L’in­quié­tude gran­dit pour Marion Bar­to­li

Wim­ble­don.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Londres (Royaume-Uni) De notre cor­res­pon­dante CAROLE BOUCHARD

ELLE PERD DU POIDS de­puis des mois et in­quiète, mais c’est en la voyant dans les tra­vées de Wim­ble­don, sque­let­tique et af­fai­blie, que la gra­vi­té de la si­tua­tion est ap­pa­rue à tous. La dé­ci­sion du tour­noi, mar­di, de re­ti­rer la ga­gnante 2013 du double des Lé­gendes a ti­ré la son­nette d’alarme. La rai­son ?… mé­di­cale. Marion Bar­to­li au­rait été ef­fon­drée de cette dé­ci­sion, avant de se rac­cro­cher en­core une fois à sa nou­velle car­rière : sa ligne de vê­te­ments et son rôle de com­men­ta­trice à la té­lé­vi­sion. Mal­gré ceux qui lui conseillent d’ar­rê­ter et de se soi­gner, elle conti­nue.

Jeu­di à la té­lé­vi­sion bri­tan­nique, Bar­to­li a dit souf­frir d’un vi­rus qui l’em­pêche, entre autre de s’ali­men­ter. « Ma vie est de­ve­nue un cau­che­mar, je ne peux me la­ver qu’à l’eau mi­né­rale, je ne peux pas res­ter au té­lé­phone plus de cinq mi­nutes sans avoir des pal­pi­ta­tions, car mon corps re­fuse les ondes élec­triques, je ne peux plus por­ter de bi­joux, et mon corps re­fuse de plus en plus de choses. » Du mot ano­rexie, celle qui re­con­naît suivre un ré­gime très strict, ne veut rien en­tendre. « Je suis très heu­reuse de mon ap­pa­rence, car c’est comme ça que je veux être. »

43 ou 45 kg ac­tuel­le­ment

Ce se­rait ce vi­rus qui la force à ne man­ger que de la sa­lade et des concombres « sans la peau ». Est-elle in­quiète pour sa vie ? « Oui, bien sûr, car peut-être qu’un jour mon coeur va s’ar­rê­ter à cause de tout ça. » Elle a an­non­cé qu’elle se fe­rait hos­pi­ta­li­ser juste après Wim­ble­don. « J’ai hâte. Et je veux que les gens com­prennent que je ne me fais pas ça vo­lon­tai­re­ment. » Quand on évoque le su­jet dans le mi­lieu, on ren­contre de l’em­bar­ras. Alexandra Fu­sai, res­pon­sable du haut ni­veau féminin à la Fé­dé­ra­tion fran­çaise, ne cache pas son émo­tion : « Hu­mai­ne­ment, c’est dur de la voir comme ça. Il faut qu’elle prenne les choses en main. On est en contact. Il y a des gens qui es­saient de lui par­ler, de l’ai­der si pos­sible. »

Ca­ro­line Gar­cia n’est pas sur­prise : « Ça fait un mo­ment qu’elle est très très maigre… C’est triste qu’elle soit dans cet état-là et j’es­père qu’elle re­trou­ve­ra le bon che­min. » Kris­ti­na Mladenovic botte en touche : « Elle fait ce qu’elle veut de sa vie ». Per­sonne ne re­jette le mot « ano­rexie », mais ceux qui la cô­toient parlent d’un dé­ni to­tal. Le ma­laise est réel face aux 43 ou 45 kg ac­tuels de Bar­to­li, mais le su­jet est éga­le­ment un ta­bou sur un cir­cuit jouant sur le sex-ap­peal de ses stars. En bref

Une fi­nale 100 % fran­çaise se joue­ra de­main à Wim­ble­don en double mas­cu­lin. Hier, Ben­ne­teau et Ro­ger-Vas­se­lin ont écar­té Klaa­sen et Ram (7-5, 6-4, 5-7, 7-6 [7/5]) et Ma­hut et Her­bert ont bat­tu Huey et Mir­nyi (4-6, 6-3, 7-6 (7/3), 4-6, 6-4). Chez les femmes, Mladenovic et Gar­cia ont été sor­ties en quarts par Plis­ko­va et Görges (7-6 [11/9], 6-3). Par ailleurs, Se­re­na Williams af­fron­te­ra Ker­ber de­main en fi­nale.

Pa­ris, le 1er juin. Marion Bar­to­li, qui ne cesse de mai­grir de­puis plu­sieurs mois, a an­non­cé qu’elle se fe­rait hos­pi­ta­li­ser juste après Wim­ble­don.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.