Il est la fier­té du Blanc-Mes­nil

Aujourd'hui en France - - LA UNE - G.T.

Il est loin le temps où le pe­tit Ra­phaël ac­com­pa­gnait le di­manche ma­tin son père Ade­li­no au stade Paul-Eluard du Blanc-Mes­nil (Seine-Saint-De­nis). Quand son pa­pa por­tu­gais jouait li­bé­ro avec les vé­té­rans du club de foot lo­cal, lui se lan­çait dans d’in­ter­mi­nables sé­ries de jongles. A 8 ans, Ra­phaël Guer­rei­ro a donc lo­gi­que­ment si­gné sa première li­cence dans sa ville na­tale, au Blanc-Mes­nil Sport Foot­ball. « Je me sou­viens que sa mère Clau­dine ve­nait le cher­cher après les en­traî­ne­ments dans une vieille 104 de cou­leur crème en lui ap­por­tant son goû­ter, in­dique Phi­lippe Le­maître, son an­cien en­traî­neur en 13 ans. A l’époque, le jeune Ra­phaël évo­luait mi­lieu of­fen­sif et avait dé­jà de grosses qua­li­tés tech­niques, une main à la place du pied gauche ! Mais je le sor­tais par­fois en match pour le pro­té­ger car il était pe­tit, me­su­rait 10 cm de moins que les autres de son âge, et pou­vait vite ir­ri­ter des ga­ba­rits par son ai­sance. » Le ga­min du quar­tier De­cour, où ré­sident tou­jours ses pa­rents et l’un de ses deux frères aî­nés, Cel­so, em­ployé au ser­vice mu­ni­ci­pal des es­paces verts, « était très à l’écoute », se­lon Stéphane Mor­bel­lo, qui l’a aus­si pris sous son aile. Les deux édu­ca­teurs ont gar­dé une re­la­tion étroite avec Raph avec le­quel ils échangent par SMS lors de cet Eu­ro. « Il m’im­pres­sionne par sa ges­tion des émo­tions, lâche Le­maître. Dire qu’il nous di­sait, avant sa première sé­lec­tion, jouer sur sa console avec Ro­nal­do dans son équipe. Main­te­nant, il évo­lue à ses cô­tés. »

Ra­phaël Guer­rei­ro a été for­mé au Blanc-Mes­nil, sa ville na­tale.

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