Py­ré­nées, acte I

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Mon­tau­ban (Tarn-et-Ga­ronne) De l’un de nos en­voyés spé­ciaux LIO­NEL CHAMI

CETTE FOIS, les Py­ré­nées sont là et toute la fin de se­maine se­ra ryth­mée par des as­cen­sions et des des­centes, avant la jour­née de re­pos lun­di. « On ar­rive dans la tri­lo­gie py­ré­néenne, avec trois étapes qui vont al­ler cres­cen­do dans la dif­fi­cul­té », ex­plique Julien Jur­die, di­rec­teur spor­tif AG2R-la Mon­diale. Quelques fu­sées sont en­vi­sa­gées dès au­jourd’hui mais cer­tai­ne­ment pas le bou­quet fi­nal… « Ça n’est pas une étape ca­pi­tale au re­gard de celles des deux jours sui­vants » , es­time War­ren Bar­guil (Giant). « Le col d’As­pin, sur­tout mon­té par ce cô­té-là, fe­ra moins mal que le Lio­ran mer­cre­di, juge Thi­baut Pi­not. L’As­pin est un col as­sez ré­gu­lier avec des pour­cen­tages pas ex­ces­si­ve­ment éle­vés. Je pense qu’on va as­sis­ter au même scé­na­rio que mer­cre­di : les Sky et les Mo­vis­tar vont im­pri­mer un tem­po éle­vé et il fau­dra suivre. Je ne crois pas à l’at­taque d’un fa­vo­ri. Les vrais tests in­ter­vien­dront sa­me­di (NDLR : de­main) et di­manche. Je suis plu­tôt confiant. »

Ch­ris Froome n’épar­pille­ra donc pas l’en­semble de ses ad­ver­saires comme l’an pas­sé dans la Pierre- Saint-Mar­tin ? Pro­mis ? « Je ne crois pas, avance le Gal­lois Ge­raint Tho­mas, lieu­te­nant du Bri­tan­nique. L’As­pin est une as­cen­sion dure mais ça ne de­vrait pas être trop sé­lec­tif. Le jour sui­vant se­ra plus dif­fi­cile avec quatre as­cen­sions et la cha­leur. En­suite, évi­dem­ment, l’ar­ri­vée au som­met à An­dorre (NDLR : di­manche) se­ra la plus dé­li­cate de celles qu’on a connues jus­qu’ici. »

Pas de gros écarts à pré­voir entre fa­vo­ris

Au­jourd’hui, l’état-ma­jor de l’équipe Sky en­vi­sage des échauf­fou­rées mais pas de grandes ma­noeuvres. « Cette étape est fa­vo­rable à une échap­pée mais il est com­pli­qué d’ima­gi­ner prendre du temps (NDLR : aux autres fa­vo­ris), dit Ni­co­las Por­tal, le di­rec­teur spor­tif. Ce­la re­vien­drait à faire pé­ter tout le monde en une seule bosse. Je vois bien un coup par­tir de loin pour la vic­toire et, der­rière, les fa­vo­ris se neu­tra­li­ser. La des­cente (après l’As­pin) est dis­sua­sive. »

Men­tor de Ro­main Bar­det, Jur­die reste pru­dent : « Les cas­sures pro­vo­quées au som­met de l’As­pin se­ront sen­si­ble­ment les mêmes en bas. Je ne crois pas à de gros écarts mais à quelques cas­sures. Et si un fa­vo­ri se trouve en dif­fi­cul­té à 4-5 km du som­met, on risque de voir beaucoup de mou­ve­ments à l’avant du pe­lo­ton. Mon­té très vite, l’As­pin peut faire des dé­gâts, sur­tout si le vent est fa­vo­rable, car c’est un col à dé­cou­vert. Et comme l’ar­ri­vée est aty­pique, il peut y avoir des sur­prises. »

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