Pour eux, Llo­ris a dé­jà ga­gné l’Eu­ro

Aujourd'hui en France - - LA UNE - FRÉDÉRIC GOUAILLARD (AVEC CH.B.) Bru­no Va­len­co­ny, qui l’a en­traî­né à Nice Yvan Cur­ko­vic, gar­dien des Verts de 1976 Do­mi­nique Ba­ra­tel­li, an­cien gar­dien in­ter­na­tio­nal fran­çais Elie Baup, consul­tant BeIN Sports

ÉVI­DEM­MENT, l’in­so­lente réus­site d’An­toine Griez­mann, jeu­di face à l’Al­le­magne, a cris­tal­li­sé toutes les at­ten­tions, et c’est am­ple­ment jus­ti­fié. Mais si l’atta­quant tri­co­lore est le joueur qui flambe ac­tuel­le­ment chez les Bleus, ce­lui qui éteint les incendies s’ap­pelle Hu­go Llo­ris. Et il y a fort à pa­rier que si la France est cham­pionne d’Eu­rope, di­manche soir à Saint-De­nis, le ca­pi­taine tri­co­lore se­ra une nou­velle fois un élé­ment dé­ter­mi­nant de cette conquête. Car le gar­dien de Tot­ten­ham, qui réa­lise une com­pé­ti­tion de très haut ni­veau, est le Fran­çais le plus ré­gu­lier et l’un des meilleurs por­tiers du tour­noi si­non le meilleur.

« Pour moi, et je le dis sans par­ti pris, je le place comme gar­dien nu­mé­ro un, avance Bru­no Va­len­co­ny, qui l’a en­traî­né à Nice à ses dé­buts. Buf­fon a en­core été à son ni­veau, Neuer a été bon mal­gré sa pe­tite er­reur face à la France, mais Hu­go a por­té son équipe sur son dos, car dé­fen­si­ve­ment ce n’était pas tou­jours par­fait. C’est sur­tout dans sa tête qu’il m’im­pres­sionne. On a le sen­ti­ment que rien ne peut l’at­teindre. Même si l’équipe est fé­brile comme hier en première pé­riode, lui est au-des­sus. Et dans les jam- bes, il a tou­jours cette puis­sance pour sor­tir ses ar­rêts sur sa ligne. »

L’autre Ni­çois, et an­cien in­ter­na­tio­nal (21 sé­lec­tions), Do­mi­nique Ba­ra­tel­li, loue aus­si les qua­li­tés men­tales d’un Llo­ris « ja­mais dé­bor­dé psy­cho­lo­gi­que­ment ». Et l’ex­por­tier, pas­sé no­tam­ment par le PSG, re­lève la ca­pa­ci­té du gar­dien fran­çais à tou­jours faire bas­cu­ler les ren­contres du côté tri­co­lore. « Il a été im­pec­cable de­puis le dé­but de l’Eu­ro. Il y a bien sûr sa pa­rade contre la Rou­ma­nie (4e, face à Stan­cu), mais je re­vois aus­si le bal­lon qu’il sort contre l’Eire sur un centre-tir et alors que nous étions me­nés 0-1 et la sor­tie aé­rienne en première pé­riode face à l’Al­le­magne en dehors de ses 5,50 m. Ce sont des ar­rêts qui comptent énor­mé­ment, sou­ligne Ba­ra­tel­li. Buf­fon a été très bon contre l’Es­pagne no­tam­ment et dans la conti­nui­té de ce qu’il fait tou­jours. Mais Hu­go a été un peu plus sollicité et il a été par­fait. Je sou­haite qu’il soit le meilleur gar­dien du tour­noi, et cette fi­nale peut l’ame­ner au sommet. »

Elie Baup, l’an­cien en­traî­neur de l’OM et Saint-Etienne, au­jourd’hui consul­tant sur BeIN Sports, est éga­le­ment conquis. « En de­mi-fi­nale, Llo­ris a rem­por­té son match face à Neuer, le meilleur gar­dien du monde, donc ça si­tue son ni­veau dans ce tour­noi, constate Baup, le for­ma­teur de Fa­bien Bar­thez. De Gea, le gar­dien de l’Es­pagne, n’a pas tout réus­si, con­trai­re­ment à Buf­fon qui a été très bon. La place de meilleur gar­dien de l’Eu­ro se joue donc entre le por­tier ita­lien et Llo­ris, mais je mets quand même Hu­go devant. Et si la France gagne la fi­nale di­manche (de­main), il n’y au­ra plus de dé­bat. » Même le grand Yvan Cur­ko­vic, le gar­dien em­blé­ma­tique des Verts de 1976, place le Fran­çais en tête. « Je n’ai au­cun pro­blème pour le dire : Llo­ris est le gar­dien nu­mé­ro un de l’Eu­ro. Il a été dé­ci­sif contre l’Al­le­magne, et sur­tout c’est le plus ré­gu­lier de la com­pé­ti­tion, sou­ligne le Serbe. Je ne suis pas sur­pris par sa per­for­mance. En équipe de France, il n’a ja­mais com­mis d’er­reur grave. Et en An­gle­terre, il a su s’im­po­ser. C’est l’un de ceux qui ont por­té la France en fi­nale. »

Dé­ci­sif lorsque la dé­fense des Bleus n’est pas au ren­dez-vous

« C’est l’un de ceux qui ont por­té la France en fi­nale »

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