Vingt-quatre heures dans la vie des Bleus

Aujourd'hui en France - - LA UNE - RONAN FOLGOAS (AVEC B.M. ET J.L.)

C’EST LE PRE­MIER JOUR du reste de leur vie. Et sans doute le plus im­por­tant de leur car­rière. Pour­tant, les Bleus vont ten­ter au­jourd’hui de tout faire comme s’il s’agis­sait d’une simple jour­née de match. « C’est un mo­ment ex­cep­tion­nel, pri­vi­lé­gié, une chance unique parce qu’il y a un titre au bout, re­con­naît Di­dier Des­champs. Il faut y pen­ser… sans trop y pen­ser. » Un peu par su­per­sti­tion, le staff fran­çais a te­nu à pas­ser la der­nière nuit avant la fi­nale, non pas dans un hô­tel du quar­tier de La Dé­fense comme pro­po­sé par les or­ga­ni- sa­teurs de l’Eu­ro mais à l’hô­tel Pull­man de Ber­cy. Là où ils ont vé­cu la nuit et la jour­née pré­cé­dant le match d’ou­ver­ture contre la Rou­ma­nie et le quart de fi­nale contre l’Is­lande. Le rè­gle­ment im­pose en ef­fet aux sé­lec­tions, y com­pris celle du pays hôte, de sé­jour­ner la veille de match dans un rayon de 60 km au­tour du stade.

Troi­sième nuit de suite dans un lit dif­fé­rent

Après un en­traî­ne­ment très lé­ger hier en fin d’après-mi­di sous le so­leil de Clai­re­fon­taine, les Bleus ont donc re­pris la route. Di­rec­tion la porte de Ber­cy. Ar­ri­vés sur place une heure plus tard, les joueurs ont d’abord dé­cou­vert le plan­ning de la soi­rée et de la jour­née de di­manche pré­pa­ré par Guy Sté­phan, l’ad­joint de Di­dier Des­champs. Après le dî­ner, à 20 h 30, les vingt-trois ont re­ga­gné leurs chambres si­tuées dans une aile pri­va­ti­sée de l’éta­blis­se­ment. C’était leur der­nière nuit en­semble, presque deux mois après le dé­but de l’aven­ture, mi-mai à Biar­ritz (Py­ré­nées-At­lan­tiques). C’était aus­si la troi­sième nuit de suite dans un lit dif­fé­rent après Mar­seille et Clai­re­fon­taine. Pas vrai­ment idéal pour la ré­cu­pé­ra­tion.

Ce ma­tin, après le pe­tit dé­jeu­ner pro­po­sé jus­qu’à 9 h 30, les Bleus sui­vront une séance de ré­veil mus­cu­laire à l’hô­tel. Après le dé­jeu­ner, sui­vront les heures d’at­tente. Cer­tains ten­te­ront de faire la sieste, peu y ar­ri­ve­ront. Puis vien­dra le mo­ment de la col­la­tion, sui­vie de la cau­se­rie du sé­lec­tion­neur avec l’an­nonce des onze ti­tu­laires, et en­fin l’heure du grand départ. L’ar­ri­vée au Stade de France est pro­gram­mée à 19 h 15.

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