Kla­pisch tend la perche à Lavillenie

Aujourd'hui en France - - TÉLÉVISION ET MÉDIAS - CA­RINE DI­DIER

ILS ONT tous les deux la même pas­sion : la perche. Lo­gique donc que Cé­dric Kla­pisch et Renaud Lavillenie fi­nissent par se ren­con­trer et se ra­con­ter. Le réa­li­sa­teur de l’« Au­berge es­pa­gnole » a pas­sé deux ans à suivre l ’ ath­lète, du côté de Cler­montFer­rand (Puy-de-Dôme) où il s’en­traîne et jus­qu’au bout du monde. Au pre­mier jour de tour­nage de « Jus­qu’au bout du haut », dif­fu­sé ce soir sur France 3 (à 22 h 15), Kla­pisch a fil­mé un mo­ment his­to­rique en Ukraine : le saut à 6,16 m qui a per­mis au cham­pion de battre le re­cord du monde du lé­gen­daire Ser­gueï Bub­ka, en 2014. « Renaud a des qua­li­tés hors du com­mun : sa puis­sance de course et sa ca­pa­ci­té à cu­mu­ler les sauts. Il a l’en­du­rance, le phy­sique », ex­plique Cé­dric Kla­pisch.

Loin d’un por­trait in­time ou d’une en­quête jour­na­lis­tique, le réa­li­sa­teur vou­lait nous faire dé­cou­vrir l’ath­lète et le saut à la perche, qu’il a pra­ti­qué. « Ce sport a mar­qué toute mon ado­les­cence, et Renaud sait que je sais ce qu’il fait. Il y a une com­pli­ci­té entre nous, pour s ui t - i l . J ’ a i t e r mi­né deuxième au Cham­pion­nat de Pa­ris. Pour pas­ser à l’étape su­pé­rieure, il fal­lait s’en­traî­ner tous les jours, mais j’ai choi­si une autre vie. On ne peut pas être un grand cham­pion sans être ob­nu­bi­lé par sa dis­ci­pline. En wee­kend, Renaud saute en­core chez lui, où il a un sau­toir dans son jar­din. »

Sa mo­ti­va­tion ? « Ils sont tous spor­tifs dans sa fa­mille. Il a vou­lu échap­per à son mi­lieu so­cial et sans doute battre son père. Je n’ai pas vou­lu ren­trer dans da­van­tage d’ex­pli­ca­tions, car il n’y en a pas for­cé­ment. Mais Renaud se livre sur ses sen­sa­tions quand il saute, sur les étapes de sa course. Ce film parle aus­si du corps. »

Le sé­rieux est de ri­gueur, Cé­dric Kla­pisch l’a com­pris en ob­ser­vant le spor­tif dont il ne ra­te­ra au­cun saut lors des pro­chains Jeux olym­piques. « Mais ces cham­pions sont de grands ados. Ils ont une dis­ci­pline presque mi­li­taire. Ce­pen­dant, pour ar­ri­ver à ce ni­veau, il faut aus­si avoir un grain de folie ! »

Renaud Lavillenie (à g.) et Cé­dric Kla­pisch.

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