De­vine qui vient à ton mee­ting ce mi­di ?

Aujourd'hui en France - - ACTUALITÉ - Le Pon­tet (Vau­cluse) De notre en­voyé spé­cial OLI­VIER BEAUMONT

« ALLÔ, MA­RION ? C’EST LOUIS. J’ai pré­vu une pe­tite sur­prise, je ne vais pas ve­nir tout seul », an­nonce hier ma­tin par té­lé­phone Louis Aliot, vice-pré­sident du Front na­tio­nal, à Ma­rion Ma­ré­chal-Le Pen. La sur­prise ? La vi­site im­pré­vue de Ma­rine Le Pen au ras­sem­ble­ment BBR (Bleu, blanc, rouge) de sa nièce. A l’hip­po­drome du Pon­tet (Vau­cluse), ville conquise par le FN en 2014, la pe­ti­te­fille de Jean-Ma­rie Le Pen avait pré­vu une dé­mons­tra­tion de force : un mil­lier de sup­por­teurs at­ten­dus toute la jour­née dans un cadre cham­pêtre et fes­tif, avec or­chestre, camp mé­dié­val, vente de pro­duits lo­caux et de nom­breux pro­duits dé­ri­vés à sa gloire.

Mais elle s’est vite re­trou­vée éclip­sée par l’ar­ri­vée de sa tante, qui a dé­bou­lé à la mi-jour­née à bord d’un gros 4 x 4. Au vo­lant, son compa- gnon Louis Aliot : « J’étais en wee­kend à cô­té de Per­pi­gnan ( NDLR : elle a une mai­son à Millas) et j’ai été em­bar­quée dans la voi­ture par mon jules ! » ex­plique tout sou­rire la can­di­date à l’Ely­sée en ar­ri­vant au son des « Ma­rine pré­si­dente ! »

Le contexte est sen­sible, après les pro­pos de la pré­si­dente du FN dans « Va­leurs ac­tuelles », où elle dé­crit une Ma­rion Ma­ré­chal-Le Pen « un peu ri­gide et qui doit dé­ve­lop­per son sens du col­lec­tif ». Un rap­pel à l’ordre ré­ité­ré hier par Louis Aliot à la tri­bune : « L’es­sen­tiel, c’est un chef : Ma­rine Le Pen ! En­suite, des lieu­te­nants qui n’ont pas le droit de se re­gar­der le nom­bril mais qui doivent dé­fendre droit leur pays. » A moins d’un an de la pré­si­den­tielle, pas ques­tion de lais­ser la moindre place aux di­vi­sions in­ternes.

Alors hier, la dé­pu­tée du Vau­cluse a tout fait pour gom­mer cette « po­lé­mique sté­rile », s’agace-t-elle, pré­fé- rant la carte pos­tale de la fa­mille ras­sem­blée au son des cri­quets. « J’en­tends les mau­vaises langues dire qu’il y au­rait des dif­fé­rences ir­ré­con­ci­liables entre un Front na­tio­nal du Nord-Pas-de-Ca­lais et la Pa­ca. Entre un Front na­tio­nal his­to­rique et un Front na­tio­nal mo­derne. Mais rien ne nous dé­tour­ne­ra de notre ob­jec­tif, la vic­toire de Ma­rine Le Pen. Mon état d’es­prit, c’est : Vi­ve­ment 2017 ! », en­fonce-t-elle, re­pre­nant le slo­gan af­fi­ché dans l’hip­po­drome.

Quelques ins­tants plus tard, dans son dis­cours, elle re­mer­cie « in­fi­ni­ment Ma­rine pour cette ma­gni­fique sur­prise », avant de mar­te­ler ses thèmes de pré­di­lec­tion : les ques­tions iden­ti­taires, l’im­mi­gra­tion, la sé­cu­ri­té, la re­li­gion… très ap­plau­die par sa tante res­tée dans les tri­bunes. « Toute cette his­toire, c’est quand même le syn­drome Blanche-Neige : Mi­roir, dis­moi qui est la plus belle », conclut un proche de Ma­rion Ma­ré­chal-Le Pen.

Bar­rer la route aux di­vi­sions in­ternes

@oli­vier­beau­mont

Le Pon­tet (Vau­cluse), hier. Ma­rine Le Pen et sa nièce, Ma­rion Ma­ré­chal-Le Pen, ont af­fi­ché l’image d’une fa­mille ras­sem­blée lors de la fête Bleu, blanc, rouge.

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