­sance des ad­ver­saires et une équipe bien or­ga­ni­sée, so­li­daire et réa­liste. » Et tant pis pour le spec­tacle. Contre le Pays de Galles en de­mie (2-0), c’était d’ailleurs la pre­mière fois sous ses ordres que le Por­tu­gal rem­por­tait un match à en­jeu par deux buts d’écart ! Un chan­ge­ment de cap ra­di­cal pour cette Se­lec­çao ha­bi­tuée à pra­ti­quer du beau jeu de­puis plus de quinze ans. « On était peut-être plus éblouis­sants avant mais ce n’est pas pour au­tant qu’on a ga­gné quelque chose », sou­ligne l’an­cien Mo­né­gasque.

Son style ne plaît pas à tout le monde

« Entre être beau et éli­mi­né de l’Eu­ro, et être moche mais tou­jours là, je pré­fère la der­nière pro­po­si­tion », avait d’ailleurs lan­cé Fer­nan­do San­tos il y a quelques jours.

Ce style de jeu ne plaît pas à tout le monde. Mais son groupe a vite adhé­ré, y com­pris Ro­nal­do qui lui voue une confiance ab­so­lue. Car, der­rière son air cas­sant, le sé­lec­tion­neur est une sorte de roc, un coach proche de ses joueurs. Ces der­niers ap­pré­cient son sens de l’hu­mour, sa ré­sis­tance à la pres­sion et, sur­tout, sa ca­pa­ci­té à com­mu­ni­quer sa foi. « De­puis deux ans, le Mis­ter nous ré­pète sans cesse que nous irons au bout de cet Eu­ro, ra­conte le mi­lieu Joao Ma­rio. Il avait finalement rai­son. »

Fer­nan­do San­tos est le sé­lec­tion­neur du Por­tu­gal de­puis deux ans.

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