Je com­prends les re­grets mais...

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Avant même la fi­nale, Di­dier avait dé­jà ga­gné. Je com­prends les re­grets sus­ci­tés par cette dé­faite en fi­nale. Ils sont im­menses. Mais Di­dier n’a sur­tout pas tout per­du. C’est un pro­fes­sion­nel re­con­nu pour sa connais­sance du mi­lieu, des gens, des joueurs et des ad­ver­saires. L’af­faire de la sex-tape ou la bles­sure de Va­rane : à chaque fois, il a su prendre les bonnes op­tions. Pour Ben­ze­ma, il au­rait pu at­tendre, jouer la montre. Avec Noël Le Graët, ils dé­cident pour­tant, dès avril, de l’écar­ter. Et c’est ré­glé. Il en­lève un pro­blème sus­cep­tible de pol­luer le groupe. Et, comme par en­chan­te­ment, les autres at­ta­quants — Griez­mann, Gi­roud ou Payet —, au lieu de conti­nuer à se de­man­der s’ils au­ront du temps de jeu, se li­bèrent. Ils de­viennent d’autres joueurs, d’autres hommes. En­core une fois, ce n’est pas de la chance. Pa­reil avec Va­rane. On peut pa­tien­ter, voir son évo­lu­tion. Mais DD tranche. Rentre chez toi, au re­voir mon­sieur. Pour­tant, c’était la pièce maî­tresse de la dé­fense. C’est du an­cien sé­lec­tionne ur des Bleus bol, ça ? Non, de la ges­tion. Du nez. Di­dier a su se nour­rir des ex­pé­riences des an­ciens sé­lec­tion­neurs, comme moi en 2008 avec Viei­ra. Les joueurs bles­sés sont des sources de tra­cas. Je fais un autre pa­ral­lèle. De 2004 à 2006, j’ai eu une chance ex­tra­or­di­naire. Tout ce que je sen­tais, je sa­vais que c’était juste. Les gens pou­vaient cri­ti­quer, al­lu­mer… Quand j’im­pose Ma­lou­da à la place de Pires ou de Giu­ly, je me suis fait mas­sa­crer. Mais j’étais d’une cer­ti­tude ab­so­lue. Ce sont des ins­tants rares pour un sé­lec­tion­neur, qu’il faut pou­voir gar­der, en­tre­te­nir… Et Di­dier a su faire. Cha­peau bas.

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