McEn­roe en fi­nale à Wim­ble­don !

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Londres (Royaume-Uni) De notre cor­res­pon­dante CAROLE BOU­CHARD

AN­DY MUR­RAY, No­vak Djo­ko­vic et Ro­ger Fe­de­rer ont lan­cé la mode des coachs de luxe en re­cru­tant Ivan Lendl, Bo­ris Be­cker et Ste­fan Ed­berg. De­puis, Iva­ni­se­vic, Bru­gue­ra ou Chang ont dé­bou­lé sur le cir­cuit. Et même John McEn­roe s’y est mis. Big Mac est en ef­fet à la pige au­près de Mi­los Rao­nic durant ce Wim­ble­don…

Pour­tant, John McEn­roe consul­tant sur ga­zon pour le Ca­na­dien, per­sonne ne l’a vu ve­nir. Parce que Rao­nic, 7e mon­dial, qui dé­fie­ra Mur­ray de­main en fi­nale, a dé­jà deux coachs, Piat­ti et Moya, parce que l’Amé­ri­cain est très oc­cu­pé avec son job de com­men­ta­teur à la té­lé­vi­sion.

« Je suis le di­rec­teur gé­né­ral de Mi­los Rao­nic Tennis, donc je fais les choix, af­firme… Rao­nic, qui veut un jeu plus of­fen­sif grâce à l’ex-no 1 mon­dial et triple vain­queur à Londres. En­ga­ger John était la pro­chaine étape pour faire la dif­fé­rence. Il sait quoi in­cor­po­rer dans mon jeu, comment en­core rac­cour­cir les points et je sens dé­jà que ça fonc­tionne. Il est hy­per po­si­tif, et ça, je ne m’y at­ten­dais pas. »

Fe­de­rer pas convain­cu…

Rao­nic ne peut en re­vanche pas comp­ter tout le temps sur lui : McEn­roe a ef­fec­tué la pré­pa­ra­tion mais son rôle de com­men­ta­teur pour la BBC a sa prio­ri­té pen­dant le tour­noi. Il ai­guille la tac­tique avant le match et dé­briefe après. Jus­qu’ici, ça fonc­tionne : le Ca­na­dien a écar­té le ma­gi­cien Fe­de­rer en de­mie (6-3, 6-7 [3-7], 4-6, 7-5, 6-3) en jouant tout pour l’at­taque. « Ce n’est pas réa­liste de pen­ser qu’en trois se­maines on va to­ta­le­ment chan­ger un joueur, confiait McEn­roe au Guar­dian. Mais, à ce ni­veau, si on fait 1 ou 2 % de dif­fé­rence, ça peut rap­por­ter gros. »

Pa­trick Mou­ra­to­glou, lui, se de­mande quel peut être l’im­pact d’un consul­tant à la se­maine : « McEn­roe, j’ai par­lé un peu avec lui et je pense qu’il prend un plai­sir de dingue. Mais c’est loin d’être simple. »

Ro­ger Fe­de­rer n’est pas convain­cu par le concept d’une pige aus­si brève : « Sur une de­mi-an­née, peu­têtre, mais sur quatre ou cinq se­maines… En même temps, c’est bien d’en­tendre leurs avis. Je l’ai vu avec Ste­fan Ed­berg, tout ce qu’il m’a dit était in­té­res­sant. Peut- être que c’est plus dans l’ins­pi­ra­tion, dans la tac­tique. »

Hier, pour­tant, pous­sé par ce coach de pres­tige, Rao­nic s’est sen­ti pous­ser des ailes. Le voi­là en fi­nale de Grand Che­lem pour la première fois. En­core un jo­li coup de Big Mac !

Pen­dant tout le tour­noi lon­do­nien, John McEn­roe est à la fois com­men­ta­teur à la té­lé bri­tan­nique et conseiller de Rao­nic.

Londres (Royaume-Uni), hier. Mi­los Rao­nic a dû ba­tailler cinq sets pour ve­nir à bout du Suisse Ro­ger Fe­de­rer et s’of­frir une première fi­nale en Grand Che­lem.

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